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Keiji Haino with Boris › Black: Implication Flooding

cd | 9 titres | 72:43 min

  • 1 A Rise, a Moment Before Something Unexpected Is on the Verge of Starting [15:24]
  • 2 Not Knowing If It Will Be Agony or Comfort for Us [01:28]
  • 3 Wonder What Colour Would Be Suitable for the Dwelling [01:50]
  • 4 The Decision of a Dream Which Will Never Be Completely Red [02:12]
  • 5 It Should Be Watched, Not to Fail to Notice These Flashes of an Accusation From Inside [09:58]
  • 6 Offer It All Up, Our Madness That Will Be Crushed on This Land That Has Come to Be Called Chaos Unzipped [11:43]
  • 7 From the Distance, With Their Own Gentle Eyes Always Fixed on Us, They Are Affectionately Gazing at the Black: Implication Flooding [06:28]
  • 8 Don’t Be Cheated by the Oozing Silt From Both of the Accuser and the Accused Which Is Always There, Saying “Something Have to Be Done” [11:07]
  • 9 The Person Who, What Is S/he Like, the One Who Has Been Determined and Prepared [12:33]

extraits vidéo

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enregistrement

Produit par Keiji Haino & Boris. Enregistré à Koenji, 31 Août 1997.

line up

Keiji Haino (voix, ampli Marshall electronic struthibox (1, 6), guitare (7, 8, 9), wavedrum (5), hautbois ethnique (6)), Wata (guitare, écho, E-Bow, Orange, Matamp), Ohtani (basse, chant, Ampeg), Atsuo (batterie, chant)

chronique

Styles
drone
noise
noise rock
Styles personnels
doom-drone-noise dans le désordre

On a souvent comparé Keiji Haino a un spectre. Un fantôme hurleur. Y a de ça. Il pourrait aussi bien être un alien. D'autant que les drones elliptiques évoluant autour des élucubrations insensés de la putafrange la plus végétarienne de la japanoise, produits par le triangle infernal Boris alors à ses débuts discographiques (Takeshi se fait encore appeler Ohtani, c'est dire), évoquent franchement l'atterrissage d'une soucoupe volante. Basses fréquences, bienvenue. Chers voisins, c'est Samedi, je fais mieux de des travaux, je ressors cette collab qui sent bon le drone-doom-noisy sur lequel s'époumone un Haino aussi flippant qu'un diablotin dans un cauchemar de Miyazaki. Vous inquiétez pas pour les murs qui tremblent, c'est NORMAL. Je n'irais pas jusqu'à dire que tout est sous contrôle, parce que Haine est parfaitement ingérable. Mais la stoïque Wata ne se laisse pas démonter pour autant. Son crédo : zen et amplis qui entrent en résonance. Si vous passez ces quinze glorieuses premières minutes de soubresauts décollant la plèvre, alors c'est gagné, vous aurez votre ticket pour le septième ciel du chaos. Enregistré en live, sans overdub ni manipulation, juste un peu découpé dans la gras, histoire de tailler de gros morceaux de fuzz retravaillés par la frappe mastoc d'Atsuo et la basse subsonique de Takeshi, les deux bon gars faisant aussi office de choeur frapadingo pour le roi des esprits frappeurs. Les miniatures, c'est bien joli, mais c'est sur la longueur et l'épaisseur que ça prend vraiment forme. Assez pour provoquer divers saignements de l'oreille interne. C'est comme si un tournoi de sumo avait lieu dans les soubassements de l'Enfer, les traditionnels taikos ayant cédé leur honorable place à un écoulement de lave sonore cradingue au rythme irrégulier d'un groupe de punks sidérés. Cherchez pas trop les mélodies non plus sous les effroyables textures, mon Dieu, qu'est ce donc qui se glisse tel un serpent de ferraille sur la piste cinq ? Trve Japanese Black Noise. Haino rugit, mugit et ça ressemble à une bande magnétique en accéléré, ça tranche dans le vif des fréquences. Ah moins que ça soit juste une fraise immense sur la dent cariée du Bouddha. Y a le bidet intersidéral qui se dévide, la force de Coriolis qui refait les tapisseries de mon intestin grêle. Y a un peu plus, je laisse ? Sort ton flutiau du Diable, Keiji, ton hautbois en sonnerie de rappel des esprits qui bourdonnent, c'est le tombeau des lucioles mortes-vivantes. Bientôt une prière ou deux susurrée à bout de souffle. Plus ça avance, et même une fois que Haino ressort sa guitare, lui le maître queue du noiZrock, plus ça sent la mystique, riffs lacérés contre le mur du temple, percus en bordel et toujours cette basse mesurée sur l'échelle de Richter, aussi imprévisible qu'autant de répliques après la première bourrade. Ca mijote, ça marmite, ça glougloute en cacophonie métallique. Le plus grave serait qu'on y habitue. Voire qu'on y prenne du plaisir. On y prend pas du plaisir quand même ? Ben…. Si. Le ramonage, la purge. C'est quand même bon de tout se sortir parfois. On se sent lavé ensuite. C'est comme un bon vieux morceau punk. Mais dans le désordre des notes, toutes jetées d'un coup dans le brouet et passées au mixeur, compulsivement, sans pouvoir s'arrêter, parce que c'est trop bon ce cyclone primal, c'est se lâcher enfin la conscience et ses encombrements. Et le silence qui en découlera sera encore riche d'acouphènes prometteurs.

note       Publiée le samedi 24 octobre 2015

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(N°6) › dimanche 25 octobre 2015 - 18:17  message privé !
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C'est vrai que les titres à rallonge, on dirait une parodie de pochette post-rock. Mais en vrai c'est du post-nawak. Allez, vous me virez les edits inutiles 2, 3, 4 et vous arrêtez à la piste 8 (ou vous la remplacez par la 9, c'est franchement kif-kif bourricot), et je remonte ma note à 4 bouboules.

Note donnée au disque :       
nicola › dimanche 25 octobre 2015 - 14:29  message privé !

C’est du post-rock ou du post-black ?

taliesin › dimanche 25 octobre 2015 - 10:11  message privé !

Il est vrai que de mon côté également cette collab' ne m'a pas laissé un souvenir impérissable... Dommage, venant de ces deux pointures !

Note donnée au disque :       
(N°6) › samedi 24 octobre 2015 - 18:36  message privé !
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En même temps, soyons honnête, ça durerait la moitié de ce que ça dure, je l'aurais peut-être écouté plus de trois fois en entier depuis l'achat il y a quelques années maintenant, donc je peux pas lui mettre quatre bouboules… (les notes, pfff)

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