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Divine Matrix › Cloud Surfing (Soundscapes Volume 1)

  • 2015 • AD Music AD149CDr • 1 Téléchargement Web

cd • 8 titres • 66:44 min

  • 1Cirrus at Siargao 9:48
  • 2Cloud Surfing 8:48
  • 3Contrails 9:13
  • 4Mammatus
  • 5Ne Swell
  • 6Nimbostratus
  • 7Ominous Sky
  • 8Riding a Mackerell Sky

line up

Steve Barnes (Synthés, claviers, piano, logiciels de synthétiseurs, séquenceurs et FX)

remarques

On peut avoir des informations supplémentaires sur cet album, de même qu'entendre des extraits, en visitant le lien suivant: https://www.admusicshop.com/product/cloudsurfing/

chronique

Divine Matrix est un petit joyau encore méconnu dans l'univers de la MÉ de style ambiant. Pourtant, la musique de Steve Barnes atteint des pointes d'émotivité apaisante depuis son tout premier album Invisible Landscapes où Divine Matrix bardait ses structures méditatives de fines harmonies New Age. Les deux albums suivants démontraient une belle maîtrise des rythmes planants de la New Berlin School, toujours parfumée de brume ésotérique. Steve Barnes pousse sa réflexion sur la musique ambiante encore plus loin avec “Cloud Surfing (Soundscapes Volume 1)”. Tant que j'ai eu comme une vague impression de retourner dans les années 70, même la pochette emprunte cette voie, là où le New Age resplendissait avec un immense bassin de prêtres soniques qui exploitaient les bienfaits, les mystères et les richesses de l'ésotérisme. Chaque titre ici est forgé dans l'intensité des mouvements de masse de lignes de synthé aux couleurs du psychédélisme. Les mouvements sont lents, parfois ténébreux et assez souvent radieux. Oui! Un peu comme à la vieille époque.
"Cirrus at Siargao" attaque nos oreilles avec une telle intensité que l'on croirait que les astres d'Orion se fractionnent en mille miettes. Des brises rauques, et leurs échos rayonnants, des bourdonnements sourds et des minces filets soniques aux tranchants azurés détachent leurs ombres qui flottent comme des larmes de déesses apeurés dans un firmament qui laisse peu de place aux arpèges solitaires qui chantent avec la peur de se faire ensevelir. L'image sonique est égal à une grosse note de synthé propulsé à toute vitesse dans les cieux et dont l'impact crée de lentes éclaboussures soniques qui répandent leurs brumes comme les fumées des feux d'artifices étendent leurs mirages. Le mouvement est très ambiant et aussi très cosmique avec des larves de synthé qui s'agglutinent comme celles d'un volcan qui implose. Intense et lent, "Cirrus at Siargao" trouve écho jusqu'aux frontières de la pièce-titre et bien au-delà, je pense notamment à "Nimbostratus",avec toujours d'intenses mouvements de masse d'air poudrées de bruine cristalline et de lourdes croisières des nuages qui fractionnent le bleu azur du ciel ou le noir ébène du cosmos. Un peu comme l'innocence du bien, "Cloud Surfing" étend une charmante mélodie cosmique dont les poussières d'arpèges qui roulent sur les intenses nappes de basse et les enveloppantes orchestrations exultent une approche très ésotérique. Tout est Éden ici. J'ai comme l'impression de côtoyer l'univers de Steven Halpern avec ces arpèges lumineux et leurs harmonies aussi fragiles que les gazouillis d'oiseaux miniatures, que l'on trouvera aussi dans "Ominous Sky" (pas de farces, les oiseaux se mettent à chanter chez nous) qui se dorent sous les caresses des voix de nymphes astrales! Tout est très New Age ici et aussi très enveloppant. Il y a de bons moments sombres et caverneux. Comme dans "Mammatus" avec ses ondes réverbérantes qui multiplient leurs échos dans les larmoiements des lignes en suspension. Ça fait très Michael Stearns, à cause de l'approche cosmique, alors que les espaces de cavernes à ciel ouvert de "Ne Swell" et ses larmes murales qui suintent me fait penser à du Steve Roach, période Western Spaces. C'est un bon titre. "Riding a Mackerell Sky" conclut cette incursion dans les paysages soniques ésotériques de Divine Matrix avec un titre très zen où les vapeurs de synthé crachent les couleurs du zénith dans une structure qui semble chercher sa place dans des territoires interdits. C'est aussi très intense avec de belles petites phases d'envoutement spirituels qui se terrent derrière chaque effet. Relaxant, zen, spirituel ou ésotérique avec une belle dose d'ambiances tant cosmiques que terrestres; c'est la mosaïque ambiante de “Cloud Surfing (Soundscapes Volume 1)”. Un rendez-vous en musique pour ceux qui cherche avant tout une musique méditative et d'introspection.

note       Publiée le mardi 6 octobre 2015

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