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Sete Star Sept › Best Hit Collection 2004-2009

k7 • 30 titres • 52:38 min

  • Face A
  • Split Naplam Death Is Dead/Sete Star Sept (cassette - 2006)
  • 1Black Pierrot Smile1:22
  • 2Day After Tomorrow0:11
  • 3Blood Paint Limjin0:55
  • 4Don’t Escape!!!1:18
  • 5Angel Of Death?0:16
  • 6Speak Japanese Or Die!!0:59
  • 4way Split Series #2 (cassette avec Dxlxe/Gallhammer/Fugüe – 2005)
  • 7Unknown? Nothingness ?16:16
  • 8Sorrow4:18
  • Japanese Real Underground Statement (compilation avec Exactly Violent Style/Cunts/Hell Missionells - 2006)
  • 9Endless4:06
  • Face B
  • Yaminabe Holocaust (split CD avec Watch Me Burn/Dot(.) – 2005)
  • 10High And Mighty Murder4:07
  • 4Way Split Series #4 (avec Convict/Bolt Stein/Gevotais Borken – 2006)
  • 11Drum Sorrow0:51
  • 12Killer (Live)1:55
  • 偏見喰らい (split CD avec Chuugakusei Kanoke – 2005)
  • 13Disposal Of The Dead1:12
  • 14Born In Captivity0:46
  • 15Morbid Garden1:00
  • 16Dictator Remain1:12
  • 17Unmeaning My Self0:55
  • 18Tamed Daily Life0:48
  • 19The End1:17
  • End Of An Era – Breathing And Dying In This Place (compilation avec Lowfat/Menso Noise/240 Noise Volts/Bombarde – 2008)
  • 20Psychederic Noise Of Education7:48
  • 21I Was Bone0:54
  • 22Down Fall0:49
  • 23Xxx0:54
  • 24Peanut Kiss0:28
  • 25Standing Sex0:22
  • 26Cocoa Crasshar0:35
  • 27Hamo0:06
  • 28Geo0:07
  • 29Vod0:08
  • Morbid Garden (Mini CD 4 titres – 2009)
  • 30Pearl3:43

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remarques

La réédition CD de 2014 est une coproduction des huit labels - à priori tous malaisiens - mentionné à la rubrique "éditions" pour cette année/version ci.

chronique

"C’est sans danger"… Comme le personnage joué par Dustin Hoffman dans ce film là – Marathon Man, de John Schlesinger (1976), pour ceux qui se poseraient la question – j’ai eu l’impression, avec Sete Star Sept, d’avoir mis les pieds, presque accidentellement, en tout cas par une incidente dont je n’avais pas vu venir tout ce qui allait frénétiquement s’ensuivre, dans un drôle de sac de nœuds. Une discographie, nommément – et proprement inextricable. Fouillis à quoi on ne peut de toute façon pas comprendre grand-chose mais où pour autant, rien ne nous sera épargné sur quelque présomption d’innocence. "C’est… Sans danger". Bien sûr, les membres de Sete Star Sept – ils sont deux de plus, au moins, sur certaines de ces pistes, que les deux actuellement connus, Kae Takahashi et Kiyasu ; on entend des guitares, parfois, en plus de la basse et de la batterie – contrairement à Laurence Olivier dans cette fameuse scène du film, ne revêtent pas le costume gris, les lunettes rectangulaires et l’accent nazi (l’accent allemand pris après-guerre avec l’âge adéquat pour être ancien-du-Reich, et avec la froideur qui y fait croire, pour préciser) pour nous vriller l’émail et les nerfs à coup de roulettes sadiques de dentiste. Mais diantre… Qu’ont-ils donc contre le sommeil paisible ! La tranquillité d’esprit ? La musique… "Normale" ?! La musique tout-court, me dites vous ? Ah… Mais c’est peut-être aussi qu’ils ont bien raison – ou seulement leurs raisons mais parfois c’est égal – de vouloir fissurer, fracasser, interroger la notion, les repères – normalité, musique, boucan, chaos, dégueulis, création, expression. "C’est sans… Danger". Mais savez-vous que la caféine, prise en doses excessives, répétées, exerce – c’est ce que j’ai lu, tasse à la main – une action légèrement psychotrope ? (On m’a dit aussi qu’une noix de muscade ingérée toute entière – enfin, râpée ou pas mais en tout cas en cette quantité-ci – provoquait à coup sûr délires et hallucinations… Bon, et convulsion, aussi, diarrhées, brûlures). "C’est… Sans… Danger". Et c’est vrai, après tout, que ce genre d’objet – compilation qui recense les faces et index gravés par le groupe, cinq, six ans durant, sur divers split (single, albums… formats divers) et autres compilations… Sans avoir à fouiller les réseaux, à vous procurer tous ces trucs, à vous plonger dans les discographies de six-cent-douze autres groupes, tout aussi pléthoriques et informes. Enfin… C’est vous qui voyez, ça… Il est vrai qu’on finit par y prendre goût, à aimer ça, ces plaisirs décadrés, qui arrachent un peu la peau et attaquent bien en quelque mesure l’encéphale mais nous collent à force – goût acquis, comme on dit ? – un sourire durable et béat à chaque découverte, à chaque retour, répétition. "C’est… Sans… DANGER"… Et il faut avouer, à laisser tourner cet objet là en particulier, que ces Maniaques, au vrai, n’ont pas qu’un seul tour, une seule vitesse. On entend même que ça évolue – façon de parler ? – d’une sortie sur l’autre. Qu’ils se font fort, en tout cas, de ne pas caler. Que ça cherche – pour détruire immédiatement ce que ça trouve, certes, quand ça trouve. Hasard de la chronologie : les enchaînements ne jouent même pas toujours le prévisible coup du contraste évident, trop facile. D’une surprenante improvisation erratique, d’abord free-jazz, puis qui tourne – encore plus étonnant ? – à la jam métal-de-l’espace déphasé, doom-rock ahuri (Unknown ? Nothingness ?), on ne débouche pas forcément sur un crachat grindcore de six secondes. C’est plein d’entre-ces-deux-là et d’ailleurs. Rien n’y est en option : tout est donné plein, avec grains et défauts, idées et traces de ce qui, entendu chez d’autres, donnerait l’impression que ce sont des faux départs. "C’EST… Sans… DANGER !". Et bon dieu, qu’est-ce qui me prend… Je viens de reconnaître un morceau, entendu dans une autre version sur un autre de leurs disques ! (Même plusieurs… Morbid Garden… Présent en effet au mois sur l’EP qui porte ce même titre, et sur l’album Revision of Noise... Et sur un split avec un groupe nommé Chuugakusei Kanoke, si j'en crois la liste ci-avant reportée, en haut de ma chronique). Est-ce que je m’habituerais ? Et qu’est-ce que ça va devenir ? Mais qu’est-ce-que ça peut bien m’ouvrir, comme perspectives et joies et motifs à creuser, à me demander, de ne plus m’égarer complètement dans leurs interminables contrées déchirées, cisaillés, soudain percées de pics ? Nous verrons… Il en reste. "C’EST SANS DANGER !". Ça suffit, pour cette fois. Et cinquante deux minutes et plus, on se disait au départ que ça semblait plutôt, en effet, une distance de fond, à parcourir au gré de ce qui prend à chaque fois, encore, à ces sortes de dingues. Mais curieusement… Celles-là viennent de filer et on n’en sort pas sourd, ni vraiment saturé, débordé, fini… Je parcours la liste des titres – CD, vinyles, cassettes… - par moi pas encore connus. Tiens… je vois qu’un autre volume – recueil, compilation, morceau d’anthologie – pousse l’accumulation jusqu’à presque cent morceaux. Et après tout, ici, il n’y en a eu que trente.

note       Publiée le dimanche 4 octobre 2015

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