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Wim › Enchanted Journey

cd | 10 titres | 53:06 min

  • 1 Butterfly Tales [ 4:39]
  • 2 A King is Born [ 6:35]
  • 3 A New Dawn in Milburg [ 4:56]
  • 4 City Wanderer [ 4:12]
  • 5 Enchanted Journey [ 7:35]
  • 6 Moonlight Serenade [ 5:43]
  • 7 Open the Gates [ 4:50]
  • 8 The Eagles are Coming [ 3:52]
  • 9 Tonal Siege [ 4:49]
  • 10 Diamond in my Soul [ 5:54]

line up

Ketil Lien (Claviers, synthés, percussions électroniques et effets)

remarques

On peut avoir des informations supplémentaires sur cet album, de même qu'entendre des extraits, en visitant le lien suivant: https://www.admusicshop.com/product/enchanted-journey/

chronique

Styles
musique électronique
Styles personnels
idm, synth-pop et Électronica

Force est d'admettre qu'il se passe de bien belles choses du côté du label Anglais AD Music. La maison de production de David Wright sort de belles vieilleries avec une sonorité revampée et continue de promouvoir une musique nettement plus esthétique où le New Age flirte constamment avec l'Électronica, si ce n'est pas avec ce é-rock tel que défriché par Froese et fils à l'orée des années 90. Comme ce dernier opus de Wim; “Enchanted Journey”. Comme à l'usuel, nous sommes loin ici des longs corridors d'errances psyché-délicieux de la Berlin School ou ses de ses dérivés. Nous sommes plutôt dans un créneau qui attirera plutôt ceux qui, comme moi, aiment se tremper une fois de temps en temps dans une ambiance électronique où les rythmes et les mélodies arriment leur destinée dans de somptueuses orchestrations aux parfums du Moyen-Orient avec une Électronica un peu mielleuse qui éparpille ses structures de rythmes diversifiées dans les parfums des romances cinématographiques. Entre Tangerine Dream des années Miramar et Enigma, en passant par Kitaro et Mike Oldfield, “Enchanted Journey” dévoile ses nombreux charmes dans une mosaïque sonique qui tient constamment l'auditeur sur le qui-vive. Les premiers accords bousculent mes oreilles avec un mélange de tonalités de Tangerine Dream des années 94-95 et d'harmonies creuseuses de tympans à la Mike Oldfield, période The Songs of Distant Earth. Le rythme de "Butterfly Tales" est lourd mais en même temps lent. Il tressaille sur un beau maillage de basses pulsations, de séquences et de percussions égarées avec des essences tribales. On dirait une forme d'Électronica trappée dans une lente spirale qui étouffe dans des orchestrations lentes embrumées par de puissantes fragrances du Moyen-Orient et des chants d'une nymphe imaginaire dont les charmes sont sculptées dans l'artificiel. Les orchestrations sont babylonesques. Le rythme se dégage de ces emprises séraphiques au même moment qu'une cornemuse étend des chants de conquérants. Quand je vous parlais d'Oldfield! Bref, c'est tout un arsenal sonique que Ketil Lien, l'homme derrière Wim, déploie pour son 3ième album. Ce qui charmera les uns dans cet album, agacera peut-être d'autres; le manque d'homogénéité du à une très grande diversité, tant dans les rythmes que les ambiances. De pièce en pièce, Wim démontre l'étendue de sa maitrise des genres en fouillant dans les vastes greniers de la MÉ. Ainsi, "A King is Born" est un long moment d'ambiances sombres où les pulsations et les orchestrations qui chantent à la dérive nous amène aux portes du cosmos. "A New Dawn in Milburg" adoptera une approche un peu New Age cosmique à la Kitaro avec une structure souple qui ondule paresseusement sous de belles strates orchestrales et sous les chants scintillants des étoiles. Plus on avance et plus le titre coule dans une ambiance Chill avec un rythme lent et lascif orné de séduisantes percussions qui peu à peu amenuise ses effets dans un tintamarre industriel. "City Wanderer" éclate avec une structure très animée qui est teintée d'un romantisme très New Age. Le rythme est vivant, très entraînant, et les orchestrations sont à faire rêver. On nage en plein musique de danse à la ERA ou Enigma ici. La pièce-titre est la plus savoureuse. Le rythme pulsatoire prend des tournures tout à fait inattendue, même si les subtiles orientations reviennent toujours au point de départ. Et les séquences qui voltigent tout autour, de même que les pulsations qui le font résonner, enclenchent un beau mouvement de la Berlin School avec des filaments stroboscopiques qui s'enroulent tout autour des harmonies des violons et des murmures très éthérées d'une chorale séraphique. Je trouve que ça fait très cinématographique. Dans le genre noir de Picture Palace Music. Définitivement, c'est un titre qui m'a sauté aux oreilles instantanément. Il y a plein de références à Software et Rainbow Serpent. Top-notch! "Moonlight Serenade" présente une structure circulaire lente et aussi très séduisante avec une flopée d'arpèges qui flottent et scintillent à contre-courant des lents tourbillons des violons. Le pouvoir des orchestrations est très édifiant ici. Et que dire de ces flûtes amazoniennes? Il y a beaucoup de musique et de sons dans cet album que les oreilles perdent leurs plis à force de vouloir tout entendre. Moi j'aime. Certains y verront un genre cacophonie, même si tout est extrêmement très symétrique. Nous sommes assurément dans les meilleurs moments de “Enchanted Journey”. "Open the Gates" démarre avec une série d'accords qui sonnent comme une guitare pensive. Le titre est aussi sombre que très cinématographique mélancolique. Et ça fini par être une belle ballade très soyeuse où nos rêves valsent avec de belles orchestrations aux parfums Arabes. Désolé mais je n'ai pas été capable d'endurer le supplice de "The Eagles are Coming"; un titre très rock électronique bourré de distorsions et d'effets agressants. J'ai beau avoir essayé... "Tonal Siege" est très danse et me fait penser à du Stefan Erbe. Wim étend des bribes d'harmonies flûtées sur une structure aux spasmes aussi ronds que saccadés. Après une intro assez biscornue, "Diamond in my Soul" embrase une structure de rythmes nouée dans des séquences qui papillonnent de leurs ions argentés avant de sombrer dans une délicate opération charme électronique avec une belle ballade à faire rougir Abba. Pas mon genre, c'est vrai. Mais ça l'a son effet! Un peu comme je disais plus haut, la trop grande diversité de “Enchanted Journey” en déroutera plus d'un. Mais au final, il en résulte en un album qui séduit bien plus qu'il agace. Il y a de bons moments dans cet album qui, j'en suis certains, ferait un malheur si on lui accorderait une bonne visibilité sur les ondes des radio commerciales où le hit, le synth-pop ou le New Age pimenté de rythmes tribaux et d'orchestrations cinématographiques ont la cote. C'est bien fait. Nos oreilles sont bourrés de plaisir, même si parfois elles en sortent écorchées. Un autre bon coup d'AD Music!

note       Publiée le samedi 3 octobre 2015

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