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Sete Star Sept › All Is Wrong

k7/cd/lp | 1 titre | 17:33 min

  • 1 All Is Wrong [17:33]

extraits vidéo

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enregistrement

Enregistré au studio Noise Room, Tokyo, en octobre 2011.

line up

Kiyasu Ryosuke (batterie), Kae Takahashi (voix, basse)

remarques

Édition 4 Eyes de 2012 : cassette simple face, tirée à 50 exemplaires.
Édition autoproduite de 2012 : Mini CDr.
Édition Maximum Noise Records de 2012 : cassette simple face.
Édition Revulsion Records de 2012 : cassette simple face, tirée à 50 exemplaires.
Édition SPHC de 2014 : Édition limitée, vinyle 12" violet marbré, fourreau orange avec un autocollant sur le devant. La face B est une version « Acoustic Remix » du morceau All Is Wrong.

chronique

Styles
noise

Sete Star Sept versant chaos total. Le son qui crache. La basse qui siffle sans chercher à trouver des riffs – mais les doigts de Kae Takahashi, là-dessus, qui courent et tapent le plus vite possible, afin de hacher le larsen. Kyasu, à la batterie, qui syncope et roule en séquences de quelques secondes – on ne dira pas "mesures" parce qu’ici il n’y en a pas, dans un quelconque sens du mot. De la pure dépense. Noise, oui, pour cette fois le terme est le bon. "Core" surtout au sens où ça ne lâche pas son idée unique et butée, cet entêtement à se jeter de plein fouet contre les murs, les angles des meubles, les inconscients venus assister à ça. Le genre de performance dont on se dit qu’ils ont dû sortir complètement vidés, le souffle craché jusqu’à épuisement, les mains peut-être bien un peu en sang. Le genre d’impulsion qu’on aimerait bien les voir s’attraper, un soir qu'on serait dans un coin où ils viendraient à jouer. Les ecchymoses aussi ont bien droit de temps en temps à leur fête ! Tout déconne, ils nous disent, tout est mauvais. Pour une fois on veut bien croire que le titre ne soit pas mis tout à fait au hasard. On peut se demander pourquoi cette vilaine pochette malhabile, pour ce coup ni gore ni noire-ésotérique comme souvent. On se rend vite compte que là, il n’y a bien que ça – cet hideux dessin – qui soit vraiment clownesque. Que le son, lui, mord et écorche pour de bon. Sur une seule piste accidentée, dont la longueur excède celle, totale, de certains de leurs albums qui affichent pourtant cinquante plages ou autres rangs de dizaines de titres alignés. "Tout est mauvais". C’est à dire "on fait comme on veut, alors". Si ça vous chante, vous pouvez vous procurer ce fragment de discographie – de la leur cassée en bouts irréguliers de tailles, couleurs, reliefs – d’occasion, sous l’une ou l’autre de ses formes, dans l’un ou l’autre de ses tirages ultra-limités, par ailleurs sans doute tous épuisés à la source. Il vous en coûtera plus, la plupart du temps, en frais de port que pour l’achat de l’objet lui-même… Il semble qu’eux deux soient en effet allé jusqu’à jouer cette dinguerie là – du moins à en engendrer des versions sans doute assez variables en temps et péripéties – devant des spectateurs, ceux-là moitié sidérés moitié hilares devant les soubresauts, les épisodes de caisse claire arrachée de son pied pour être jouée par terre par un Kyasu vautré, tapant convulsivement sur l’élément, torse-nu sur le béton ; un peu taquins mais au fond peut-être bien un peu effrayés par les déjetés casse-reins de Kae, la nuque à quatre vingt-dix degrés en arrière, le micro tenu en l'air tête en bas après quelle ait jeté son instrument à terre pour le laisser crier tout seul… Et puis finalement, l'un ou l'autre, de ce public, démembrant par exemple un mannequin pendant que les deux poursuivaient leurs fracas. Parfois, il y a de ces soirs... Encore l’une de celle, parmi leur innombrables décharges, qui font spécialement mouche, ici. Par voie d’excès, là, de lâcher-prise sans direction. Par parti-pris de début et de fin pour quoi – du moins de l’extérieur – on ne saisit aucun signe. Encore un disque qu'on n'apprendra pas à jouer, à refaire sur son propre instrument afin de progresser dans l'art et la maîtrise. Encore un accès de laideur, de torsion, encore un cabrement dont on reviendra souvent se délecter.

note       Publiée le lundi 28 septembre 2015

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Dioneo › lundi 28 septembre 2015 - 18:56  message privé !
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Ouip, Kae takahashi est bien une femme.

(Et comment ça, "en plus" ?!).

pour la maîtrise, oui, en fait... J'ai d'abord cru qu'ils faisaient n'imp' - larsen et batterie - avant de me rendre compte que pas tellement, dans ce contexte "de tout tout le temps dans tous les sens". À comparer les vidéos et les versions albums ça paraît encore plus évident, oui, d'ailleurs.

Note donnée au disque :       
Alfred le Pingouin › lundi 28 septembre 2015 - 17:47  message privé !

C'est rigolo. Et poutre, c'est quoi ces larsens? Comment il arrive à contrôler les hauteurs aussi bien? EDIT-Elle, en plus, sur les vidéos il semble que la personne soit de sexe féminin, me trompe-je?

Note donnée au disque :