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Paths › Beauty and Nihility

cd • 7 titres • 51:11 min

  • 1Beauty07:34
  • 2Cloudless Whispers07:32
  • 3This Grandeur06:23
  • 4Wake the Dawn07:07
  • 5Eyes Behind the Light05:56
  • 6Teeth of the Wolf09:26
  • 7Nihility07:13

line up

Michael Taylor

remarques

Peut également être téléchargé sur le bandcamp du groupe.

chronique

J'ai un attachement particulier pour ce disque, alors qu'il y en a des pleines cargaisons d'Erika de ces groupes de black répétitifs et dépressifs et atmosphériques et rouge et bleu et mauve et vice versa... Pourquoi ? Allez, auto-analyse via description critique. Paths est l'objet créé par un certain Michael Taylor, multi-instrumentiste et surtout mec tout seul, et je ne crois pas que cela soit propre au black metal d'aimer faire les choses tout seul - c'est juste vachement plus sympa des fois non ? Cet homme a sorti plusieurs disques sous le nom de Paths, enfin, il en a sorti huit en deux ans, en plus des disques de son projet acoustique Teeth of the Wolf ! Ce "Beauty and Nihility" est le dernier en date et y a tout kébo dans cet album : le packaging tout sobre à base de réutilisation bien mises en forme de dessins et toiles produites il y a longtemps (en premier de couv' la représentation de la fin d'Henry Hudson par John Collier, dans le livret des extraits de gravures renaissance à vue de nez), avec une citation d'Octave Mirbeau probablement extraite du "Jardin des supplices", livret nous livrant paroles abstraites dévoilant bien l'obsession sur ce disque à savoir les entrelacs invraisemblables entre la vie et la mort. En y réfléchissant, il y a de quoi devenir dingue... mais en réfléchissant bien, il y a de quoi se faire dorloter par cette thématique mise en musique. Alors vous avez lu black metal, atmosphérismus, dépressiva, mais rien n'est cheap ici, ni la production, très ronde, très chaude, très puissante, ni le songwriting qui ne fait pas dans la monomanie rythmique pour le plaisir de se taper la tête contre le bord du lit en faisant "gné", grimé en blanc et noir, en ne convainquant personne d'autre que votre ours Nestor qui vous regarde depuis toujours depuis le coin nord est de votre chambre. Non. Non, ici, c'est un véritable roman, un fil rouge, le must pour moi dans la musique sombre et mélodique à la fois, répétitive et simple mais qui demande par là-même une concentration sur l'objectif nihiliste et une certaine adresse manuelle. Comme tout bon lardon de ce genre, le bercement saura donc vous faire vous mordre le pouce, en bagnole, ou seul le soir, ou seul dans la rue, ou seul partout, et vous réconciliera avec ce genre si conspué, parfois à raison - c'est pas parce que t'es taré et qu'tu hurles tout seul dans ta cave sur ton pc que ça va changer deux trois lignes de pixels dans la matrix mon vieux ! Là, pour l'avoir testé, et repeaté à plusieurs reprises, je peux affirmer que ce dernier "Paths" peut vous produire un rafraichissement drastique de fond d'écran, voire d'écran de veille (de votre psyché). Mélodique, hypnotique, hypocondriaque, bon goût en littérature et en arts plastiques - tout pour plaire le garçon que j'vous dis !

note       Publiée le dimanche 20 septembre 2015

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