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Arcane › Landers

cd • 5 titres • 29:15 min

  • 1Viking-1 6:12
  • 2Lunar-9 5:30
  • 3Pathfinder 5:14
  • 4Venera-7 3:45
  • 5Philae 8:32

enregistrement

Composé et enregistré entre Avril et Juin 2015

line up

Paul Lawler (System 110 Modular, Moog Voyager XL, Korg MS20, Arp 2600, synthés virtuels et Ibanez 6 String Bass)

remarques

On peut avoir des informations supplémentaires sur cet album, de même qu'entendre des extraits, en visitant le lien suivant: https://paullawler.bandcamp.com/album/landers

chronique

Styles
musique électronique
Styles personnels
e-rock, td 86, england school

"Viking-1" amorce cette nouvelle aventure d'Arcane avec une série de boucles harmoniques qui roulent sur les cliquetis des percussions d'un genre crotale. Des brises de synthé avec un doux parfum lunaire hispanique (j'entends du Vangelis ici) roucoulent comme des rossignols électroniques, diffusant des solos mélancoliques qui font contrepoids avec l'approche enjouée des boucles minimalistes. D'ambiant et flottant, l'amorce de "Viking-1" débloque vers une belle ballade électronique avec une suite de solos sifflotés qui ondulent comme les harmonies d'une valse éthérée. Paul Lawler exploite à fond les six minutes de "Viking-1" en arrimant sa musique avec des percussions dont le débit lent trace les lignes d'un bon down-tempo lunaire où des séquences stroboscopiques hoquètent en parallèle et des suites accords égarés surgissent des limbes alors que le synthé réussit toujours à siffloter ses harmonies fantômes. Ah...le bel univers sonique et musical (j'insiste sur ce point) de Paul Lawler. Même si sa musique est fortement inspirée par les années 80 de Tangerine Dream, le prolifique musicien/synthésiste Anglais est avant tout un véritable précurseur qui aime expérimenter ses nouveaux équipements avec une approche qui est toujours aussi magnétisante. Composé après les derniers jets de Perihelion, “Landers” offre une trentaine de MÉ qui est pourtant tout à son opposé.
"Lunar-9" nous plonge dans un milieu cinématographique cosmique avec le mouvement d'un métronome qui tisse un minimaliste rythme ambiant. Des effets sonores, des nappes un brin flûtées et relaxantes ainsi que des bribes de solos vampiriques tissent une ambiance d'isolement et ornent un paysage interstellaire où le temps semble être à court de secondes. C'est très ambiosphérique. C'est aussi très enveloppant. "Pathfinder" respire un peu de ces ambiances tout en étant très près du répertoire de Tangerine Dream. Les ions séquencés sautillent dans une forme de ballet sphéroïdal avec de larges boucles finement hachurées où les synthés diffusent des harmonies larmoyantes et des nappes aussi rêveuses que mélancoliques. Les percussions qui tombent alourdissent le pas et remodèlent le statut de "Pathfinder" pour un bon slow-tempo hypnotique à souhait. "Venera-7" exploite aussi une série de mélodies qui roucoulent en boucles sur une cascade d'accords dont la tonalité résonne comme celui d'un clavecin ancien. La structure est superbement séduisante. Ambiante et relaxante, la mélodie oscille entre nos oreilles comme les vaguelettes qui se chamaillent sur la surface d'un lac à l'eau limpide. Ce qui frappe le plus est cette dualité entre les ténèbres et la clarté et dont la résultante offre une superbe ballade électronique ambiante avec une approche stylisée qui n'est pas sans rappeler les ambiances du Fantôme de l'Opéra. Et comme très souvent, Paul Lawler garde le meilleur pour la fin en amassant tous les principes de ses 20 premières minutes pour les condenser dans un titre qui va nous clouer à notre fauteuil. "Philae" débute avec un mouvement rotatoire vif des ions séquencés qui ceinturent une muraille de tonalités électroniques de tous genres (j'adore ces effets de gaz de machineries spatiales). Peu à peu, ces ions forment une figure de rythme qui défie les paramètres jusqu'alors imposés à “Landers” en accélérant la cadence. Une très belle ligne de basse fait une première apparition ici, propulsant le rythme de "Philae" vers un bon up-tempo dont les effets de saccades contractées tissent une approche stroboscopique. Cette longue amorce de rythme débloque sur une bonne phase plus animée qui est enjolivée par ces solos si éthérées qui ornent toutes les phases de “Landers”. Et tranquillement, "Philae" rejoindra cette délicate structure métronomique de "Lunar-9", concluant un autre volet d'Arcane qui ne finira jamais de nous séduire comme de nous étonner.

note       Publiée le mardi 8 septembre 2015

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