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Sólstafir › Ótta

cd • 8 titres

  • 1Lágnætti
  • 2Ótta
  • 3Rismál
  • 4Dagmál
  • 5Miðdegi
  • 6Nón
  • 7Miðaftann
  • 8Náttmál

extraits vidéo

informations

Sundlaugin Studio, Islande

Il s'agit ici de l'édition box limitée à 5000 copies proposant, outre le cd, un mini cd bonus, un drapeau, un patch et un badge métallique

line up

Aðalbjörn Tryggvason (chant, guitare), Svavar Austman (basse), Sæþór M. Sæþórsson (guitare), Guðmundur Óli Pálmason (batterie)

Musiciens additionnels : Edda Rún Ólafsdóttir, Hildur Ársælsdóttir, María Huld Markan Sigfúsdóttir, Sólrún Sumarliðadóttir (cordes), Bjarni M. Sigurðarson (banjo), Halldór A. Björnsson (piano), Hrafn Thoroddsen (orgue Hammond)

chronique

Ótta…Les craintes…Pas la peur, non, les craintes, un sentiment d’indicible mélancolie qui n’empêche pourtant pas de se tourner vers l’avenir. Regardez la pochette, si simple, si expressive, si sobre et si parlante, elle exprime tout le doigté des Islandais…Quelque notes de piano, le timbre plaintif de Aðalbjörn Tryggvason, un violon déchirant…Comme si la bruine nous inondait le visage, mêlée du sel des embruns s’écrasant sur la plage avant que la houle ne se lève, après deux minutes où les guitares et la batterie éclatent soudain. S’inscrivant dans la lignée de son prédécesseur, ‘Ótta’ n’est pourtant pas une copie carbone, si les ambiances sont toujours aussi soignées, ciselée à l’or fin et au sable noir, il se montre néanmoins un poil plus direct ou disons plus proche de Pink Floyd que du post rock basique. La nature demeure une influence primordiale, avec sa beauté, ses dangers, ses changements de ton et de lumière, d’où les montées, crescendos, retours au calme caractérisant l’album. D’après ce que j’ai pu lire, il se base aussi sur les vieilles traditions du pays où les vingt-quatre heures d’une journée étaient divisée en huit parts de trois heures, ce qui explique les huit compositions. Il ne peut donc s’agir que d’un album automnal, voir de début d’hiver, l’été étant dépourvu d’obscurité…C’est du moins mon ressenti, la lumière ici ne peut être que fugace, légèrement blafarde, idem pour les ténèbres. ‘Ótta’ n’est pas un album glauque, c’est un album spectaculairement beau et triste, majestueux à en tirer des larmes tant cette splendeur paraît à peine accessible aux sens humains. On notera une fois de plus, la richesse des orchestrations (l’apport des cordes, du piano et même la touche de banjo sur ‘Ótta’), la puissance des pics de guitare, la rythmique impeccable, sans oublier le chant plaintif mais jamais résigné, le mix parfait entre paix et tempête…Chaque chanson évoque un film, des suites d’images, à elle-seule que je pourrais vous détailler encore et encore, sans que cela ne soit réellement utile. Cette musique est de celles que l’on écoute, que l’on ressent, pas de celles dont on parle inutilement, le photographe Ragnar Axelsson l’a bien compris…Il fait froid sur cette plage, je suis trempé, mais difficile de s’extraire de la contemplation de cette mer en bataille contre les rochers sombres, le ciel gris…

note       Publiée le lundi 10 août 2015

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Note moyenne        10 votes

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stickgrozeil Envoyez un message privé àstickgrozeil

Oui, le suivant, je ne suis carrément pas arrivé à rentrer dedans. Et le dernier, je n'y suis pas rentré tout court.

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Nicko Envoyez un message privé àNicko
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j'ai ce même sentiment sur l'album suivant. Et je n'ai pas écouté le dernier...

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stickgrozeil Envoyez un message privé àstickgrozeil

De retour sur cet album et ce groupe après 4 ans de mise sur l'étagère... Et bah, c'est mignon, mais c'est à peu près tout. Les mélodies sont simplistes, la voix geignarde, sans aucune urgence, ça ronronne bien. En tout cas, en mal de paysages froids et désincarnés, je préfère regarder du côté de chez Primordial (avec une ambiance plus guerrière et revancharde et surtout moins éthylique)

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Arno Envoyez un message privé àArno

On se sent bien dans cette musique...

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