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Suicidal Tendencies › Suicidal Tendencies

vinyl 33t • 12 titres • 28:13 min

  • 1Suicide's an Alternative / You'll Be Sorry02:44
  • 2Two Sided Politics01:03
  • 3I Shot Reagan01:51
  • 4Subliminal03:08
  • 5Won't Fall in Love Today00:59
  • 6Institutionalized03:50
  • 7Memories of Tomorrow00:59
  • 8Possessed02:07
  • 9I Saw Your Mommy...04:52
  • 10Fascist Pig01:17
  • 11I Want More02:28
  • 12Suicidal Failure02:55

extraits vidéo

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enregistrement

Produit par Glen E. Friedman. Enregistré par Randy Burns.

line up

Grant Estes (guitare), Louiche Mayorga (basse), Mike Muir (voix), Amery Smith (batterie).

remarques

Réédité une cinquantaine de fois sous toutes les formes possibles. PS / trivia : je capte seulement aujourd'hui que c'est Jack Nance qui joue le papa dans le clip d'Institutionalized...

chronique

Styles
hardcore
Styles personnels
all i wanted was a pepsi

ST, SxTx, Suicidal, Suicidal Tendencies. Groupe formé au début des années 80 en Californie, à Venice qui dans mon imaginaire du monde signifie : gros muscles, vieilles américaines cheloues cramées aux UV et skateurs SDF pionçant bourrés sur la plage. Voilà, contexte subliminal établi. Suicidal est un groupe composé de skaters - et ça, c'est beau de mon point de vue de mec n'ayant jamais pu rester debout plus de trente secondes sur ces machines à se casser les chevilles ! Suicidal est un groupe de hardcore, et ça même s'ils muteront bien gros metal, même si sur ce disque on entend déjà des solos heavy, même s'ils tourneront avec des gros groupes de gros metal, même si Metallica leur chourrera un de leurs plus emblématiques bassistes dans un futur lointain, bien loin de ce premier album à ranger dans votre bibliothèque à côté de vieux Bad Brains et Minor Threat, juste avant vos DRI et autres SOD. Suicidal est un groupe composé de mecs habillés comme des gangsters mexicains - même s'ils clameront jusqu'à aujourd'hui que ce ne sont pas des enculeurs de mamans et qu'ils n'ont aucun lien avec la pègre locale (mais je me plais à le croire encore, je trouve ça cool). Suicidal est un groupe qui plait aux masses - "Institutionalized" ici présent, et son clip d'une débilité et d'un fun réjouissant sera le premier machin hardcore à tourner sur MTV ; le même morceau sera joué par le groupe dans un épisode de Miami Vice, sera repris par Deftones, samplé par Cypress Hill, présent dans jeu vidéo à base de planche et de roulettes - pour résumer, ce disque est un véritable carton, le plus réédité aujourd'hui, traçant en première ligne le succès médiatique des groupes furieux. Suicidal sur cet album joue méga vite, Mike Muir le pilier du groupe et seul survivant de cette époque n'a pas encore complètement son grain de voix un peu trainant et clairet reconnaissable entre mille continuant ici à mi-hurler en bouffant les mots ; la musique est hardcore, avec un groove particulier, me faisant dire que Suicidal fut traversé dès le début par une espèce de manie funk metal propre à lui. Les paroles elles tournent autour de la crise d'adolescence anarchiste, avec blagues vaseuses sur ta maman qui crève, envie de tuer des présidents incarnations du mal, incapacité de la famille à comprendre les besoins du jeune, ces besoins étant effectivement insatiables ("'cause meeee, meeee, I want more"), anti-fascisme ultra-violent ("bottent leur le cul jusqu'à ce qu'ils crèvent"), auto-rigolade sur l'incapacité à se tuer malgré toutes les tendances portant au suicide, paranoïa, flips pré-apocalyptiques propres au bon vieux temps de la Guerre Froide... Au final cet album est une bombe vicieuse, pleine de tubes qui seront joués en concert pendant toute la carrière du groupe et puis pleine de vie, le terme "Suicidal Tendencies" disant bien ce que ça va dire : on vit trop fort au risque de se tuer, mais jamais on pourrait aller jusqu'au bout, préférant mourir en vivant, tu vois ? Bref, cut the philosophie crap, cet album est idéal pour danser, hurler, et faire du skate, et c'est un monument dans la discographie du groupe, celui-ci allant même jusqu'à l'enregistrer à nouveau, peu de temps avant de splitter dans les années 1990 pour quelques années. Voilà, s'il fallait en garder un de la carrière de Cyko Miko, ben moi, moi, je garderais celui-là. Et vous ?

note       Publiée le samedi 8 août 2015

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notes

Note moyenne        8 votes

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Alfred le Pingouin › vendredi 29 mai 2020 - 11:14  message privé !

La carte du Pendu, dans le Tarot de Marseille? https://i.pinimg.com/originals/e6/94/49/e6944934a1640da459588377e7b14faf.jpg

GrahamBondSwing › vendredi 29 mai 2020 - 11:01  message privé !

On dirait effectivement une structure de jeux de plein air. Après, pourquoi les mecs sont pendus par les pieds ? C'est comme s'ils avaient été punis, ou alors ça me fait penser à une bande de chauves-souris dormant la tête en bas. Zarb, mais très réussi je trouve...

Note donnée au disque :       
Nerval › vendredi 29 mai 2020 - 10:22  message privé !

On voit mieux ce que c'est sur la pochette de Still Cyco

nicola › vendredi 29 mai 2020 - 10:10  message privé !

C’est une toile d’araignée de jeu pour enfants ?

GrahamBondSwing › jeudi 28 mai 2020 - 21:33  message privé !

Pas mal pour un début, le groupe a déjà une identité bien à lui. Le visuel de la pochette est assez intriguant.

Note donnée au disque :