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L7 › The Beauty Process: Triple Platinum

cd • 12 titres • 41:36 min

  • 1The Beauty Process
  • 2Drama
  • 3Off The Wagon
  • 4I Need
  • 5Moonshine
  • 6Bitter Wine
  • 7The Masses Are Asses
  • 8Bad Things
  • 9Must Have More
  • 10Non-Existent Patricia
  • 11Me, Myself & I
  • 12Lorenza, Giada, Alessandra

line up

Donita Sparks (chant, guitare, basse, percussions, piano), Suzi Gardner (guitare, chant), Demetra Plakas (batterie)

Musiciens additionnels : Greta Brinkman (basse), Chris Bratton (percussions), Rob Cavallo (guitare acoustique sur "Non-Existent Patricia"), Lionel Richie (voix sur "Moonshine")

remarques

chronique

C'est reparti mon kiki. C'est quoi ce titre, c'est quoi cette pochette ? C'est quoi ce truc sur vos gueules les filles, du maquillage ? Non, quand même pas... ironie ? OK voyons-voir... Cri de guerre punk qui promet sur les toutes premières secondes, validé, on va avoir un album mineur mais avec un vrai majeur tendu. En fait on aura L7 ici un pied dans leur rock avec peut-être les riffs les plus nets qu'elles aient jamais joué, et l'autre dans une diffuse envie de power pop ; admettons, puisqu'il le faut, une certaine raideur (le 7 se raidit pour ressembler au L, oh non) et un côté plus calibré qui donne un côté moins spontané à cet album, en même temps qu'un côté un peu vide tendance une écoute et puis poubelle... Ce serait dommage. C'est que leur grunge de pouilleuses est cette fois prêt à intégrer une vie sociale, avoir un emploi... p't'être même à fonder une famille ? Déjà se refaire une dentition, apprendre à faire son lit... hélas l'humeur de cancre est toujours là. Le processus beauté va légèrement merder. Le matin frais avec des bonnes résolutions, ça marchera pas et elles le savent. Mais c'est trop des feignasses sur ce coup. Ce trébuchement après le généreux Hungry for Stink, présente pourtant un de ces groupes de j'm'en-foutistes qui ont su prendre l'auto-caricature comme terreau fertile assez longtemps. Assagi ? Oui et non. Des chansons qui articulent trop (trop bien ?) certes, mais qui savent encore filer la banane. Mais pas assez de ce calibre. Un skeud qui s'essoufle assez vite, hélas. Pourtant dès "Drama", et sur d'autres, je pense à Jesus Lizard. Mais pas à ceux que vous pensez ; juste à Shot et Blue. Soit un groupe naturellement débraillé qui essaie de se tenir un peu mieux en société mais qui peut pas s'empêcher de laisser dépasser son charisme. Pour sûr, on a vu pire comme évocation, surtout pour des albums mineurs. "I Need" démontre si besoin que Donita sait se faire un genre de cousine de David Yow sans en faire des caisses en mode freakshow éthylique, une des rares qui ait choppé ce truc canaille plutôt que de focaliser sur l'énergie et juste l'énergie... Ce même type de charisme quoi. Je retiens surtout "Bitter wine", rampante à souhait, qui frôle le sublime avec trois fois rien (un de leurs meilleurs morceaux assurément). Mais The Beauty Process est surtout constitué de petits titres-jouets sans longueur en oreille, type "Moonshine" (avec Lionel Richie !) ou ce "L,G,A" avec accélération et décélération débile... Je pointe comme vraies croûtes "Non-existent Patricia" et "Me myself & I", qui sont vraiment chiantes... Album plaisant et frustrant en même temps. Sympatoche mais faut pas en demander plus.

note       Publiée le vendredi 15 janvier 2016

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notes

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(N°6) › jeudi 9 avril 2020 - 11:39  message privé !
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C'est vrai que ça joue un peu petit bras sur certains morceaux, on sent que le temps est passé au post-grunge. Celà dit, y a quand même toujours de bonnes tranches surtout dans la première moitié de l'album, y compris ce "Moonshine" qui sonne un peu comme du Breeders (en 97 évidemment, c'est plus tellement d'actualité mais c'est toujours agréable) et cet énorme et rampant (très bien trouvé) Bitter Wine. L'excellent morceau caché (après un final tout en accélération qui sent le "on donne tout avant de crever") avec ses riffs à l'orientale évidemment me réchauffe le coeur aussi. L7 c'est le groupe qui aurait voulu, qui a failli et puis qui n'a pas été gros, alors avec le départ de Finch c'est comme si il fallait essayer une dernière fois en montrant tout ce qu'on aurait pu faire si jamais... Ca donne plein de choses cools (genre si les deux nanas des B52's voulait faire du hardos tout en gardant le côté pop déginglos) et des trucs qui sentent un peu plus la fatigue.

saïmone › samedi 16 janvier 2016 - 11:09  message privé !
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Lorenza, Giada, Alessandra au rock à paris, avant NTM (ou après je sais plus)

born to gulo › samedi 16 janvier 2016 - 09:32  message privé !

Il arrive un moment dans une carrière où, niveau débraillé et brut de décoffrage, on a tellement tout montré, et tellement à fond, que c'est continuer qui devient du maquillage. Et qu'un peu, si peu, de maquillage sur le museau devient un exhausteur de naturelle beauté incomparable. C'est un art, évidemment ; et il faut la beauté naturelle dessous, sinon ce n'est qu'un moyen. Merci, Captain Obvious.

Note donnée au disque :       
torquemada › samedi 16 janvier 2016 - 09:04  message privé !

Je l'avais écouté en boucle à sa sortie (surtout parce que j'aimais bien "Pretend You're Dead"), je n'en ai rien retenu. A ré-essayer, sans conviction.