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Brad Fiedel › Terminator 2: Judgment Day

cd • 20 titres • 53:00 min

  • 1Main Title (Terminator 2 Theme)
  • 2Sarah On The Run
  • 3Escape From The Hospital (And T1000)
  • 4Desert Suite
  • 5Sarah's Dream (Nuclear Nightmare)
  • 6Attack On Dyson (Sarah's Solution)
  • 7Our Gang Goes To Cyberdyne
  • 8"Trust Me"
  • 9John & Dyson Into Vault
  • 10Swat Team Attacks
  • 11"I'll Be Back"
  • 12Helicopter Chase
  • 13Tanker Chase
  • 14"Hasta La Vista, Baby" (T1000 Freezes)
  • 15Into The Steel Mill
  • 16Cameron's Inferno
  • 17Terminator Impaled
  • 18Terminator Revives
  • 19T1000 Terminated
  • 20"It's Over" ("Good-Bye")

line up

Brad Fiedel

remarques

On notera l'abscence de "You could be mine" des Guns, et de "Bad to the bone", cette B.O. non-exhaustive étant exclusivement axée sur les thèmes de Brad Fiedel.

chronique

1991. Il vient pour vous botter le cul bis. B.O. glaciale et martiale bis. Badass bis. En mode blockbuster fun et bienveillant cette fois, contrairement au premier volet brutal et craspec. Six ans se sont écoulés, à attendre le retour du T-800, notre Schwarzie commençant à faire un peu de la merde alimentaire pour payer ses comptables, ses garagistes et ses femmes d'entretien (remember Jumeaux ?). Quoiqu'il en soit il n'aura jamais été aussi physiquement crédible en machine que dans ce rôle de rempilage. Crédibilité, c'est important, même dans une série B d'anticipation avec un robot insensible aux balles et au feu ; crédibilité massive, massivement crédible ouais, et aussi droit dans ses bottes qu'un tank humain le monolithique Schwarzie, et c'est un peu ce qui l'a toujours différencié du sensible et intellectuel Stallone, son sidekick cheesy (pour lequel j'ai toujours eu de la sympathie hein, c'est l'amateur de Rambo et Cobra qui parle). Alors que Schwarie est un bestial pur avec le micro-soupçon d'humour mono-neurone, quand il dit qu'il va te briser la nuque avec une main t'y crois, il a pas besoin de se tordre la bouche en diagonale pour glairer un cri crari Tom Waits, il EST la brute ultime, tandis que l'autre ne sera jamais qu'un varappeur belliqueux ou le copain d'AdriÂÂÂÂne, c'est ainsi... Après cette digression dans la digression, difficile de ne pas admettre que T2 est bien plus gentil et fun que T1. Certes. Mais Schwarzie nous fait davantage croire à son "personnage", et ça c'est très important pour les grands gamins fans de Terminator, comme le Fat Boy pour les vieux motards. Coupe de cheveux, expression faciale et mouvements plus crédibles, c'est indéniable : PRÉ fuckin' SENCE, that's all folks. Lors de la confection de cette B.O. nous sommes en 1990, année froide qui prépare l'avènement définitif de la grosse machine (lui aussi !) James Cameron, devenu en quelque sorte le successeur glacial de Steven Spielberg après le très mélo-écolo mais très accrocheur Abyss (et sa séquence de scaphandre à respiration par perfluocarbure mémorable, surtout quand on réalise que ce truc existe vraiment). Entre Abyss et Titanic, Cameron laisse un peu ses marottes océaniques, et revient aux affaires sérieuses avec le T-1000, dont les séquences de transformation sont rempompées aux scènes fantastiques du film précédent justement (je fais allusion à l'eau polymorphe bien entendu). Un recyclage malin, ni vu ni connu. Et un recyclage de la musique idoine par Fiedel... Studio Canal, Carolco, Pacific Western et Lightsorm sont les principaux investisseurs et dépensent 100 millions de dollars pour la production de la suite tant attendue, allègrement claqués dans les effets spéciaux, la mise en scène, la ballistique et le casting... Mais le compositeur Brad Fiedel, lui, peut se gratter pour ce qui est des moyens : il ne reste plus que les fonds de poche pour la bande originale, ce gros gorets ont tout investi dans le visuel. Pas d'orchestre, et un timing serré : il doit se démerder avec ses synthétiseurs, comme John Carpenter, "puisque ça avait marché la première fois on compte sur toi Bradou, fais pareil en plus propre si possible"... Et il ne va en l'occurence pas trop se casser sur les mélodies, usant comme très souvent dans les B.O. de ce type de la déclinaison/variation d'un thème principal, les passages marquants restant le thème magistral du premier en intro et outro, augmenté d'effets plus léchés pour l'occasion, type simili-symphonique. Fiedel élabore quelques ambiances post-apo encore prenantes flirtant avec le dark-ambient ("Tanker Chase"), mais rien de franchement marquant non plus de ce côté-là, les thèmes sont souvent typés suspense façon infiltration commando (plus à la Predator qu'à la Commando soit dit en passant), avec une ambiance qui louvoie dans le ténébreux ("Attack on Dyson / Our gang goes to Cyberdyne"), mais toujours ces rythmiques militaires typiques des films de Schwarzennegger. Fiedel évolue sur cette bande originale entre deux ambiances : le menaçant et l'atmosphérique. Ne tendant cette fois-ci pas franchement plus d'un côté que de l'autre, il signe donc une OST assez tiède, qui comme celle de Predator ne parlera qu'aux purs collectionneurs ou à ceux qui ont aimé ce film. Une B.O. en dents de scie à cause de l'effet "montée en puissance systématiquement désamorçée". Même si Fiedel s'efforce de construire des ambiances en étoffant sa palette de sons, en reprenant les effets marquants du premier, la grosse artillerie avec ses rythmiques typiques à gros sabots comme sur "Trust Me" (le côté industriel tout simplement), ça fonctionne moins bien cette fois-ci. Une version plus guindée, mais plus superficielle que la B.O. du premier, et surtout moins prenante.

note       Publiée le samedi 25 juillet 2015

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Rastignac › mardi 10 avril 2018 - 19:42  message privé !
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Y a des bons moments bien hypnotiques, en strobo dans la tête ("I'll be Back" ou "Tanker Chase"), mais cette BO rentre dans les catégories du "sur-utilise le thème du générique comme dans La Chèvre", avec des sons et rythmes différents derrière. Il y a aussi beaucoup de bande son, dnas le sens où ça meuble vraiment, on imagine ça sous mixé alors que les gars ils roulent à 100 à l'heure en agglomération, ce qui est interdit, en se tirant dessus à coups de fusil à pompe, ce qui est protégé par la Constitution des USA. Enfin, le morceau des Guns est super cool, mais il n'est pas sur cette BO en effet.

varg › dimanche 26 juillet 2015 - 21:35  message privé !

ce bon prof de français de 5e s'était mis dans l'idée de nous faire réciter des textes classiques sur fond musical. Entre deux sonates accompagnant les envolées poétiques de Musset, Rimbaud ou Hugo, mon tour arrive et voilà que je sors la K7 de sa boite. La pochette fait rire les copains. La tronche du prof est priceless, ma déclamation d'un poème dont je ne me souviens plus, beaucoup moins.

SEN › dimanche 26 juillet 2015 - 11:44  message privé !

Comme j'ai jamais pu encadrer ce film qui est un navet interstellaire, j'ai toujours eu beaucoup de mal à supporter la musique !

Note donnée au disque :       
Dead26 › samedi 25 juillet 2015 - 16:48  message privé !

Et pis d'abord dans le clip c'est pas le T-1000 mais le T-800 (modèle 101) qu'on voit dans la salle de concert.

Rha je viens de me remater le clip de You Could Be Mine, que de souvenirs. (drôlement burné ce Axl dans son beau cycliste blanc !)

https://www.youtube.com/watch?v=vyg...

Note donnée au disque :       
Raven › samedi 25 juillet 2015 - 14:10  message privé !
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"Target : AXL ROSE.... Assessment : WASTE OF AMMO."