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Division Alpha › Replika

cd • 16 titres • 59:09 min

  • 1Enslaving Codification...
  • 2Inside Replika
  • 3March Of The Drones
  • 4Intenebrity
  • 5C-Wo's Condemnation
  • 6The Kelin's Call
  • 7Shield Of Flesh
  • 8Propaganda
  • 9Setting The Pawns
  • 10Revelation
  • 11The Last Breath
  • 12The Exodus
  • 13Burning Metropolis
  • 14Suspended Lives
  • 15The Troubling Ascent
  • 16Reconstruction

remarques

L'édition double CD contient un disque de remixes (meilleur que l'album).

chronique

Styles
electro
dark wave
metal
Styles personnels
cyber-metal

En plus d'avoir hébergé des gros machins boursouflés comme Septic Flesh, le label lié aux années "fastes" de la vente par correspondance Holy Records a ciblé français, et a fait son "prestige" avec deux groupes "sophistiqués" : SUP(uration) et Misanthrope. Mis côte à côte ça peut choquer, mais c'est ainsi. J'en oublierai presque Elend, Argile et Stille Volk, mais ces trois-là je n'avais pas du tout envie de les écouter du temps où je commandais pas sur cet internet aseptisé, et attendais fébrilement mes disques comme un gamin ses prochains autocollants Panini. Quoiqu'il en soit, on peut rajouter le duo Division Alpha à la liste des groupes "bon pontentiel" du terroir. Ceux qui n'ont jamais sorti de tuerie mais travaillaient très naïvement sur leurs albums en les ciselant, plutôt que de faire dans le power-metal par exemple... ben eux ils faisaient dans le cyber-metal, OK, mais au moins ils se cassaient un peu à écrire des histoires, imaginer les protagonistes de leurs chansons, à penser leurs albums comme des volets d'un tout... mais... OK, je dois avouer que je m'en tamponnais complètement de l'histoire racontée par ce skeud, préférant saisir les scènes au gré des pistes et de l'émotion. De toute manière en dehors de quelques geeks boutonneux (attardés ou non) personne n'a semble-t-il vraiment capté l'existence de Division Alpha, malgré les efforts de la maison-mère. Deux raisons possibles à cela : le nom - à moins d'être amateur de comic's - et les pochettes, plus série B-pour-Darkstar-Seven-tu meurs. Si Division Alpha sont restés au rang de chiffre dans les catalogues périmés, ma réécoute de Replika, quoiqu'un peu pénible, fût teintée d'une petit pincement mélancolique. Ces deux français amateurs de science-fiction et de gros riffs chromés avaient construit une forme de trilogie futuriste, dont Replika est l'ultime volet. L'album-conceptuel de cyber-metal dans toute sa touchante naïveté, peaufiné dans une ambiance évidemment très SF versant hollywoodien. Les deux premiers pour rappel - si ma mémoire est bonne - étaient axés sur le point de vue de la machine qui a mis en esclavage l'espèce humaine dans la cité imaginaire de Psykron. Et Replika, donc, est l'album-film plus mélodique, plus émotionnellement chargé, du point de vue des humains en rébellion contre ces gros enculés de Skynet, de Replika je veux dire, enfin La Matrice quoi, m'bref qu'importe dans le fond c'est pas du Jaz Coleman non plus, et donc... où j'en étais ? Ouais donc, avec une approche mélodique/dark wave, et un son rock futuriste à la fois puissant et cheap... Un peu comme ça se faisait dans la seconde moitié des années 90, ici par des prolétaires très investis dans leur hobby dominical. Alors certes, maintenant je trouve ça aussi frivole mais agréable que relire des vieux romans d'anticipation de seconde zone que j'achetais par colonnes de vingt dans les vide-greniers à une époque, style les Zwuls de Rehan. On est à mille lieues de Kill The Thrill dans l'esprit, c'est-à-dire plus proche du côté cyber que du côté industriel de la force (la nuance ? C'est tout con : si une musique te fait plus penser à des pixels qu'à des parpaings), mais pour ce qui est de l'interprétaion et de l'exécution, Division Alpha avaient ce petit brin de passion... Le côté crétinement EBM du gimmick de "Inside Replika" et son chant de comptable ne sont pas la meilleure entrée en matière possible, mais l'album prend en assurance au fil de son évolution malgré quelques morceaux plats ("Shield of Flesh"), jusqu'à lâcher quelques bombinettes comme "Suspended Lives" et son riff ultra-tranchant, passant du cyber-metal cucul-la-praline à quelque chose de plus froid, rigide ("The Exodus"), voire de troublant, comme l'apparition du saxophone sur "The Last Breath" qui a comme un petit parfum de Norma Loy pas du tout dégueulasse. Le civil au micro pratiquant des espèces de vocalises semi-gothiques, grave et grandiloquentes, sans abuser de voix trafiquées à la Jourgensen, évoquant franchement Marilyn Manson par moments ("Intenebrity", ou "The Troubling Ascent" qui ressemble aussi à du Senser) mais en fait surtout Covenant époque Dream of a Cryotank (sûrement un des albums fétiches de Division Alpha), fan de Gary Numan et Dave Gahan. Replika s'achève dans un thème très emo-ricain pour générique final (cette fois la voix ne rappelle plus Manson mais Jonhatan Davis), dans une ambiance maigrelette, froide, américaine à souhait. Quoiqu'il en soit question sérieux et poids (et gutsien), mieux vaut réécouter le CD en bonus avec les remixes expérimentaux aux influences larges allant de RevCo et Oomph! à des bouts d'Alan Vega et de Scott Sturgis... Un album loin de la coquille vide mais qui n'est pas vraiment à la hauteur de ses ambitions, un peu trop poussif et emprunté, malgré des titres toujours variés (parfois presque des tubes, comme celle qui a toujours été ma préférée, la superbe "The Kelin's Call"), et plus d'âme qu'on pourrait le croire. À réécouter idéalement comme on revoit une série B d'anticipation oubliée (avec Christophe Lambert ou non).

note       Publiée le jeudi 23 juillet 2015

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zamolxis Envoyez un message privé àzamolxis

Je me souviens d'une chanson de leur premier album sur une compil du merdique Rocksound (par rapport au reste, ça claquait !). Y'avait quelque chose d'accrocheur dans le riff/voix, et vite lassant aussi, comme un Rammstein peut l'être.

Shelleyan Envoyez un message privé àShelleyan
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beaucoup de peine avec ces trucs qu'Elegy essayait de nous enfiler à l'époque...