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Massicot / Les Spritz › Uialla

k7 • 2 titres • 59:00 min

  • 1Les Spritz : Not Huge29:30
  • 2Massicot : Sūri grūti29:30

enregistrement

Coté Massicot : Enregistré et mixé par Nadan Rojnic à la Cave 12, Genève, 19 Déc 2014.
Coté Spritz : Enregistré et mixé par Claudio La Rosa aux Dalek Studio (Messina)

line up

Simone Aubert (Massicot) (guitare), Colline Grosjean (Massicot) (batterie), Léa Jaecklin (Massicot) (violon), Mara Krastina (Massicot) (voix, basse), Les Spritz : Peppe (guitare), Gaetano (batterie)

remarques

Illustration: Sarah Haug
cassette sérigraphiée, limitée à 100 exemplaires

Disponible à l'écoute ici :
https://soundcloud.com/lesspritz/les-spritz-not-huge
https://soundcloud.com/lesspritz/massicot-suri-guti

chronique

Styles
punk
krautrock
no wave
Styles personnels
monolithe bicéphale

Massicot et les Spritz… Deux groupes assez éloignés géographiquement, mais finalement proches par leur esprit DIY et leur efficacité auditive se retrouvent le temps d’une heure à faire une collocation sur bande magnétique. Massicot joue donc sur ce split une longue suite d’une demi-heure. Une rythmique qui se met en place lentement, pour décoller en un énorme riff groovy au bout de trois ou quatre minutes, et on est embarqués dans une irrépressible envie de sautiller dans tous les sens. Le tempo terriblement efficace. Les suissesses ont peaufiné pendant des années ce Motorik Beat, et là on se prends la claque qui devait arriver. Parfois ça s’arrête, on peut reprendre son souffle, contempler les notes de guitare qui s'étendent sous les effets… tremolo, delay, dieu sait quoi d’autre… mais la rythmique, la pulsation ne s’éteint jamais. Elle se terre en fond pour repartir de plus belle. Le morceau est composé de vagues, comme des montagnes russes. Ça danse, ça se calme, ça repart sur une variation, ça se repose, ça ralentit, il y a toujours ce violon aux allures de moustique qui vient couiner au creux de l’oreille, et puis ça se termine dans une incroyable transe de dix minutes. Après coup, je me souviens avoir vu le groupe jouer cette pièce en concert. Outre le coté performance, il y avait surtout une énergie positive et communicative dégagée tout du long. Et même si cet enregistrement cassette (une prise live lui aussi) ne parvient pas à retranscrire l’intensité de l’échange avec le public, il reste à mon sens ce que Massicot a fait de plus percutant et abouti… [on retourne la K7]… ‘Not Huge’. Voilà comment s’intitule le morceau des Spritz qui occupe l’autre face. Not Huge n’est en effet pas immense, il est colossal. Ils commencent à leur tour avec un riff répété en boucle, qui au bout de quelques secondes commence à donner le tournis. Le son est crade, ça sent la prise brute, un micro posé en répet, un instant volé au groupe. Comme à son habitude, l’ampli guitare est réglé sans compromis : Un raclement de cordes qui mêle aussi bien les remous graves que les stridences aigues, et entre ces deux extrémités, tout un panel de fange dilué par une delay floue. Un groove qui pourrait être tombé d’une répet de Killing Joke circa 81’… Et il ne faut pas longtemps pour comprendre que le groupe joue la carte de l’hypnose ici. Peppe fait inlassablement tourner cette petite ritournelle, sans faiblir pendant sa demi-heure. Pas le moindre écart de notes, le temps semble coincé sur ce fragment, bloqué dans une faille temporelle. Les variations, on les doit à Gaetano, qui fait régulièrement osciller les patterns de batterie, jouant en finesse sur les cymbales et woodblock, part se balader sur ses toms, et parfois envoie le pâté bien comme il faut (le coup de boost sur les cinq dernières minutes !). Car même avec son coté monolithique frontal, le morceau évolue sans cesse. Les infimes changements d’humeur dans le jeu des deux zicos, mêlé au continuel travail qu’effectuent nos méninges au même moment font qu’on a l’impression d’entendre toujours quelque chose de nouveau. Une fois n’est pas coutume avec ce genre de transe, on est presque déçu que ça ne dure pas plus longtemps quand le morceau s’arrête brutalement sur les derniers centimètres de bande.
Idem pour les italiens donc, au milieu de leurs nombreux splits sortis ces dernières années, celui-ci est nettement le plus badass.

note       Publiée le lundi 6 juillet 2015

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Klarinetthor Envoyez un message privé àKlarinetthor

https://massicot.bandcamp.com/. Nouvel album ici-haut. Avec une version de Suri Gruti (Facile Difficile" que ca voudrait dire selon les RG et mon dictionnaire franco-letton) un peu raccourcie, et un peu plus semblable a la version de 10 minutes qu'elles delivrent de nos jours en concert.

sergent_BUCK Envoyez un message privé àsergent_BUCK
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de toute façon, tout a déjà été vendu aux concerts ;)
Et oui, je n'avais pas précisé mais j'ai aussi eu la chance de voir les Spritz jouer 'Not huge' sur scène il y a quelques mois. Et même si ils ne l'ont fait durer que 10-12 minutes, c'était carrément costaud. Du brutal dancefloor... (dont un petit enregistrement k7 devrait un de ces jours paraitre sur Degelite ;) )

(au passage, les deux morceaux sont en écoute sur des soundclouds. je rajoute les liens !)

Note donnée au disque :       
Klarinetthor Envoyez un message privé àKlarinetthor

100 ex, pffioouu, il ne faut pas ébruiter ca trop largement, inconscient! En tout cas cool d'apprendre l'existence de cette K7; C'est un peu mon reve, les voir enchainer des parties de plus de 4 minutes. Malgré cela c'est bien jouissif en live, ca m'a paru plus accompli qu'il y a deux ans a la miroit, c'est carré mais toujours bien barré.