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Café Flesh › I dumped my wife I killed my dog

cd • 12 titres • 38:47 min

  • Wife's Side
  • 1Track race
  • 2Hippie sucker
  • 3My dog
  • 4My boss
  • 5Nothing in the world can replace you
  • 6It's a shame - it's a game
  • 7Lullaby
  • Dog's Side
  • 8Car crash
  • 9Lips
  • 10Born to loose
  • 11Bottle breaker
  • 12Siren bath song

line up

Thomas Beaudelin (chant, saxo), Jérôme Bossuyt (guitare), Philippe Lafaye (basse), Vincent Lopez (batterie)

remarques

Le nom du groupe est tiré d'un titre de porno SF 80's. Pochette signée Nat Damm (batteur d'Akimbo).

chronique

Styles
rock
noise rock
Styles personnels
jarnack daniel's

Café Flesh, youpi ! Des chiens fous (jadis nichés chez Amphemâtine Reptile) de la région de Ségolène Royal - et rêvant probablement une fois en transe d'administrer un bon gang-bang artisanal à cette MILF mature guindée du foulard, après avoir fait de sa langue un toboggan à cognac (et à foutre) - qui ont tout compris aux enseignements éthyliques du Jesus Lizard. Oui, ça a sûrement dû les saoûler plus qu'ils ne le sont déjà, qu'on les compare sans cesse à ce groupe, surtout que pour sa spécificité cet album-là est garni sur quelques titres d'un saxophone bien gras, qui donne une allure hybride plus qu'onctueuse à leur noise'n'roll. Mais difficile d'esquiver la référence. Tout autant que de rester apathique à l'écoute de cet album, dès ce premier titre digne d'un Tomahawk au meilleur de sa forme... à moins d'être une grosse lope sobre. Un groupe vraiment attachant... et énergique, très énergique. Aucune vraie ballade, juste la volonté férocement dirty-blues d'être le plus charismatique du bar, au jeu du retournement de chaises. À la cool. Rock'n'roll et blues féroce tout simplement, comme du Unsane en vacances qui fout l'ambiance. Et le son dépote comme à la grande époque 90's : organique et bien rêche, les avantages de l'amateurisme sans les inconvénients. Sky sur skaï, ski hors-pistes dans les latrines, ska aussi, un peu ("It's a shame, it's a game"). Mais surtout, Café Flesh, ça swingue et ça twiste à s'en dévisser les chevilles. Pour tout dire ces généreux sonnent américain, à en faire illusion, ce qui est somme toute rare dans nos contrées (en général il manque quelque chose, ou y a un truc gauche qui trahit, on sent la filiation pâté, pas forcément qualitatif soit dit en passant, pas plus que péjoratif), avec ces riffs de cow-boy fougueux et ce chant dépravé au gosier rugueux qui ne passe pas bêtement son temps à imiter David Yow (il le fait quand même hein, entre ses très souples métamorphoses de la grenouille cokée au Jourgensen jusqu'au Brian Johnson ou au beefheartien, mais il yowe parce que c'est juste le plaisir ultime, moi si je devais enregistrer tout un album pfff tu penses, je ne ferais qu'essayer de chanter comme le vieux David !) L'impression jouasse d'entendre un groupe méconnu de la grande époque du noise rock, voilà tout ! Et quelques touches personnelles qui font toute la saveur de cette communicative saloperie, tel le climax de "Hippie sucker" avec ce feeling très Nitzer Ebb (si si, le chanteur m'évoque Douglas McCarthy sur son refrain monomaniaque abrutissant, pour un rockeur c'est la banane !) Tout ça est peut-être moins déchiré qu'un groupe comme Pissed Jeans, le vomi est moins épais (encore que, le final très sauvageon de "Car crash" tarte bien la gueule), mais c'est plus accrocheur, plus fluide, et pour tout dire plus gouleyant... VSOP tendance XO, c'est net... Les gonzes sont pas du genre à se mutiler une fois bourrés, plutôt à faire le poirier tous nus, c'est peut-être moins gutsien vous sous cet angle... mais on s'en branle. Un de mes skeuds favoris du genre, peut-être que dans quelques années il partira lui aussi à des prix qui font mal au bas du dos, comme les meilleurs skeuds des Cows, quoiqu'il en soit je le ressors encore, quand j'ai vraiment mais alors vraiment pas envie de me prendre la tête, juste de la fracasser en air-coup de boule. "Viveuh la Frwènsse", comme disent ces gentils demeurés ravis de nous pomper l'bon sang d'notre terre. Si vous imaginez - uchroniquement - que le Plan Marshall aie été appliqué avec cinquante ans de retard sur la scène noise rock française, ce skeud compterait sûrement dans ce qui se serait fait de plus efficace. Prêts à lustrer le parquet avec les talons ? Go !

note       Publiée le mardi 30 juin 2015

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