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Crimson Muddle › La Rousalka

cd • 11 titres

  • 1Enyo's tears
  • 2Cheval Bleu
  • 3Dragon
  • 4Nymphandora
  • 5Toxic lane
  • 6Funeral
  • 7Picket fence
  • 8Basura
  • 9Rage
  • 10Rousalka 1
  • 11Rousalka 2

extraits vidéo

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enregistrement

Le Bruit Blanc Studio, France

line up

Hellebore (chant, clavier, concertina, programmation), Annie-Dog (basse, harmonium, choeurs), Abesada (Violon, choeurs)

Musiciens additionnels : Gilbert Mudas (batterie additionnelle)

remarques

chronique

La ‘Rousalka’, en voilà un mot qui évoque, un mot qui suggère; dans ses intonations (rousse, feu, magie, sorcière, séduction, contes de fée version carmin et noir…tout ça sans consulter un psy) aussi bien que dans sa signification réelle (une sorte de naïade de la tradition slave). A en croire Wikipédia, ces créatures peuvent être jeunes et belles, vieilles et repoussantes, peu dangereuses tant qu’elles séjournent dans leur palais de cristal du fond des eaux, à fuir quand elles en sortent pour se répandre à travers bois et champs. Totalement à l’image de la musique des Françaises de Crimson Muddle. Une musique sombre, séduisante, au caractère trempé et à l’identité marquée, qui caresse d’une main et griffe de l’autre. Insaisissable, elle se joue de la cold wave, du dark folk, du post punk gothique en les embrassant tous en ses lignes; la programmation électronique y côtoie la basse et le violon, élément essentiel plus que jamais à l’honneur. Idem pour le chant, parfois beau, magique, flottant de branche en branche, parfois plus toxique et menaçant, tendu (‘Cheval bleu’, ‘Funeral’ qui ravira les fans de Switchbalde Symphony, 'Rousalka 1'). ‘La Rousalka’ est ce que l’on définirait par l’album de la maturité car si les ingrédients du prédécesseur sont les mêmes, on sent l’expérience acquise (la scène notamment). Tout y est plus: plus maîtrisé, plus intense, plus sombre, plus beau…La production, les climats sont prenants, entre féérie macabre, fantasmagorie et troubles existentiels, l’interprétation excellente, les mélodies fortes. Les quelques maladresses qui faisaient le charme du premier album ont été gommées sans menacer pour autant le feeling de base. Ecoutez le magnifique ‘Funeral’ avec ses accords d’orgue, ‘Rage’, ses influences foraines mêlées de post punk, ‘Cheval bleu’, son violon diabolique ou même l’intro glauque, ‘Enyo’s tears’…En un mot comme en cent: superbe ! Crimson Muddle assume et confirme les frontières de son univers, un univers qui s’aime insaisissable, au delà des barrières trop précises, un univers où la séduction est un risque que l’on doit oser prendre.

note       Publiée le samedi 27 juin 2015

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Dioneo › lundi 21 décembre 2015 - 17:38 Envoyez un message privé àDioneo
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Eh... Je découvre ça et... Ben c'est pas mal du tout ! Moi qui aime les trucs "gothiques sensuels", ça me cause forcément. Je trouve au disque des atmosphères parfois proches de Bel Canto, pour cet espèce de fonds folk/musique ancienne qui ne se laisse pas complètement cerner, derrière le son "contemporain" ; par moments, aussi, un côté presque Miranda Sex Garden - pour la sensualité "chaud/froid" donc, et ce violon effectivement très présent (mais pas lourdement) ; je pense aussi curieusement à certains trucs de Crime & the City Solution sur Paradise Discotheque (le violon joue pas mal là-dedans, sans doute, encore). Ou bien... Aux tous premiers Recoil, ou... Mais bon, l'essentiel n'est pas forcément dans ces points de comparaisons, c'est juste pour donner une idée du truc, disons. Les chansons, la musique, le groupe, se tiennent très bien tous seuls, sans ça. Merci pour la découverte - à Wendy (qui en causait quelque part) et à Twilight, vu que la chronique m'a décidé à y aller voir encore plus vite. (Et sans regret, donc).