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Hubert-Félix Thiéfaine › Soleil Cherche Futur
- 1982 • Masq / Sterne STE 26516 • 1 LP 33 tours
- 1989 • Masq / Sterne STE CD 26516 • 1 CD
cd • 8 titres • 32:35 min
- 1Soleil cherche Futur
- 2Lorelei Sebasto Cha
- 3Autoroutes jeudis d'automne
- 4Ad orgasmum aeternum
- 5Les dingues et les paumés
- 6Exit to Chatagoune-Goune
- 7Rock joyeux
- 8Solexine et ganja
informations
line up
Patrick Bourgoin (saxophone alto), François Debricon (saxophone ténor), Alain Douieb (percussions), Gilles Küsmérück (orgue, synthé, piano), Claude Mairet (guitares, synthé, percussions électroniques, orgue, chœurs), Hubert-Félix Thiéfaine (chant, chœurs), Philippe Germain (basses), Jean Paul Simonin (batterie, percussions), François Bréant (claviers sur "Lorelei Sebasto Cha" et "Ad Orgasmum Aeternum"), Claude Thirifays (saxophone basse)
Musiciens additionnels : Carole Fredericks, Anne Calvert, Yvonne Jones, Arthur Simms, John Simms, Olivier Constantin (chœurs)
chronique
Dernières balises franchies, la mutation cold wave s'opère sournoisement. Tube d'entrée toujours aussi magnétique, pendant crépusculaire à un Capdevielle, humeur post-soixante-huitarde (pas sûr qu'Hub' approuverait mais qu'importe) désabusée, se complaisant avec délectation dans les lueurs verdâtres, passé le son des cloches des vaches jurassiennes sur fond d'ambiance pré-apocalyptique. Joyau incontestable de Thiéfaine ("n'est-ce pas merveilleux de se sentir piégés ?") avec sa ligne de guitare post-punk limpide, ses paroles cultes, son feeling époque Mad Max hexagonal, génération transition... La new wave française vue d'un angle tout à fait spécial, c'est Thiéfaine, c'est Mairet aussi, deux noms à ne jamais dissocier quand ont parle des meilleurs albums de HFT. Le début des années 80 était propice à ces gouffres. "Adieu Gary Cooper, adieu Che Guevara, on se fait des idoles pour planquer nos moignons / Maintenant le vent s'engouffre dans les nirvanas, et nous sommes prisonniers... de nos regards bidons". Puis ambiance cha cha chá nocturne, un peu glauque, lien direct entre les deux albums qui l'entourent : Soleil Cherche Futur, sorte de Bernard Lavilliers pour dépressifs solitaires, prison de glace pour une chanson française hybride post-punk-cold-wave, métissée par les musiques latines. "Ad Orgasmum Æternum" est quant à lui un des titres les plus troubles, étranges et tendus de Hubert-Félix, un de mes préférés, un Thiéfaine ici sur la fine corde lyrique surplombant le gouffre sans fond du ridicule, dans une ambiance réminiscente de son indescriptible (et mythique) "Alligators 427", jusqu'à devenir lynchien en diable. Rarement les musiciens de HFT n'auront manié avec autant de vice les contrastes. Dommage qu'après le sublime "Les dingues et les paumés", qui revient à l'ambiance post-punk nocturne délectable du premier titre, et la danse "Exit to Chatagoune-goune" avec son mot grivois sournoisement embusqué dans le refrain, l'album s'évapore un peu avec un rock de saloon plus avare en onirisme, qu'il ne finisse pas sur un grand morceau, nous laisse ainsi cette impression d'album auquel il manque quelque chose, puzzle pas terminé. Final au goût de broutille qui impose une notation plus faible que celle de Dernières Balises et Alambic. Claude Mairet, l'élément essentiel, trouvera la formule gagnante deux ans plus tard avec l'album le plus cold de Thiéfaine et (donc ?) celui auquel je suis le plus attaché. Soleil Cherche Futur est plus à prendre comme un excellent E.P. de Thiéfaine, ce qui est déjà beau, et à coup sûr l'un des plus mystérieux, contenant au moins trois de ses plus grands morceaux.... Inachevé, mais envoûtant !
Dans le même esprit, Raven vous recommande...


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- Lord Tom › Envoyez un message privé àLord Tom
Oui je...connais cette théorie. Je connaissais pas Meteo...ouch Ta zone chaude môme, precox ejaculator. L affaire Rimbaud chouette, mais y'a du Fascinant de laideur là, même en recontextualisant année 80 tout ça. Heureusement qu'Alambic n'est pas loin. Cette voix... ta zoonnee chaude môoomme, bbrr
- Raven › Envoyez un message privé àRaven

Rock joyeux si tu veux (ou pas), c'est la possibilité nawak-Gotainer-Elmer food beat de HFT qui ressurgit des fois... Comme une envie de pas faire dans le "grand œuvre" et de s'autoriser à débiliter... peut-être aussi les restes de mocheté des années amour lard cochon. Sur Alambic il évitera ça, mais il reprendra de plus belle sur Meteo (ex Precox ejaculator où là les chœurs féminins te sortent du trip Play blessures (discount) pour intégrer une ambiance plus proche de l'espace jingle des pubs Antenne 2 à pomme radioactive).
- Lord Tom › Envoyez un message privé àLord Tom
Ostentatoire Sérigraphiste Schizoide 117. Les dingues et les paumés bien sur. Mais sans déc, rock joyeux.. Corgan, ce bon vieux Bill, Évidemment sous la ceinture, et même en plein dans le dos !
- Raven › Envoyez un message privé àRaven

"SacWré Youbert". OSS 117 c'est un nom à nombre pour titre de HFT en plus, bien vu. "Ossuaire Séminariste Saturnien 117", tiens... En tout cas tu attaques Hubert-Félix de façon moche (pour pas dire sous la ceinture façon Krav maga) avec Rock joyeux, parce que c'est pas le ca/o(n)nard Billy Corgan qui aurait mitonné des morceaux comme "Les dingues et les paumés" ou "Soleil cherche turfu" !
- Lord Tom › Envoyez un message privé àLord Tom
Passons à Hft maintenant. Rock joyeux, atroce un jour atroce toujours. Philippe eudeline au chant why not, bbrr et ces chœurs féminins ! et tu prononces bloc bloc ou loque loque? Sacré Hubert toujou' le mot pouw wiwe, what a jerk. Vraiment aller dans ce try hard pseudo badass tongue in cheek, comme tu voudras my asslickin' cocksucker motherfuckin' son of a bitch AHAHAHAHAAAH poutain de chaleuw... I'm just playin' cousin hub, you know we love u

