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Red Hot Chili Peppers › Red Hot Chili Peppers

cd | 11 titres | 32:32 min

  • 1 True Men Don't Kill Coyotes
  • 2 Baby Appeal
  • 3 Buckle Down
  • 4 Get Up And Jump
  • 5 Why Don't You Love Me
  • 6 Green Heaven
  • 7 Mommy Where's Daddy
  • 8 Out In L.A.
  • 9 Police Helicopter
  • 10 You Always Sing The Same
  • 11 Grand Pappy Du Plenty

extraits vidéo

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line up

Flea (basse), Anthony Kiedis (chant), Cliff Martinez (batterie), Jack Sherman (guitare)

chronique

Styles
funk
post punk
rock
fusion
Styles personnels
fusion old-school de drogués sdf

"Allo, Dariev ?" - "Salut Raven, ça roule ? Alors t'as fini tes chros des Red Hot ? Sors-toi les ergots du fion et travaille, feignasse !" - "OK, j'ai pas fini j't'avoue, mais, pfff, prout fatigué d'avance si tu préfères, parce que je dois commencer par le premier, bordel... Les bruits de canard et de cheval de Kiedis, vraiment ? Turlututu chapeau pointu Devo Boingo pas encore surfer ?" - "Bah comme tu veux mais ça serait marrant que ce soit toi qui cause de celui-ci, vu tes goûts de chiotte. Et tiens tu fais bien de causer de cheval : tu es le poulain de qui, tes chroniques de musique chocolat t'ont été rendues possibles par qui ? Alors où en es-tu donc, petit poney à plume de crin ?" - "Oh mais écoutez-le, le baltringue qui considère Californication comme un chef d'oeuvre ! Je prends tes provocations très à la légère mon gars... Et pis le premier Red Hot hein, ahahah, ohohoh, j'l'ai jamais eu en disque ce skeud, et je l'ai écouté que deux fois dans ma vie genre emprunté en médiathèque, ou entendu en soirée quelques extraits genre "Buckle Down", pis retesté en mp3 pour voir !" - "Tu t'en branles mec, exhaustivité suppose parfois escroquerie, surtout si on cause Red Hot, groupe assez escroc... c'est pas comme si c'était le chef d'oeuvre du groupe non plus" - "En effet, ils n'en ont jamais sorti" - "Faux : il y en a deux ! Et celui-là tu lui mets combien du coup ?" - "Bah j'sais pas... note de brouillon, je pense, ouais... faut que je le réécoute posément." - "Hahaha pas besoin, t'as juste à réécouter ça en streaming, franchement pour ce genre de skeuds très dispensables..." - "C'est ce que t'as fait pour Californication non ?" - "Ne blasphème pas, attention" - "Désolé. Mais tiens j'y suis justement : le chant de Kiedis c'est n'imp de chez n'imp, jusqu'à virer légèrement Beefheart sur je sais plus quel titre, et... il m'est moins irritant là-dessus étrangement alors qu'il fait tout pour, les effets old school ahahah, oh attend mais oui, c'est c'ui où y a du vieux Midnight Oil et du vieux Nick Cave sur le tube d'entrée non, un peu country-punk sur les bords, haha ouiiii". "Euh... ouais euh..." - "Si si, "True men don't kill Coyotes", un de leurs meilleurs titres, suivi sans transition de Run DMC avec la guitare qu'ils n'auront plus après, qui sonne post-punk... chelou non ?" - "Ouais mais tu sais Raven, les Red Hot c'est le premier groupe de fusion... Regarde la date mec, 1984 ! Accessoirement essaies de pas tomber dans le tautologisme comme à ton habitude" - "Pas faux, pas faux... c'est pas aussi gutsien que le premier Faith No More mais rien que pour cette pochette" - "Yep!" - "et pis dans cette chro j'me ferai pas chier, je dirai juste que ce premier des Red Hot produit avec les pieds est pas le plus funky, qu'on dirait presque du post-punk expé par moments, genre Gang Of Four qui aurait mal tourné après une cuite vers les collines hollywoodienes, que c'est la sensation que j'ai toujours eu, et pis "Buckle Down" est un des tubes les plus cons et laids des années 80 mais ça le fait pas trop mal dis-donc" - "Pas faux ça ! Haha ! mais j'y pense, relis bien les paroles de Californication quand même avant de le sabrer hein" - "Je dirais aussi que ce premier c'est globalement de la merde, après tout comme à peu près tout ce que feront ces faces de noeud avec un noeud à la place du cerveau une fois délestés de leur zébulon" - "Euh...attends, t'emballes pas" - "mais que tout de même, leur première période reste moins tête à claques que celle d'après Blood Sugar... inclus" - "Ouhla ouhla, pas d'ac', Frusciante mec, quand même quoi ! Putain tu crains, je double-chro pour être sûr !" -"Et pis j'ajouterai que bon, ça fait le taf pour commencer, cet album booger-fusion de 1984, c'est une démo genre biscornue, contenant ce qui concourre pour être le titre le plus craignos des années 80 - a.k.a. "Mommy, Where's Daddy?", premiers éléments indiquant la nette tendance fourre-groupie de Kiedis - et honnêtement je suis assez surpris à la réécoute de constater que derrière sa pochette qui dit le contraire, ce n'est peut-être pas celui-ci leur plus moche et brouillon ! Suis mon regard... Ce premier c'est du post-punk qui vire fusion sans prise de chou quoi, contre toute attente plutôt gutsien même, bordel un final qui s'appelle "Grand Pappy Du Plenty" c'est pas gutsien ça peut-être ? Si t'écoutais cette instrumentale sans connaître en blind test tu croirais jamais que c'est du Red Hot ce passage, impossible !... Et ? Et cette pochette lui va comme un gant de toilette... j'ferais limite péter la note positive figure-toi, mais ma note sera une note de démo passable, avec personnalité marquée. Pardon Dariev, je crois que je t'ai coupé, tu disais ?"

note       Publiée le vendredi 29 mai 2015

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chronique

Styles
funk
post punk
fusion
rock alternatif
Styles personnels
« débuts difficiles »

Flea, jamais avare d’un coup de pouce au vaste champ du rock alternatif et punk l’ayant inspiré, le répétera : c’est Gang of Four qui lui a donné envie d’empoigner une basse et de lui filer une rouste sur les cordes façon Larry Graham (le slappeur de chez Sly Stone, puis Graham Central Station, donc). Si pour eux-mêmes, la chose est inégale, pour leur discothèque ou choix de reprises, les Red Hot ont toujours eu putain de bon goût. Quel autre groupe est capable de reprendre aussi bien du Stevie Wonder, du Hendrix et du 45 Grave devant un stade de France plein à rompre, le tout avec un même naturel… Qui d’autre cite des plans de P-Funk voire de Thelonious Monk à n’en plus finir, une socquette sur la stouquette, face à un public blanc comme schnouf, pogotant et réclamant sa dose d’adrénaline ? Hmm ? Attendez je vous aide, finissez tranquillement de rougir de honte en pensant à ces vacances d’été embarrassantes de l’année 2002 (rien que le chiffre est embarrassant), je vais le dire pour vous : les RED HOT CHILI PEPPERS, personne d’autre. Alors oui, autant tout le monde aura un souvenir associé aux albums des 90’s, autant sur ce premier épo, bézeffe. C’est normal, tout comme les Beastie Boys, les Red Hot étaient bel et bien un groupe nineties paumé dans les années 80… Costumes, paroles, attitude… Tout détonnait au sein des très "so smart" 80’s, mélancoliques, adultes, liquides… Les Red Hot c’est le bruit d’un mentos dans une bouteille de coca, c’est le son de 4 mecs qui s’en mettent plein les narines en studio en s’astiquant les cordes de basse, sans la moindre considération pour cette décennie qu’ils ne comprennent pas, qui ne les a pas compris, et qu’ils auront traversés en crevards bariolés. Flashback sur l’année de ce skeud : en 84, le rap n’était déjà pas super vieux, alors imaginez, le chant rappé dans le rock… On est deux ans avant Walk This Way, un an avant le carton de Run-DMC, tout est encore à faire. Kiedis rappe comme une brêle, mais c’est déjà énorme. Et quand un autre blanc-bec aux airs méditerranéens, un certain Mike Patton, aussi white trash que Kiedis était d’origine Jet-Set, se lancera dans le délire vocal avec son groupe Mr Bungle, un peu plus tard dans la décennie, on aura le droit de penser qu’il s’est inspiré des Red Hot. Un morceau comme "Mommy Where’s Daddy" n’est pas du Zappa ni du Funkadelic, c’est déjà une sorte d’humour à froid malsain façon 1er Bungle, et la pochette ne fera que corroborer. La différence , presque accessoire à ce niveau de déconne trouble, c’est bien sûr que les mecs Bungle ont quasiment réussi tout ce qu’ils ont tenté, alors que les Red Hot visaient naïvement le succès avec une formule anti-commerciale au possible. Matez le clip en lien ou toute vidéo live, apparition TV etc de cette glorieuse époque, et osez me dire en face que les Red Hot n’étaient pas l’un des tout premier groupe de rock alternatif américain, complètement au taquet dès le premier jour, quand Jane’s Addiction n’était même pas à l’état de fantasme dans la tronche de Perry Ferrell. Bien sûr, personne n’avait envie de donner la moindre crédibilité "underground" à de pareils loustics (là encore, l’aspect visuel ne peut être occulté). Quant à leur présence sur EMI, qui dire si ce n’est que c’est probablement un gros piston du père Kiedis, tant les disques sont dénués de tout potentiel commercial. 8 ans et quatre albums de fourvoiement intégral, c’est pas vraiment ce que j’appellerai la trajectoire d’un groupe FM, surtout que les tubes amèneront leur cortège de malheurs… Pourtant, comme d’autres produits par Rick Rubin, certains jugeraient le groupe à l’aune de ses disques de platine, si possible du dernier en date, puisque en vrai pas grand monde n’a écouté les Red Hot d’avant Blood Sugar. Comme on va le voir, ils n’ont pas complètement tort sur toute la ligne. Mais y’avait tout de même des trucs à sauver dans l’avant-Frusciante…

note       Publiée le vendredi 29 mai 2015

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E. Jumbo › vendredi 29 mai 2015 - 15:24  message privé !

Finalement plutôt sympa, celui-là. La prod comme les vocaux ne me gênent pas, il est court et a effectivement un côté assez ovniesque pour l'époque.

Note donnée au disque :