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Red Hot Chili Peppers › By The Way

cd | 16 titres | 68:46 min

  • 1 By The Way
  • 2 Universally Speaking
  • 3 This Is The Place
  • 4 Dosed
  • 5 Don't Forget Me
  • 6 The Zephyr Song
  • 7 Can't Stop
  • 8 I Could Die For You
  • 9 Midnight
  • 10 Throw Away Your Television
  • 11 Cabron
  • 12 Tear
  • 13 On Mercury
  • 14 Minor Thing
  • 15 Warm Tape
  • 16 Venice Queen

enregistrement

Enregistré de Novembre 2001 à Mai 2002 aux Cello Studios et Chateau Marmont , Los Angeles, California - Produit par Rick Rubin - Ingé-son, mixage : Jim Scott - Masterisé par Vlado Meller

line up

Flea (basse, chœurs, trompette sur "On Mercury"), John Frusciante (guitare, chœurs, piano, synthétiseur modulaire), Anthony Kiedis (chant), Chad Smith (batterie, percussions)

remarques

Direction artistique, peinture, photos : Julian Schnabel

chronique

Styles
pop
rock
Styles personnels
ballades et flashes d'inspi

Découvert à sa sortie, comme son prédécesseur, ce By The Way m’a accompagné avec beaucoup moins de régularité… Le contraire d’un grower, à l’inverse de Stadium Arcadium, c’est un disque qui lasse, artificiellement rempli de ces ballades que le groupe gardait encore pour ses faces-b sur Californication. Frusciante dira ne pas beaucoup l’aimer, regrettant l’orientation 100% "anglaise", ce que tendrait à appuyer l’amour d’un pote fan des Beatles pour cet album. Personnellement, je n’ai jamais rien entendu de bien anglais dans ce disque, n’étant pas de ceux qui associent les rosbifs systématiquement aux mélodies pop faciles. Les Red Hot ont repris Teenager In Love de Dion pour les sessions de ce disque, vieux tube doo-wop amerloque à la Four Seasons, complètement barbapapa et familial. Voilà qui donne le ton. By The Way, c’est l’album petit-bras, le road trip d’une après-midi et puis s’en va, voire d’une fin de matinée d’une colossale improductivité. Une Californie un peu trop balisée, la californie des rues bien rangées bordées de palmiers, des pelouses bien taillées et des suburbs dont on ne trouve plus la sortie. Si les singles, que vous avez sans doute tous subi plus que de raison à la radio ou tv, sont tous d’une richesse mélodique incontestable (sauf By The Way la chanson, vraiment l’exemple-type de l’expression "pilotage automatique"), on n’en sauvera guère que "Can’t Stop" et son break sautillant-saudade qui m’évoque quelques larmichettess s’évaporant au-dessus d’un barbecue, tandis qu’une bande de potes s’esclaffe derrière en faisant des ploufs dans la piscine. Rien de vécu, juste une image, l’image la plus juste pour ce disque qui suinte le confort matériel et la banalité pavillonnaire par tous les pores. Seule "This Is The Place", dévoile une véritable profondeur, enquillant pont sur refrain, mélodie sur mélodie, et Kiedis laissant s’échapper l’air de rien un "On the day my best friend died I could not get my copper clean", allusion à Slovak et à un enterrement raté pour cause de pif dans le crack. Pour le reste… oh il y a bien un superbe arpège mélancolique par là, un chœur inspiré par ci, une témérité dans le pur slow variétoche à signaler ("I Could Die For You", faut quand même oser, même ma grand-mère aurait trouvé ça trop sirupeux, Bryan Adams peut aller se rhabiller niveau racolage de ménagère)… Mais globalement c’est l’encéphalogramme plat, la magie de Californication a disparu, ils l’ont laissé retomber comme des cons à attendre 2001 pour enregistrer la suite et à tourner sans relâche. Et puis viens ce Throw Away Your Television, comme un cheveu sur la soupe, et ce Cabron qui voit le groupe renier avec sa légèreté d’antan, se payant même le luxe d’emmerder tout ceux qui ne supportent pas leur romantisme suranné… "Connard, connaaaaaaard" chante quand même Kiedis sur fond de flamencounet qu’on n'attendait pas ici. Ça repart sur un "On Mercury" diablement tubesque et enfin d’une fluidité mélodique sans faille (coucou Sublime!), les mariachis tressautent, Frusciante se perd dans des "oooh-aaaah" de western, c’est du tex-mex qui réveille, et ça sert d’échauffement à LA perle du disque, j’ai nommé Minor Thing. Alors là, ne comptez pas sur moi pour décrire une chose pareille, on ne dissèque pas la classe à l’état brut, monsieur, on la choie et on la chérit, et puis c’est tout. C’est un titre qui s’est probablement écrit tout seul sous leurs petits doigts, un peu comme le combo "Greeting Song/ My Lovely Man" à la fin de Blood Sugar, ça vient d’on ne sait où et c’est d’un seul bloc, parfait, ultime, absolu. Une écoute de Minor Thing par jour keeps the doctor away comme diront les sages musicothérapeutes dans quelques siècles, notez-ça dans un coin de votre tête de snob récalcitrant ! Reste ce Warm Tape venu d’outre-espace, cet exercice plus prog qu’ils ne le seront jamais : claviers d’éther gazeux, batterie prolixe, texte toujours aussi moite de l’éternel Obsédé Kiedis… Et mélodies tuante, breaks angéliques sur breaks angéliques comme sur Californication. Ça y’est, les mecs sont en apesanteur, l’inspiration est retrouvée, on se dit que le dernier titre, Venice Queen, sera l’apothéose… Mais hélas, cette ballade à tiroirs se voulant plus sincère et folky tombe à plat. Mais c’est pas grave, les deux titres précédents sont du niveau de leur tout meilleur. Remarque finale, sur les titres les moins nazes, c’est en définitive leur côté Oingo Boingo qui se révèle ici (groupe de Danny Elfman)… un aspect qui a toujours été latent chez eux, outre la proximité géographique. En résumé, si on fait un tri, on a tout simplement un EP du niveau de Californication, et ça, c’est assez rare pour se retrousser les manches.

note       Publiée le vendredi 29 mai 2015

chronique

Styles
pop
rock
Styles personnels
toulon-nice en t.e.r.

Ouais bon, là c'est chronique non-informative anti-inrockuptible primaire. Si ça se trouve même eux l'ont saquée cette Var West music, mais je m'en fous, aucune raison de se sentir ambulancier devant ce Red Hot médite-et-raaaaaaah-néant. Pas exactement néant d'ailleurs, vu cette fin d'album, mais nous y reviendrons... Et ça y est vous venez de comprendre qui joue le rôle de qui : c'est Dariev qui incarne Frusciante. Car je dois lui reconnaître de l'avoir joué chroniques passionnées et fines respectant le badaud. Et bibi a le rôle de Kiedis, donc (délicieusement ironique vu l'antipathie que m'inspire le ouin-ouinard à mèches) : son boulet, sa quiche, le baltringue quoi. D'façon je me réserve le fin pour Afghan Whigs si ça ne vous dérange pas, vu que Kiedis ne sera jamais Dulli, en passant, et surtout pas sur cet album... By The Way, n'en déplaise à mes associations nostalgiques qui en lient une certaine ballade au souvenir des pieds très sensuels (et uniformément mats) d'une sudiste de passage chez le voisin, eh bien... Voilà bien là le genre de disque qui me fait me sentir loin du littoral, né à 500 kilomètres minimum de toute plage et pissant dans la mer dès qu'il en a l'occasion. Après tout les poissons ne se gênent pas. Et même si mon 2/6 est à prendre comme scientifiquement valide (j'ai aussi du respect pour l'eau de mer, berceau de la vie), je pisse aussi sur ce disque doté d'arrangements souvent mignons, qui entre autres mochetés contient une face B de la Mano Negraaarghl, et comme seuls réels passages de poids le tryptique final avec le solo absolument sublime sur "Minor Thing", puis ce titre étrange new wave-country "Warm Tape" et enfin la mélodie de guitare imparable de "Venice Queen" (merci Dariev d'avoir insisté pour que je réessaie la fin de l'album uniquement, en général je suis irrité bien avant)... Voilà la raison pour laquelle une note minimale serait vache, pour ce trio de fin. Sinon le reste... Je ne suis pourtant pas fâché avec l'ensoleillé à la base, j'adore Monster Magnet, je crois que j'ai pas crains le tube ultra-répétitif de Manu Chao à sa sortie, et je ne peux me passer de ma poignée de disques g-funk. Je ne suis pas fâché avec le mielleux le plus poussé non plus : certaines chansons de Michel Berger et de Tiamat me filent des frissons. Je ne suis pas insensible à la fragilité des épaves d'hommes qui essaient de se relever et s'écroulent magnifiquement dans leur intimité avec une voix des plus choutes : Daniel Darc me crevait le coeur... Alors pourquoi suis-je agaçé par ce Red Hot dont j'ai vécu en direct l'explosion Californication, comme je le suis par les Smashing Pumpkins ? Pourquoi kiffer Mother's Milk, savourer sans problème un gros tiers du bouffi Blood Sugar, et être escagassé par ce By The Way pourtant peu avare en acrobaties surfistiques ? Grmblmblbl... Messieurs les Piments, ou devrais-je plutôt dire Mesdames les Olives dénoyautées de chez Crespo, m'bref, foutue putain de bande d'ex-déchets sautillants reconvertis dans le slow Chérie FM et le funk rock pour les moins de seize ans : reprenez de la drogue et arrêtez de vous prendre au sérieux. Vous chantiez mal sur Mother's Milk selon Dariev... Mais bordel Dada, est-ce qu'on demande à des abrutis de funky surfers de bien chanter et de jouer joliment ??? Ce sont des CANCRES, hormis l'oasis mélodique Frusciante, alors bande de cancres, lâchez le Banga, revenez au bounga-bounga, pataugez dans votre joviale connerie en bons crétins, j'sais pas, faites ce que vous voulez tiens, pas ce que dit Gérald !!! "Don't forget me", eh mais j'aim...ah non, raté, presque... c'était pour dire qu'on sait aussi faire de la ballade à la Dave Wyndorf ou Trent Reznor pour mérosexuels ? "Can't Stop", c'est quoi ce funk tout raidillard pour salle de muscu lambda, agrémenté d'un rap émotionnel plus Cali que Fornication ? Votre mélancolie bandes de Red Hot Chili Puget, je m'en tape comme du dernier aïoli du père Ducrasse ! Kiedis : retourne sous le pont au lieu d'en rêver, et arrête ton spleen, tes tubes ne sentent plus la vérité depuis longtemps (je te concocterai volontiers un anagramme de vérité en y ajoutant un "a", au passage, sachant que ça ne sera jamais la note émotionnelle que tu pourras espérer recevoir de ma plume). Flea : tu es une puce, pas un kangourou. Frusciante : je t'aime malgré ta culpabilité certaine dans cette affaire, et tu peux être fier de tes solos, albums comme de guitare, mais tu pourrais lâcher ces types qui te méritent autant que les Rubettes auraient mérité d'avoir Hendrix. Sans rancune hein. Mais vous êtes si bassement, petitement californiens, que j'ai envie d'appeler Mike Muir à la rescousse pour vous dégonfler le melon à coups de noix de coco, tas de glands.

note       Publiée le vendredi 29 mai 2015

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Dun23 › lundi 3 août 2015 - 18:44  message privé !

nope. Phil Collins s'est jamais pris pour les beatles... Mais je te rejoins, c'est imbaisable.

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Seijitsu › lundi 3 août 2015 - 17:42  message privé !

J'ai beau l'avoir écouté avec les conditions optimales pour l'apprécier (en voiture sous le soleil du sud), ça reste imbaisable. Minor Thing surnage au dessus de cette flotte déminéralisée. By the Way ou l'album funk (pop) rock de Phil Collins.

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Seijitsu › lundi 1 juin 2015 - 20:08  message privé !

Ho ! Effectivement... Serait-ce un plagiat ?

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torquemada › lundi 1 juin 2015 - 20:01  message privé !

Sauf que le Pantera est sorti un an après, il me semble.

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Seijitsu › lundi 1 juin 2015 - 19:58  message privé !

L’œillade appuyée vers Pantera est dans les chœurs de Punk Rock Classic (si c'est pas les mêmes que sur Primal Concrete Sledge, je me rase la tête).

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