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Dissection › Storm of the light's bane

8 titres - ##:## min

  • 1/ At the fathomless depths
  • 2/ Night's Blood
  • 3/ Unhallowed
  • 4/ Where dead angels lie
  • 5/ retribution / Storm of the light's bane
  • 6/ Thorns of crimson death
  • 7/ Soulreaper
  • 8/ No dreams breed in breathless sleep

enregistrement

Enregistré aux studios Hellspawn / Unisound, du 17 au 30 mars 1995.

line up

Jon Nodveidt (chant, guitares), Johan Norman (guitares), Peter Palmdahl (basse), Ole Ohman (batterie)

chronique

Styles
metal extrême
black metal
death metal
Styles personnels
dark metal

Le deuxième et malheureusement dernier album de Dissection n'est rien de moins qu'un des dix albums de black qui ont fait la grandeur de ce genre. Du dark métal, plus exactement, comme on en n'avait jamais entendu (le genre apparaît en 1993 avec le premier album du groupe), et qu'on n'a plus entendu depuis. Dissection EST le dark métal, et "Storm of the light's bane" en est la flagrante démonstration. Cet album à l'ambiance parfaite, nocturne, violente et sorcière, nous plonge dans 44 minutes de leur black/death, à la fois mélodique mais très "pur" (il n'y a pas de claviers), basé sur le jeu à deux guitares, truffé de breaks opportuns, parsemé des bons vieux interludes acoustiques de rigueur, le tout arrosé sans cesse de ces incroyables riffs en éboulis. Il y a dans ce disque tout ce qui fait le métal, et le métal sombre en particulier. Les départs furieux, courus comme des cent mètres, les mélodies qui vous clouent sur place par leur évidence, les ralentissements qui font ressortir une double gratte, qui plus encore que sur "Somberlain", évoque Maître Maiden. Mais attention, il s'agit de black métal, et du très grand, et si Nödtveidt connaît ses classiques, il marche d'abord aux côtés de ses frères Nordiques (Le premier album de Dissection est d'ailleurs "eternally" dédié à Euronymous and the cursed mayhem). Les doubles croches infernales sont bien là, noires, inblocables, éminemment maléfiques, (écoutez "Unhallowed" !), et la batterie de Ole Ohman a dans cet album le son qui convient à son jeu "blastique", fin et rigoureux. Et puis il y a la voix ! Jon Nödtveidt a une des meilleurs voix du genre. Plus black que sur l'album précédent, haineuse et crachée, mais toujours profonde et sombre. La grande force de Dissection, avec tout ça, est cette incroyable ambiance, qui se dégage en permanence de ce qui se passe dans les baffles, et tout cela sans effets, sans surproduction (y a quand même pas mal de reverb'), sans chichis, rien qu'avec deux guitares, une basse, une batterie et des notes judicieuses. Et il n'y a, à mon avis, que dans le dark métal, et dans cet album tout particulièrement, que l'on peut retrouver cet "esprit" à la fois diabolique, nocturne, glacial et sylvestre, de l'immense "In the nightside eclipse". (Les pochettes de Dissection sont d'ailleurs signées Nécrolord). Il ne s'agit pourtant pas de la même musique. Et ce pas uniquement parce qu'il n'y a pas de claviers. Dissection est un groupe suédois, dans lequel on retrouve les éléments plus "bruts", death, propre à la culture métal du pays. À noter à ce propos la présence sur ce disque de IT (quand même !) et de Légion, dans les backs. Je vous l'ai dit : la Suède, rien que la Suède, et pour le meilleur ! Avec cet album, Dissection s'est imposé, en plus d'être déjà le créateur du genre, comme la référence absolue du dark métal, et une des plus grandes du black en général. Historique !

note       Publiée le jeudi 27 décembre 2001

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CeluiDuDehors › mardi 7 juin 2016 - 11:40  message privé !

Mes hommages ami Reflebe, content de te lire par ici! ;-)

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Reflebe › samedi 4 juin 2016 - 15:17  message privé !

Que de joie de retrouver CeluiDuDehors avec qui j'avais grand plaisir à converser! Excellent disque pour ma part dans un registre, celui effectivement du heavy metal/thrash 80s à la sauce BM, magnifié par des mélodies imparables et des riffs qui font lever vers le ciel un poing vengeur. C'est vrai que c'est mélodique et finalement très accessible. Mais c'est justement ce qui lui donne un charme emplie de mélancolie et d'une efficacité sans esbroufe prétentieuse. Peu de groupe dans ce registre arrive à me convaincre. Quand c'est le cas, je ne m'en prive pas.

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CeluiDuDehors › mercredi 18 mai 2016 - 12:56  message privé !

Presque 10 ans apres mon premier commentaire...je monte ma note a 4 boules! Cet album est bien en fait; bien ecrit, bien produit, des melodies qui font mouche. En fait je crois qu'a l'epoque j'ai pas fait les bonnes comparaisons - Beherit, rien a voir en effet - ou capte les references du groupe qui lorgnent plus vers le heavy metal/thrash 80s que vers le metal extreme de la meme epoque. J'y vois toujours pas un chef d'oeuvre cela dit mais ce n'est pas du tout le style de metal extreme que j'affectione, ceci expliquant certainement cela.

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Dead26 › vendredi 3 juillet 2015 - 13:20  message privé !

Justement ce qui est fort c'est qu'ils ont réussi à faire croire à quelques pèlerins qu'il y avait des claviers alors qu'il y en a pas, juste une bonne révèrb comme a pu le faire tant de groupes dit de "dark metal" d'époque avec ce son si spécifique. Ceci dit c'est un des plus grands albums sortis dans le genre !

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Int › vendredi 3 juillet 2015 - 12:21  message privé !

C'est bizarre, de tous les grands classiques du Black c'est peut-être le seul que je trouve sévèrement surestimé. A chaque écoute je me fais la même remarque : ils ont réussi à produire un effet "Black sympho très kitsch avec des claviers bons marchés", sans les claviers bons marchés et sans faire du Black sympho (le premier Emperor c'est l'inverse, ils arrivent à faire ce que Dissection essaye de faire avec des claviers bons marchés...).

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