Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesTTerminal Cheesecake › King Of All Spaceheads

Terminal Cheesecake › King Of All Spaceheads

  • 1994 • Jackass JAK CD8 • 1 CD
  • 1994 • Jackass JAK CD8 • 2 CD
  • 1994 • Jackass JAK 8 • 2 LP 33 tours

cd • 12 titres • 69:25 min

  • 1King of All Spaceheads5:21
  • 2Budmeister5:14
  • 3God's Turban and Tutu10:11
  • 4Ginge Le Geezer8:09
  • 5'Lo 'Lo1:06
  • 6Tibetan Lift Off5:20
  • 7Steady Draw10:50
  • 8Herbal Space Flight8:04
  • 9Black Microdot 13:15
  • 10In the St. Johns Ambulance Tent; Glastonbury 19893:21
  • 11Black Microdot 111:41
  • 12The Last Temptation of St. Leary6:55

cd bonus • 1 titre • 25:00 min

  • 1Interview by M.C. Lucke25:00

line up

Steve Fez (basse), Simon Doling (batterie), Gordon Watson (guitare), Gary Boniface (chant)

remarques

Certaines éditions ont un morceau en plus, gravé sur un deuxième CD. Il s'agit d'un enregistrement live du groupe mystérieusement intitulé 'Interview by MC Lucke'.

chronique

Styles
psychédélique
dub
noise rock
shoegaze
ovni inclassable
Styles personnels
terminal bouillon-dub

Passer de ‘Gateau d’Espace’ à ‘King of all Spaceheads’, c’est un peu comme passer de la clope roulée crapotée en cachette à la pipe à fleurs hallucinogènes bien chargée. Le genre de disque qui fait faire le grand saut. ‘The Aim is to feel real good’... un but est annoncé d’entrée de jeu, avec une voix peut être juste murmurée, mais qui prend dans nos oreilles affaiblies une ampleur à faire trembler les cieux. Le groupe avait commencé à verser de plus en plus de dub dans sa mixture à partir de Pearlesque, l’ingrédient ayant même pris une nette dominance sur l’explicite Gateau d’espace. King of all Spaceheads nous embarque pour le grand voyage. On n’écoute pas ce disque, on nage dedans, on plane dans ses abysses. On s’y perd, on se gave de ses détails, mille couches sonores à absorber. ‘Budmeister’ est encore assez nette avec son groove raide, mais peu à peu tout se trouble. On confond les limites, la réalité n’est plus qu’une suggestion. ‘God’s Turban & Tutu’, ‘Steady Draw’… le temps s’étire dans ces pièces, sortes de traversées d’un désert psyché-dub, accroché à ses deux-trois notes de basse manipulées jusqu’à l’écoeurement, conduit par ces boucles rythmiques assommantes... Se perdre dans ces immenses étendues est à la fois plaisant et périlleux, mais les vieux chamans du Cheesecake ont balisé le chemin. ‘Ginge le Geezer’ est une petite tempête grunge/shoegaze, une mousson qui tombe à pic pour stimuler la marche. Une petite pause plus tard dans un temple colossal à la gloire d’une divinité oubliée, le temps d’échanger avec les bonzes locaux, ressentir leurs chants de gorge radioactifs, et partager leurs souffles mystiques. ‘Herbal Space Flight’ est une des pièces musicales les plus lourdes jamais créées… rythmique façon hip-hop le plus massif, ligne de basse monolithe qui approfondit la transe, et puis un déluge de guitares noise, psyché, stoner dans l’esprit. Un tourbillon goudronné et brulant dans lequel on pourrait se laisser sombrer une éternité sans lassitude. C'est un sourire jusqu'aux oreilles, mais aussi baigné dans la sueur et avec de la brume tout autour de la tête qu'on se réveille sans trop savoir où on a atteri. A partir de là, plus rien ne va. Des petits démons ailés font leur apparition. Ils viennent tourner autour. On les entendrait presque ricaner ‘’t’en as trop pris, vieux, trop pris…’’. Re-voilà les mariachis en tapis volant, on les a déjà croisés sur ‘Gateau d’espace’, mais ici leur chanson est couverte par les battements du cœur qui courent le long des tempes et commencent à faire rage. ‘The Last Temptation of St Leary’, enfin. Le ‘’thème’’ revient s’emparer de notre corps, l’imparable ligne de basse qui charpentait le morceau ‘Coils’ sur l’album d’avant… surmontant, se hissant peu à peu pour percer à travers l’infernale cadence de la batterie, celle-ci atteignant le point de surchauffe. Le voyage touche bientôt à sa fin. Tout va se jouer sur ces quelques dernières minutes. Etre passé de l’autre coté et peut être en revenir pour pouvoir en parler…

note       Publiée le dimanche 27 novembre 2016

Dans le même esprit, sergent_BUCK vous recommande...

réseaux sociaux

tags

Vous devez être connecté pour ajouter un tag sur "King Of All Spaceheads".

notes

Note moyenne        4 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "King Of All Spaceheads".

commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "King Of All Spaceheads".

Klarinetthor › dimanche 8 avril 2018 - 03:34  message privé !

eux aussi, il y en a un nouveau qui mitonne pour l'été - l'automne. Toujours aussi bon en live, soit-dit en passant.

Note donnée au disque :       
Harry Dickson › vendredi 13 janvier 2017 - 04:54  message privé !

Saïmone, Dolores fait aussi Cop Shoot Cop. Autres fameux. Peut-être ben même Girls Against Boys.

Harry Dickson › vendredi 13 janvier 2017 - 03:06  message privé !

Tu m'étonnes qu'ils sont devenus bien plus connus. Et particulièrement avec ce Troublegum dont tu parlais. Tu dis un poil tendax ? Le reste du groupe, au départ à la recherche d'un "chanteur", a jeté son dévolu sur la miss en la voyant se fritter sévère avec un très gros videur lors d'un concert. Je crois qu'ils étaient au festival de Reading la même année où Nirvana a mis le feu. Organ Fan ? bien oui, toujours le reproche de se calmer un peu et... d'évoluer ! HIPS, TITS, LIPS, POWER !

Dioneo › vendredi 13 janvier 2017 - 01:00  message privé !
avatar

Ah ah ! Oui, elle avait l'air un poil tendax. Organ Fan est plus posé que les trucs précédents de Silverfish, sinon, c'est sûr, mais les compos sont moins brutasses et même plutôt bien branlées, ça... Fait mieux que compenser, ça donne du bon, en fait ! Pas eu la chance de les voir en concert, par contre... Dommage. (Et je ne connaissais pas l'histoire avec la K7, pour Therapy? ... qui sont finalement devenus bien plus connus que Silverfish, au bout du truc, tiens).

Harry Dickson › jeudi 12 janvier 2017 - 22:40  message privé !

Dioneo, et les autres : les mecs de Therapy ? avaient filé une K7 à Lesley pour qu'elle leur fasse de la pub alors qu'ils démarraient, ce qu'elle a fait... Oui, c'est extra sur disque (et je suis étonné que vous trouviez tous le dernier lp bien, parce que tout le monde l'avait trouvé mou du cul en comparaison de tous leurs trucs avant, mais je l'aime moi aussi) mais en live c'était de la folie, de l'énergie et du bruit records. Et cette meuf qu'il fallait pas faire chier - y'a plein de trucs sur youtube.