Vous êtes ici › Les groupes / artistesWWeedeater › Goliathan

Weedeater › Goliathan

cd • 10 titres • 33:13 min

  • 1Processional02:12
  • 2Goliathan03:47
  • 3Cain Enabler03:01
  • 4Bow Down04:42
  • 5Battered & Fried03:38
  • 6Claw of the Sloth05:24
  • 7Bully01:47
  • 8Joseph (All Talk)02:52
  • 9Reprise02:39
  • 10Benaddiction03:11

enregistrement

Produit par Steve Albini.

line up

Dixie (basse, voix), Dave "Shep" Shepherd (guitare), Travis "T-Boogie" Owen (batterie)

remarques

Sorti sous forme CD, cassette, vinyle, numérique téléchargeable.

chronique

Styles
hardcore
sludge
metal
Styles personnels
et bluegrass aussi

Ce disque est tiédasse et a chopé la chiasse, contrairement à ce que pourrait faire penser son nom de géant croisé avec un monstre marin. Goliath fatigué, Leviathan essoré, très revendicatif quand même comme pourrait l'être une vieille poche au comptoir quand passe le JT du soir ou votre tonton un peu tourette qui balance des apologies au meurtre après deux échanges de banalité ("la santé ? - ça va" - et le boulot ?" - oh m'en parle pas, tous des ..."). J'écrivais il y a un moment que la vie pouvait se marmonner seule devant la téloche et être révolutionnaire au même moment ou bien se digérer en compagnie par l'infusion de la rage en soi. Je rêvais il y a quelques temps que la confrontation de l'oeil interne avec la nausée ou que le vertige d'être seul pouvaient faire grandir l'homme, ou que la sensation d'être surveillé, épié par des illusions créées de toutes pièces, confectionnées par notre esprit, celui des écrans ou des livres, ou bien encore par les réflexes de lapins de garenne rencontrés dans les lieux publics et les repas de fêtes privées pouvaient faire grandir la compassion. OM. Bon, je pensais la même chose à propos de la drogue aussi. Je pense que ces billevesées d'homme érectile tout penaud face à son logiciel windows notepad pourraient s’accommoder d'une rencontre amoureuse avec ce disque, ou bien d'une cure thermale de toute urgence. "Pas besoin de tant de notes que cela !" nous dit Dixie, "Pas besoin de se la jouer "moué chui artist', ch'sors du conservatoire !" nous grogne-t-il. Pas besoin de guitar hero ! Pas besoin de basse héro. Pas besoin d'épopée, pas besoin de créer quelque chose de neuf. Pas besoin d'être puissant, pas besoin d'être vivace. Plus besoin de politique ni de groove trop accentué, pas besoin de médias ni de pochette soignée, plus besoin de gutsofdarkness ni de paroles fines, juste besoin de rager et de se cacher ensuite, de headbanguer un peu, de grogner devant la téloche ou s'exalter devant des tracts, de vomir ou de faire angoisser ses proches comme les auditeurs du disque, de rigoler devant des trucs sinistres ou de pleurer devant des fleurs bleues, de trouver normal de se pinter la gueule au bord de la mare avec les grenouilles ou de trouver mature de bruler des carcasses d'animaux ou de voitures, de recycler, de séquencer et de répéter sans fin, au ralenti, des successions de notes écrites dans les années 70 par Lynyrd Skynyrd et Black Sabbath ou de continuer à s'imaginer que ça sert à quelque chose de sortir encore des disques après des années de buzzoven et de weedeater, ces deux groupes de sludge squattés par le bassiste grogneur sur cet album. Sludge ? Ah oui, ça veut dire "boue", mais celle pas saine, c'est du déchet industriel mêlée de métaux, c'est la bouillasse marron au bord des routes quand il neige dans les grandes villes, pleine de crasse humaine, ce n'est pas le fruit de la vie nourricière des vers de terre... le sludge joué ici ce n'est pas la vie, c'est l'humanité dans tout ce qu'elle a de bête et fatiguée, et l'humanité comme dirait l'aut' c'est donc le diable, c'est le mauvais esprit qui hante cette planète ou celui qui accompagne l'homme blanc à casquette de routier aux gogues, c'est Rastignac pétant dans son sofa en râlant sur cet apocalypse qui traine, le père Goriot au téléphone qui se plaint ou son voisin Bel-Ami qui gémit devant un match de football le sang plein de merde, le sludge c'est un Puissant qui peine à jouir, c'est un soumis qui se met à geindre devant INTERNET comme un catcheur en pré-retraite. Ceci est un album de sludge metal et j'ai vraiment envie de vomir maintenant, j'en profite pour laisser quelques boules à ce disque simpliste, bêtassou, stupéfiant si vous en êtes (des stupéfiants), tout plat si vous n'en êtes pas... pour résumer : 4,20 sur 6,66 !

note       Publiée le mercredi 27 mai 2015

Dans le même esprit, Rastignac vous recommande...

réseaux sociaux

dernières écoutes

  • Connectez-vous pour signaler que vous écoutez "Goliathan" en ce moment.

tags

Connectez-vous pour ajouter un tag sur "Goliathan".

notes

Note moyenne        2 votes

Connectez-vous ajouter une note sur "Goliathan".

commentaires

Connectez-vous pour ajouter un commentaire sur "Goliathan".

Rikkit Envoyez un message privé àRikkit

Superbe chro qui peut s'appliquer a toute la disco me semble-t'il.