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Noir Boy George › Metz Noire

k7 • 7 titres • 30:09 min

  • Face A
  • 1Les villes de moins de 4000 habitants4:54
  • 2Ta beauté c’est un cancer4:19
  • 3Messin plutôt que Français3:53
  • 4Les masques à gaz2:22
  • Face B
  • 5Quand tu marches dans la rue5:28
  • 6Bébé congelé6:26
  • 7On meurt aujourd’hui3:07

extraits vidéo

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enregistrement

Enregistré et mixé les 3 et 4 octobre 2011 au Centre D’Hygiène de L’Est.

line up

Noir Boy George (voix, synthétiseur), les notes de la cassette donnent en crédits : Noir Patrick, chant ; Noir Bernard, synthés.

remarques

Cassette sortie à 49 exemplaires.

chronique

Styles
chanson
gothique
pop
post punk
Styles personnels
chanson française dégénérée

Ce type, en concert, a comme une aura. Il faut l’admettre. Je l’ai pensé la première fois que je l’ai vu – ne sachant pas du tout alors d’où sortait le gars, n’ayant sans doute encore jamais entendu parler de tous les groupes éphémères ou pas où il jouait, joue, certainement jouera. (Scorpion Violente, Le Chômage, 1400 Points de Suture… désormais Roberto Succo, avec Geoffroy/Jessica 93 et Nico Headwar/Usé… J’en oublie, je ne suis pas sûr desquels il serait membre permanent ou de passage, lesquels sont censé continuer, seulement tourner, enregistrer…). Je ne l’ai pas moins ressenti celles d’après, ailleurs. Une sorte de voile de tristesse sale et de dérision, une amertume. On ne saisit pas toujours, sur place, si on fraternise ou si ce n’est que lâcher-prise, lâcher-tout, haine de soi donnée en partage ou simplement résignation… En tout cas les rangs se serrent devant la scène. Et tout court, curieusement, ça tient chaud. Le son, pourtant, sent sa pièce nue au convecteur en rade – claviers d’entrée de gamme, reverb dub fond de nuit en hiver en Moselle. La Huit Six fait combustible. Cette musique a une haleine… Pourtant je me rends à l’évidence : sur disque – les morceaux de cette cassette ou les deux plages (dont une commune à celui-là) du 45t Enfonce Toi Dans La Ville – il y a un truc qui ne prend pas, chez moi. Il m’a fallu un temps pour que certains de ces titres – pourtant familiers, donc, et aimés quand il les balance en direct (après ce bref soundcheck au micro : "Boloss-Boloss-Boloss-oss-oss…") – finissent par "entrer". Que j’y retrouve cette ambiguïté : se fout-il de nos gueules ou bien y a-t-il vraiment malaise qu’il nous refile, nous offre ? Étrange… Peut-être que l’écoute sobre ne s’y prête pas, simplement. Peut-être que ça ne peut pas complètement passer la barre, entendu comme ça, seul et posé. Peut-être que pour cette fois, ça aurait gagné tout de même à être un peu plus travaillé sur la forme, le son, dans le détail. Je ne dis pas : certains de ces morceaux finissent par trouver – sur cet espèce d’album, j’entends – leur force d’obsession… Bébé Congelé entre bien dans le crâne, vous suit facilement quand vous marchez trop tôt, le matin, dans les moments de cafard. Et la beauté sordide, bizarre, abîmée, de certaines chansons – Ta Beauté…, justement, avec sa poésie de base, approximative, pauvre ; ou Les Villes… avec son ambiance crevarde et flippée ; voire On Meurt aujourd’hui malgré ou avec son gag ressassé sur Nietzsche ("cette baltringue"…) – finit par faire touche. Mais pour d’autres – Messin Plutôt Que Français, l’espèce de Béru synthpop (même encore plus à l’ouest que ça, que cette idée) des Masques À Gaz… – je continue de trouver qu’il manque quelque chose… Peut-être une conviction ; peut-être au contraire un je-m’en-foutisme poussé un pas plus loin dans l’interprétation, quelque chose de plus "gros" qui les ferait basculer dans cette zone grise entre pure farce et dérapage pas vraiment sain… Par moments j’ai l’impression d’entendre Ich Bin – groupe alsacien, lui, ayant des membres communs avec Sun Plexus… et qui existait bien avant que se mette en place cet espèce de collectif aux bords mouvants, poreux, qui s’appelle Grande Triple Alliance Internationale de l’Est – qui n’oseraient pas exagérer le cran de plus, carrément de trop, qui fait passer la chose en force. Et pourtant… Je sais qu’elles me trouveront encore si j’y retourne une de ces nuit : ces paroles de graffiti sur briques, de délire avant de tomber endormi là où on titubait, ces synthés dégueulassement saturés, cette voix pétée dans un micro amplifié trop fort, n’importe comment. Je vois bien qu’il me fera encore rire et avaler ma salive, ce nihilisme à l’arrache – "alors rien à foutre : on meurt aujourd’hui, car demain il sera trop tard". Je ne suis pas sûr qu’il soit dommage qu’une fois rentré je n’aie pas plus, pas tant, pas trop à en dire.

note       Publiée le jeudi 14 mai 2015

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microbe666 Envoyez un message privé àmicrobe666

live in confinement https://www.youtube.com/watch?v=0jn... pis tant qu'on y est un peu plus tôt dans la journée y'avait christophe clébard en live confiné aussi https://www.youtube.com/watch?v=FI9...

Wotzenknecht Envoyez un message privé àWotzenknecht
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On est surtout totalement HS (je plaide coupable), sur la page d'un artiste que je ne connais absolument pas.

Hazincourt Envoyez un message privé àHazincourt

Vous n'avez pas suivi le file de la discussion :)

Note donnée au disque :       
Wotzenknecht Envoyez un message privé àWotzenknecht
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Qu'il ne s'y conforme pas est un fait, mais qu'il l'ait lu me parait une évidence. Le Roi, l'Axe... il ne les sort pas de ses oscillateurs ; ou bien préfère-t-il Eliade, qui lui l'avait bien absorbé.

adrenochrome Envoyez un message privé àadrenochrome

non , je dis juste que Guénon et un artiste barré des années 2000, c'est pas du tout la même chose !