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Esham › Tongues

cd • 24 titres • 71:29 min

  • 1Walkin On Da Flatline
  • 2Slippin Out Amerikkka
  • 3The D.
  • 4I'm Dead
  • 5Panic Attack
  • 6Chemical Imbalance
  • 7God
  • 8Detroit 101
  • 9Poetry
  • 10Everyone
  • 11Crash & Burn
  • 12Mr. Negativity
  • 13Pill Me (Feel My Prescription)
  • 14Brain Surgery
  • 15Devilshit
  • 16All Night Everyday
  • 17I Know
  • 18So Selfish
  • 19Envy The Sunshine
  • 20Love
  • 21Gloczup
  • 22Intro (Hallucinagenics)
  • 23Skydive
  • 24Fuck A Lover

line up

Esham (MC, production)

Musiciens additionnels : Kool Keith (MC), Heather Hunter (flow et orgasmes), Mastamind, TNT, Shoestring, The Dayton Family (MC's)

remarques

chronique

Styles
hip-hop
ovni inclassable
Styles personnels
underground > ɓɔid Γap

Tongues commence presque comme l'album d'un rappeur pro, sur "Walkin On Da Flatline" : mélancolie très new millenium, flow emo, style Sage Francis avant l'heure par un gangsta, beat presque propre... Puis un titre gangsta-arabisant, et puis... oui, petit à petit, ça part en couille, un peu comme dans un épisode malsain de South Park. Combien de titres d'Esham indispensables ? Comme toujours avec ce prolifique toxo, il faut trier les classiques acides dans l'amas disgracieux, mais on arrive à en trouver. Ici ce sera d'abord "I'm dead", donc, et puis le très psycho "Everyone", où Esham nous digge un style de prod oriental-malsain pas piqué des hannetons, ou encore "So Selfish" avec son groove simili-eminem, version prolétaire imaginatif. Et des titres electro-bizarres comme "Devilshit" (avec Kool fuckin' Keith), axés glitch, assurément pas les plus faciles d'accès de son répertoire. Même le titre avec la Dayton Family, plus basiquement gangsta, lui inspire de sortir une des instrus les plus logicielles-chelou de son répertoire. De là à dire que ça colle... C'est difforme. Tongues a un côté plus labyrinthique, tendance album-patchwork, que la plupart des disques eshamiens des années 90. La présence de Kool Keith n'y est sûrement pas étrangère, d'ailleurs vraiment dommage que ces deux là n'aient jamais sorti d'album entier ensembles, ils sont à leur manière aussi cramés l'un que l'autre. Tout décousu-destructuré, avec quelques passages electro-flippés, d'autres bien cheesy-muzak ("Envy The Sunshine", ambiance exotico-sarcastique façon OSS 117 - Rio ne répond plus), ou les slows toxo-g-funk habituels de Esham ("Pill Me"), Tongues est peut-être l'album le plus gutsien de Esham avec DMT Sessions. Et puis en même temps... je sais plus trop... Il peut faire mal au crâne, déstabiliser, avec toutes ses saveurs, ses morceaux chelous... C'est son album expérimental à la Mike Patton, voilà. Je le ressors assez peu, donc, pourtant je lui trouve un charme à part, même dans la disco du Black Hitler. C'est du rap de drogué, pas du concept-album léché, donc ça vrille et se prélasse au gré des bad trips, faut pas chercher plus loin. Impossible à noter.

note       Publiée le dimanche 12 avril 2015

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Rendez-Moi2 › dimanche 8 septembre 2019 - 18:40  message privé !

C'est une dinguerie cet album je suis incapable de savoir si j'aime ou pas mais c'est fascinant, c'est autant poppy que toxique. Pourquoi aussi peu de personnes utilisent les synthés comme Esham le fait ? Et les feats de Kool Keith juste parfait.

merci pour le fusil... › mercredi 4 novembre 2015 - 20:55  message privé !

Boiteux mais attachant.