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Lowbrow › Sex. Violence. Death.

cd • 10 titres

  • 1March
  • 2Destroy Yourself
  • 3SEX.VIOLENCE.DEATH...
  • 4Addiction
  • 5Trophy
  • 6Enforcer
  • 7The Hatred You Create
  • 8Free Ride
  • 9Maniac
  • 10Rights

enregistrement

Enregistré en mai/juin 2001 au Morrisound Studio, Tampa, Floride, Etats-Unis. Enregistré et mixé par Mark Pratord. Produit par Donald Tardy, assisté par Rob Valdez et Aaron Caillier. Masterisé au Fullersound, Miami, Floride, le 6 juillet 2001.

line up

Allen West (guitare), Richard Bateman (basse), Curt Beeson (batterie), Ben Meyer (guitare), Richard Hornberger (voix).

remarques

Réédité par Massacre Records en 2002.

chronique

Qu'est-ce qui fait la différence entre la bonne musique et la mauvaise musique ? Ben, tu vois, la bonne musique, elle vise, elle touche, alors que la mauvaise, elle vise, elle touche mais bon, c'est pas forcément pareil. Alors, peut-être que le critère discriminant restera l'ennui, ou l'impression que la musique vient marcher sur les pieds. Deux exemples : il fait nuit, vous arrivez enfin à vous endormir, lorsque tout à coup une voiture passe dans la rue avec du Booba à fond la caisse. Deuxième exemple : certains disques de metal pénibles. Ces deux critères de pénibilité et d'ennui peuvent être liés à tout un tas de facteurs : répétabilité, mauvaise copie, fainéantise dans la composition un peu trop évidente, fatigue générale dûe à la vieillesse prématurée des neurones sous le coup de toxiques divers et variés... L'avis semblait unanime par ici sur le premier album de Lowbrow. Pour remettre un peu le contexte en route, Lowbrow fut constitué par Allen West, guitariste stupéfiant, après le split d'Obituary, puis son vidage de Six Feet Under. Monté avec des routiers de la scène locale (mais quelle scène ! on se trouve à Tampa rimèmbeurre ?), avec entre autres des ex de Nasty Savage, Death, Agent Steel, selon les line-up successifs, Lowbrow restera strictement confidentiel, avec une durée de vie très courte, étant donné j'imagine le retour de West dans Obituary dès 2003 - certaines sources disent que c'est à l'issue d'une tournée catastrophe que tout s'arrêta, mais cela ne nous regarde pas. J'ai donc entre les mains le deuxième et dernier album du groupe... ça me titillait trop d'écouter ça, la chronique du premier album "Victims at Play" semblait si définitive (premier album sorti le jour de la tuerie de Columbine s’enorgueillit encore la bio du groupe qu'on peut lire sur leur site web 0.0 toujours en ligne. Ah ah.). Alors ? Toujours chiant ? Toujours pénible ? Ben un peu, mais pas trop, on va dire dans le baromètre de l'ennui, un cran de plus vers "tempête" par rapport à ma réception des premiers Six Feet Under par exemple. Lowbrow joue du bon death d'ambiance, idéal pour que ça tourne en fond là, avec j'imagine peu d'illusions, le groupe restant celui d'une bande de potes tapant le boeuf vu de loin... Quels sont donc les points négatifs ? Déjà, la voix du roadie d'Obituary ayant monté ce groupe avec West... oui, c'est bien une espèce de clone fatigué de Barnes, trop mis en évidence dans la production, et dont les paroles se veulent d'un glauque absolu mais tellement over the top qu'elles font un peu sourire, genre le refrain beuglé dans "The Hatred you Create" : "your father hates you, your mother hates you, we all hate you, why don't you just diiiiiieeee!". Mais pourquoi tant de haine ? Ben il suffit de regarder le livret, et l'ambiance bien white trash, la bobine anti-héros du chanteur, le batteur posant avec ses fusils automatiques, Allen West les yeux rouge bonbon sur toutes les tof, le bassiste tisant à la bouteille la gnôle locale, sous les feuilles de bananier... arf. Ensuite oui, la production est trop plate, il faut vraiment pousser le volume à fond, donc on entend encore plus le chanteur, donc c'est encore moins death de salon. C'est tellement con que la guitare ne soit pas assez grosse ici, car c'est quand même le principal intérêt de l'album : je n'arrive pas à me lasser de ces riffs tellement bloqués, patauds, gras et ces solos liant l'efficacité avec la branlitude la plus totale... et donc voilà les points positifs, les riffs de gratte, englouti sous la voix du gros roadie ! Dommage. Ce disque est donc bien carré, bien exécuté - à part la voix qui est parfois vraiment rebutante -, mais vraiment mal produit, avec des morceaux qui sont parfois trop longs. Ce Sex. Violence. Death. aurait pu être bon si de meilleurs choix avait été effectués, dans l'écriture, dans la production... on n'est pas loin d'une possibilité, mais avec des Si ma bonne dame... Je serai donc un peu moins dur qu'el grande Pokemonslaughter et je m'empresse d'ajouter une bouboule à la mémoire de cet album ci car il ne me casse pas les pieds à 100 %, ne m'ennuie pas trop, mais ne saurait être un bon exemple canon du genre death metal à l'ancienne, simple et efficace, faute à cette production et à une envie de bien ficeler tout cela qui a dû échapper aux séances douilles et tequila...

note       Publiée le jeudi 9 avril 2015

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dimegoat › vendredi 10 avril 2015 - 10:37  message privé !

et bé, ça fait pas envie. Déjà qu'Obituary m'ennuie un peu (bon, ça va, on a le droit aussi).