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Haiku D'Etat › Haiku D'Etat

cd • 13 titres • 71:09 min

  • 1Haiku D'Etat
  • 2Non Compos Mentis
  • 3Studio Street Stage
  • 4Los Dangerous
  • 5Pro Tool Robots
  • 6Wants Vs Needs
  • 7S.O.S.
  • 8Firecracker
  • 9Still Rappin'
  • 10Other MC's
  • 11West Side Slip N' Slide
  • 12Kaya
  • 13Untitled

line up

Aceyalone, Mikah 9, Abstract Rude (MC's), Adrian Burley (batterie), Damien Gallegos (piano rhodes), Michael Cavaseno (guitare), Sean Hiemstra (cuivres), David Kaplowitz (claviers), David Boyce (saxophone), Joseph Leimberg (trompette)

Musiciens additionnels : P.E.A.C.E. (MC)

remarques

Le graphiste qui a signé l'artwork de cette pochette a contribué à celui du split Sunn O))) & Boris (Altar) en 2006. Attention au pressage vinyle suédois de 2004, qui est erroné et tronqué (pochette jaune avec logo rouge).

chronique

Styles
hip-hop
jazz
Styles personnels
alternatif > abstract jazz rap

Haiku d'Etat, supergroupe du rap alternatif de la fin des années 90, déborde de bonnes vibes, de sarcasmes feutrés, d'intelligence. Leur son incrusté d'une finesse jazz-rock parlera aux plus raffinés et pinailleurs d'entre vous, ceux qui reprochent trop souvent au hip-hop d'être une musique binaire pour bourrins. Dans l'esprit, on est entre The Roots, les tous premiers MC Solaar, et Latyrx. Comme un Freestyle Fellowship en plus feutré... Et rien d'étonnant, quand on voit quels sont les MC's au casting. Ces rappeurs de la côte Ouest qui sont les ancêtres, confidentiels et occultes, de toute une frange abstract du hip-hop. Haiku d'Etat, c'est donc, sans surprise, du boom bap intégralement organique, chaud, envoûtant et étrange, tissé d'élucubrations lugubres au creux de l'oreille. Avec, hélas, un ou deux refrains qui sonnent un peu trop péniblement jazzy-couillons à mes oreilles, comme sur le morceau-titre d'intro, et quelques flows pas toujours marquants, même s'ils savent se faire complexes et avant-gardistes ("Pro-Tools Robots"). Mais vraiment rien de rédhibitoire de ce côté. Je préfère focaliser sur le diaphragme... car progressivement, Haiku d'Etat augmentent leur énergie, réveillant le beat qui dans leur âme est tapi. Un beat de caisse claire, des lignes de basse moelleuses, coussins sonores douillets pour échapée hip-hop subtile, des détails finement ciselés... Un son jazz rap nocturne strié d'abstractions sublimes ("S.O.S.", "Studio Street Stage", "Firecracker", "Kaya") et de boom bap bien dry à la Organized Konfusion, donc de haute qualité ("Wants vs. Needs"). Haiku D'Etat sont bien capables de se vautrer dans une ambiance sudiste-cool à la Lynyrd Skynyrd ("Still Rappin'") mais aussi, à l'occasion, de craquer des moments flippés (le morceau avorté "West Slide Slip'n'Side" qui vire à l'altercation ordurière sur une instru glaciale). Un album faussement tiède, pour lequel j'ai dû tourner mes tympans sept fois dans mes oreilles avant de juger opportun de ramener ma fraise. Car son plein effet n'est pas immédiat. C'est un hip-hop qu'il faut laisser s'ouvrir patiemment, pour qu'il embaume de ses parfums boisés, de ses vapeurs étranges. Du rap 100% cousu main, qui a dû faire grand bien à quelques-uns en 1999.

note       Publiée le jeudi 9 avril 2015

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