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OutKast › ATLiens

cd • 15 titres • 57:24 min

  • 1You May Die (Intro)
  • 2Two Dope Boyz (In A Cadillac)
  • 3ATLiens
  • 4Wheelz Of Steel
  • 5Jazzy Belle
  • 6Elevators (Me & You)
  • 7Ova Da Wudz
  • 8Babylon
  • 9Wailin
  • 10Mainstream
  • 11Decatur Psalm
  • 12Millenium
  • 13E.T. (Extraterrestrial)
  • 1413th Floor / Growing Old
  • 15Elevators (ONP 86 Mix)

enregistrement

1995-1996

line up

Andre Benjamin (MC), Big Boy (MC), Organized Noise (production)

Musiciens additionnels : Goodie Mob (MC's), Chanz (claviers), Kerren Berz (violon), Joi, Tamara, Trina, Whild Peach (chœurs), Peaches (voix), Marq Jefferson (basse), Ed Stroud (guitare), Dee Simmons (batterie), Kenny Wright (claviers), Craig Love (guitare), Chanz (orgue), Jazzyfatnastees (chœurs), Sleepy Brown (voix), Witchdoctor (MC), Carlos Glover (guitare acoustique), Martin Terry (guitare wah-wah), Skinny Miracles (piano), James "Jay" Nicholas (basse), ShaJuanna Edghill (voix), Chanz (piano)

remarques

Le livret contient une BD de science-fiction avec les deux MC's en super-héros cosmiques.

chronique

Styles
hip-hop
soul
Styles personnels
southern rap atlantalien

Les verres de mes lunettes sont en ouraline. Dans cette fluorescente perspective, je vois Outkast, et je contemple ATLiens, l'album de rap mystique et galactique par excellence. C'est p't'être mon côté nostalgique-mélancolique qui s'exprime, aussi, quand il s'agit de cet album, mais j'adore ce son, ce parfum de soul-rap funky du "futur", qui me rend un peu tout drôle, à chaque fois, quand j'ai cette "odeur" chimique-mentholée des années 90 qui me remonte aux neurones. L'afro-futur ? Quand nous serons tous désintégrés depuis des siècles, et que le peu d'humanité éventuellement concernée par les musiques sombrexes lira Guts Of Darkness depuis une base extraterrestre regroupant les archives internet ayant survécu, pourquoi pas martienne, quand l'épave d'Opportunity sera perçue comme la statue antique construite en des temps obscurs par une civilisation mystérieuse... quand il ne restera de notre mélomanie que quelques amas de pixels perdus sur leurs écrans géants... les derniers humains sensibles, quand ils se prendront trop le cosmo-chou à propos de cette atmosphère irrespirable obligeant le port de combinaisons semblables à de gros harnois en polymères lourds qui entravent leurs sens, penseront à se faire plaisir de temps à autre avec du rap de nébuleuse pour se changer les idées. ATLiens arrivera à point nommé. Les beats sont plus légers, plus pop et féminins, que sur Southernplayalisticadillacmuzik, mais les instru-mentaux ont évolué vers le raffinement cosmique, un truc de végétarien illuminé qui traîne dans son sillage son sidekick gangster... Sens-tu ces vibrations positives, cette mélancolie afro-descandante, transcendant sa négritude pour lécher les étoiles ? Phase 1 : spleen et envol onirique, intro soul avec un sens mélodique digne de Neil Young + "Two Dope Boys" et ses petits aliens à l'hélium qui font nah nah dans la stéréo. Organized Noise a fourni le convecteur temporel et la propulsion chimique, la cadillac décolle... C'est bon, ta ceinture est attachée... Phase 2 : "ATLiens" / "Wheelz Of Steel". High kick mental, hip-hop onirique et fruité. Là on touche esthétiquement à la silhouette de Pam Grier, visage inclus ; l'envie d'en bouffer, le fluide chocol'A.T., s'insinuent en toi jusqu'à saturer tes corps caverneux. Phase 3 : tout va devenir plus vaporeux, façon bunga bunga en apesanteur... laisse-toi aller... je ne vais pas te raconter le scénar en entier mais c'est beau. Bien sûr tu me diras qu'il y a de la grosse baisse de régime, et tu me demanderas pourquoi je lui mets une boule de moins qu'à Aquemini... donc il faut que je te parle du coeur-léthargique de ATLiens, de son ventre mou tout doux ? Sa plénitude vegan me ravit, mais il manque peut-être que le soupçon de menace urbaine : le suivant comblera. On causera plutôt de "Jazzy Belle", la belle pas vraiment jazzy mais joliment jaretellée par ce beat et ses soupirs qui feraient aimer le r'n'b à un death-métalleux intégriste (alors que le gospelien "Babylon" devrait plutôt le convaincre de continuer dans la voix de la haiiiiine)... Ouais... si les anneaux de Saturne circulent pas un peu dans ce groove, j'veux bien sucer Alf... Et qu'on me crucifie à Foxy Brown en 69 si je dis vrai. Out of this wooooorld - Are you alieeeeen ???

note       Publiée le jeudi 2 avril 2015

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nowyouknow › mercredi 27 décembre 2017 - 00:29  message privé !

Ce groove sobre. "The South has something to say" qu'ils disaient.. Et juste derrière ils te sortent un album qui efface les limites établies (par là j'entends l'opposition classique east/west) plus qu'ils ne les dépassent. La boucle de "Ova Da Hudz" parait sortie de Hell On Earth et "Mainstream" aurait pu être un morceau de 2pac... Et en même temps j'ai rarement entendu un album avec un son si unique et si difficile à définir. Certains ici s'en sortent pas mal : léché, vaporeux, nocturne et... féminin effectivement. ATLiens, Jazzy Bells, Elevators et E.T. ont ma préférence : Grande classe. Edit : Et aussi l'intro qui est bouleversante avec trois fois rien.

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(N°6) › vendredi 17 avril 2015 - 12:13  message privé !
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Il demande vraiment de l'attention pour se laisser apprivoiser (et prêter attention aux lyrics). Le contraire de sa pochette un peu, presque un album en creux, où il faut tendre l'oreille constemment et montrer patte blanche et patience. On peut aussi choisir de se laisser bercer par sa délicieuse monotonie apparente et sa production étrangement (comme dans "étrange") caressante.

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azfazz › samedi 4 avril 2015 - 22:31  message privé !

Et moi, c'est, de loin, mon préféré du duo ! Et le seul que je réécoute en intégralité, de temps en temps. Oui, c'est hyper feutré, il n'y a pas un mot plus haut qu'un autre, presque un monochrome sonore. Mais le groove, pour moi, est là. A contrario, Outkast m'ennuie quand il quitte le territoire du rap pur. Et puis, quand même, le morceau E.T....

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Seijitsu › jeudi 2 avril 2015 - 17:35  message privé !

Je le trouve bien différent des autres Outkast que j'ai écouté (jusqu'à Stankonia): beaucoup plus feutré et nocturne, mais très peu groovy et assez... Chiant au final. Clairement celui que je n'ai jamais envie d'écouter.

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