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Ars Nova › Biogenesis Project

  • 2003 • Musea FGBG 532.AR • 1 CD

cd • 7 titres • 45:07 min

  • 1Introduction / BIOGENESIS - Melt Down06:01
  • 2Escape08:17
  • 3Mother Earth02:27
  • 4Metamorphosis06:17
  • 5Humanoid's Breakfast03:12
  • 6Against the Meteors03:27
  • 7Trust to the Future15:21

extraits vidéo

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enregistrement

Enregistré à Studio Triade, Tokyo, Mars 20002 - April 2003; Alex & Lucio enregistrés à Metropolis, Milan, Italie; Gianni & Claudio enregistrés à Acquario studios, Rome, Italie: Arjen enregistré à Electric Castle, Neijsembroughter, Hollande.

line up

Keiko Kumagai (claviers), Akiko Takahashi (batteries, voix), Mika (chant, choeurs)

Musiciens additionnels : Alex Brunori (chant), Arjen Anthony Lucassen (guitares électriques), Gianni Leone (soli de synthétiseurs, chant), Claudio Simonetti (soli de synthétiseurs), Lucio Fabbri (violon), Atsushi Hasegawa (basse), Masuhiro Goto (batteries, percussions, guitares électriques et acoustiques, voix), Takeo Shimoda (batteries), Numero Ueno (guitare acoustique, choeurs, effets sonores), Robert Allen (narrateur), Barbara Allen (voix), Takehito Kimura (piano latin)

remarques

chronique

Styles
prog symphonique
metal
progressif
Styles personnels
internationale spatiale du prog sympho

À un moment donné dans sa vie il faut choisir. Soit on écoute du prog symphonique japonais et on prend un abonnement à NoLife, soit on écoute du funk et on baise. D'accord, ok, intro pas cool. En plus il paraît que Milka Manson était une geekette. Bon, ça commence portnawak cette chro. Non mais cette pochette aussi, elles cherchent la verge pour se faire battre quand même. Enfin, comme promis et puisque vous avez été bien gentils, voici la suite des aventures de Keiko Kumagai, seule nana au monde capable de porter un pull-over Tarkus tant en jouant les parties de clavier de Keith Emerson sans se casser un ongle. Bon je vous passe "le concept", ça fera baisser les chances d'AVC. On glose avec force ironie sur la puérilité des histoires des "concept albums" progueux, mais bon zut quoi. Et en plus y a des paroles. C'est un vrai problème. D'autant qu'il y a un rital qui se prend pour une castra quand il monte dans les aigus, c'est gênant. Pas aussi dégueulasse que la dénommée Mika quand elle essaye de chanter en anglais, mais gênant tout de même. Concept embarrassant, chanteurs merdiques, paroles neuneus, du coup faut se rabattre sur la musique. Et y a de quoi faire vu la pléthore d'invités qui se bousculent derrière la claviériste nippone, et avec des signatures s'il vous plait. Bon, des gars de la scène prog sympho japonaise forcément, dont le très bon, pour autant que je puisse en juger ici, Masuhiro Goto de Gerard (la simple idée qu'un groupe de prog symphonique japonais s'appelant Gerard existe me réjouit au plus au point). Mais surtout Claudio Simonetti (Goblin) et Gianni Leone (Il Balletto di Bronzo), invités strictement pour jouer des *soli*. Ouais, faut savoir ce qu'on veut dans la vie, et Keiko elle veut que deux de ses idoles lui jouent des soli de synthés. Et puis un membre de PFM et son violon les doigts dans la prise, le zigoto d'Ayreon pour les gros riffs métal emphatiques. Lachées un peu les ambiances de giallo sado-maso, ici ça envoi plus clairement du bois, le côté orgie prog avec chaque protagoniste qui vient (littéralement) lâcher son gros son sur fond de roulement de tonnerre fait son petit effet dès l'intro. Mis à part les problèmes de chanteurs qui foutent la honte, la sauce prend d'ailleurs assez bien tellement Keiko et son supergroupe balancent du space-opéra horrrrrrrifique (ben ouais quand même, on ne se refait pas, la montée hystérique de Gianni di Bronzo vient évacuer cette joliesse cosplay un peu moche qui émerge parfois), avec juste ce qu'il faut de touche sympho craignos relevée à la sauce synthés-tunés qui passent plus le contrôle technique. On notera une petite appropriation classique avec effet de flottaison cosmique sur "Humanoid's Breakfast", c'est du super connu (pour la référence vous vous démerderez, y a pas marqué Sheer-Khan). Y a même un soupçon d'humour là dedans, quand le morceau part en vrille dans une adorable débilité perchée que ne renierait pas des gens bien de chez nous comme, au hasard, Pryapisme. Mais c'est avant tout quand dégorge des gerbes de claviers que ça fait la culbute, d'autant que les renforts en section rythmique pallient largement ce qui faisait la faiblesse du groupe jusque là. Cette Keiko est quand même une guerrière du tripotage de synthé, avec ce que ça comporte de branlage et de kitsch inévitable, mais quand elle décide de rentrer dans le tas, sur l'impeccable "Metamorphosis" par exemple, tu comprends ta douleur, toi et ta Méthode Bleue. Une odyssée spatiale qui prend quelques détours inattendus, la ligne de basse-synthé de "Against the Meteors" qui évoque aux bonnes âmes le Planet Claire des B52's, une étrange rythmique qui d'un coup sonne comme une sorte de zouk martien avant que n'enchaine un piano très caliente latino (si, ça se tente) sur l'exponentiel "Trust to the Future", sorte de pochette surprise prog-merdier dont il faut ignorer les premières minutes gâchées par quelques séquences horribles avant de faire office de bouquet final d'éjac de soli protéiformes. En bref, y a à boire et à manger (voire même à vomir), mais en poussant le bouchon trop loin (merde, concept album de sci-fi horrrrrifique avec assemblage de mercenaires historiques du prog italien + prog japonais qui s'appelle Gerard + métal sympho hollandais, tu la sens bien l'internationale du bon goût ?), Keiko a finalement pondu une sorte d'alien progressif dans tout ce que ça peut constituer de repoussant mais aussi d'irrésistiblement fun. Oui, je dis fun, parce que malgré la pochette, y a quand même rien de moins sexuel. Un pur attrape-couillon pour geeks morts de faim cette pochette. Du coup, en attendant de vous parler du meilleur album d'Ars Nova l'année prochaine, où la preuve sera faite que même dans le prog sympho à claviers, rien ne vaut un truc bien cadré, je vais me réécouter un peu Kelis et Betty Davis (oui ben je tiens à ma vie sexuelle moi).

note       Publiée le vendredi 3 avril 2015

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