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Assück › Misery Index

cd • 15 titres • 15:12 min

  • 1QED00:36
  • 2Salt Mine01:09
  • 3Corners00:53
  • 4Dataclast00:52
  • 5Blight of Element00:53
  • 6Talon of Dominion00:53
  • 7Unrequited Blood01:15
  • 8Wartorn01:43
  • 9Sum and Substance00:48
  • 10Riven00:57
  • 11Reversing Denial00:55
  • 12Lithographs00:57
  • 13Intravenous00:51
  • 14A Monument to Failure00:59
  • 15In Absence01:31

enregistrement

Enregistré en novembre 1996 par Scott Burns au Morrisound. Enregistrement additionnel au Nordic Helmet.

line up

Rob Proctor (batterie), Steve Kosiba (guitare), Steve Heritage (voix).

remarques

Sorti sous forme CD et Vinyle.

chronique

Misery Index est le deuxième et dernier album d'Assück, un des papas du death grind. Monument à la batterie, manuel de résistance riffique et punk avec breaks hardcore ou death, voix growlée juste comme il faut, monochorde, juste blasée, pas si agressive que ça finalement et moments blastés d'une précision, d'une limpidité, d'une dextérité incroyable - tous les ingrédients sont là. Cet album très court représentera le calice pour les fous de la synthèse : tout est dit de la manière la plus concise et cohérente possible. On va encore entamer la rengaine de "regardez l'influence de ce groupe sur xxx groupes", désolé, mais là, hein, on a un des creusets du croisement entre le death et le reste (le core, le grind, le truc). Triste mais déterminé, comme une accélération incroyable de la maniaco-dépression dont les racines se trouveraient dans le langage ("Intravenous"), le travail et les relations de domination ("A monument to failure") ou la société du Spectacle ("Riven") (comme d'hab'), Misery Index est sombre, comme du doom centrifugé vitesse maximum avec compression du message, comme une espèce de moulin à prières qui n'enverrait pas de mantras dans le cosmos si écouté en boucle mais du vomi sur la vie quotidienne, tout cela en foutant des coups de coude dans tous les sens. Alors, quoi ? Ben un chef d’œuvre de refus et de désespoir, un catalogue de la misère indispensable pour tout besoin d’électrochoc régurgitatif, en quinze minutes - vous pouvez donc écouter ce disque à peu près 90 fois par jour.

note       Publiée le mercredi 18 mars 2015

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notes

Note moyenne        3 votes

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Bernard › jeudi 19 mars 2015 - 10:28  message privé !

Génial! Un des piliers du grindcore tendance death. Découvert en 98 suite à une interview de Mieszko Talarczyk dans un fanzine. J'ai énormément écouté avec la compile 'Anticapital/Blindspot/+3'. Anecdote, Rob Proctor avait aussi remplacé Dave Witte pour une tournée de Discordance Axis.

taliesin › jeudi 19 mars 2015 - 09:59  message privé !

Assez sympa ce groupe ! Je l'ai découvert grâce à un split de 1990 avec Old Lady Drivers - formation que je vénère, surtout à ses débuts ;-)

Note donnée au disque :       
dimegoat › mercredi 18 mars 2015 - 12:45  message privé !

Un condensé, oui, qui me fait toujours enchaîner sur les premiers Misery Index pour poursuivre l'expérience. Je ne savais pas que c'était produit par Scott Burns, ça explique un peu la sensation d'étouffement.

Note donnée au disque :