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Rammstein › Sehnsucht

cd | 11 titres | 43:51 min

  • 1 Sehnsucht
  • 2 Engel
  • 3 Tier
  • 4 Bestrafe mich
  • 5 Du hast
  • 6 Bück dich
  • 7 Spiel mit mir
  • 8 Klavier
  • 9 Alter Mann
  • 10 Eifersucht
  • 11 Küss mich (Fellfrosch)

line up

Till Lindemann (chant), Richard Kruspe (guitare), Christian "Flacke" Lorenz (claviers), Oliver Rieder (basse), Christoph Schneider (batterie), Paul Landers (guitare), Bobo (chant feminin)

remarques

L'édition américaine contient deux bonus tracks :
12/ Engel (english version)
13/ Du hast (english version).

Pour la petite histoire, les versions anglaises avaient à l'origine étaient écrites pour le marché américain, mais à la surprise du groupe, les radios y ont toutes diffusés les versions originales ! Pour le groupe, elles constituent une expérience intéressante, qui a confirmé que le chant en allemand était indissociable du succès de leur compositions.

chronique

Ce deuxième opus affichait déjà les prémices d'un changement d'orientation chez les allemands. Plus musical, plus doux, laissant une place plus importante aux mélopées, les rythmiques martiales et les sons électroniques qui trainaient çà et là sont cependant toujours présents. Till se permet ici de pousser la chansonette sur de nombreux titres, se targuant de vautrage complet ou de réussite sans équivoque en fonction de l'oreille de l'auditeur. Quant aux compositions, les muses semblent revenir d'un voyage du côté oriental ('Sehnsucht', 'Eifersucht'), ou du côté du pays des merveilles ('Engel', 'Klavier'), même si la plupart n'ont visiblement pas daigné se déplacer ('Du hast', 'Bück dich'). Un album au final difficile à cerner, divisant les fans entre confirmation et déception. Pour ma part, suscitant impression de redite et goût de mièvrerie.

note       Publiée le dimanche 23 juin 2002

chronique

Styles
pop
heavy metal
techno
Styles personnels
crossover

Sacré Mojo, décidément... Il ne faisait pas encore dans le conseil en logiciels, mais il aurait pu être moins brutal avec cet album moyen+ qui est le plus pixellisé du son qu'ait sorti Rammstein. Un son très très aigu-acidulé, plus Judas Priest techno tendance eurodance, plus light, que celui de Herzeleid. Arrière-goût de Coca light, oui : c'est tout à fait ça, vous savez ce goût synthétique étrange, l'édulcorant artificiel, qui est au sucre ce que le synthétiseur est au piano. On sent surtout que le claviériste malingre - dont j'ai jamais été foutu de mémoriser le nom ce qui est parfaitement raccord avec son rôle de victime, genre La Crampe de Pulp Fiction sans le latex - est celui qui a façonné cet album, avec tous ses petits sons à la Orbital du pauvre et sa gamme d'effets Mortal Kombat. Ce qui fait à la fois le charme et le handicap de Sehnsucht. Et ce qui donne en quelque sorte l'album le plus Oomph! des cinq boeufs et leur springbok mal nourri. Une fois qu'on a compris ça, et qu'on se sent plus synth-pop-techno-disco, on peut savourer les saveurs très backroom et ecstasy de ce petit album huilé avec amour. Un peu la parade de Rammstein chez les gothpoufs et les cyberpunks. Ces histoires de production (son assez petit sexe pour nos teutons, guitares pas assez massives) sont finalement bien dominés par la saveur Till. Nan parce qu'excusez, mais même si les petits pré-pubères se la sont tous touchée entre 2000 et 2010, c'est que Till est égal à sa carcasse : la krosseuh voix avec l'aksent, la domination, le chant mélodique sur-épais, Till est bien le seul truc émotionnel et épais là-dedans, le reste est une affaire de mécanique froide. Ses parades ne sont pas les plus mémorables ici, mais tout de même... "Du Hast" est devenue cette scie pour beaucoup, mais c'est aussi le meilleur résumé du style Till et de sa création pure : se gargariser de sa propre langue natale sans craindre qu'elle en devienne abstraite, exagérer l'accent pour fasciner l'étranger - exotisme malsain (quasi-pléonasme) - tout en imposant massivement le dialecte le plus ingrat du monde dans les écoles avec plus d'efficacité que l'occupation allemande elle-même n'aurait pu l'espérer, grossir le trait, GROSSIR LE TRAIT, jusqu'à devenir ce trait, et le cheval dudit, s'en gargariser par de très simples et très basiques mots de tous les jours - "tu", "tu as", "tu m'as" - pour la redécouvrir comme une arme sonore. Sombre et expérimental ouais... "Alter Mann" est accessoirement une de meilleures du groupe, 'comprends pas pourquoi elle est souvent négligée, c'est ma préférée de l'album. De toute façon en étant froidement objectif comme la grosse Merkel sur ses fiches de bilan, c'est un peu leur album le plus expérimental : il a sa bizarrerie, son étrangeté ; écoutez juste "Küss mich" par exemple, et toute la merde difforme que ce morceau charrie en sous-couche. Bien sûr ça reste timide sur la forme : on parle d'un groupe de pop-metal, hein, pas de Skinny Puppy. Mais dans l'esprit ça se tient... Leur album le plus Gillette, à côté de ça, ce qui est à double-tranchant, mais la note sera un rasoir quatre-lames.

note       Publiée le jeudi 14 mai 2015

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Faust Méphistophélès › jeudi 27 octobre 2016 - 18:44  message privé !

Celui là est mieux que les autres, il propose un contenu plus stable dans la gradation de la qualité des morceaux. Son aspect moins organique, comme dépouillé et en accord avec le son que prend les guitares, rappelez vous les précurseurs du genre aux guitares lourdes mais moins en avant, qui nuancent, voilà ce qui en fait leur meilleure production selon moi et surtout à la cohérence de leurs ambitions. Et surtout cette tendance à ne jamais se révéler complètement, tout y est bien plus beau et fouillé. A l'écoute de beschtrafe mich et sa basse je m'en persuade, comme de son refrain émotionnellement entêtant.

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Demonaz Vikernes › mercredi 3 juin 2015 - 13:33  message privé !

Comme pour le premier album, mon avis n'évolue pas trop au fil des années. Pas de pistes à jeter, mais pas aussi efficace que le précédent. ET là aussi, les versions studios perdent de leur attrait face au Live aus Berlin.

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innersilence › dimanche 23 juin 2013 - 18:13  message privé !

Un peu un plaisir coupable cet album, ça craint un peu d'aimer tellement c'est lisse, et d'une platitude désolante. On en fait le tour en une écoute et c'est aussi "indus" qu'un album de Britney Spears. Mais bon y'a quelques riffs sympa et c'est bien catchy.

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Seijitsu › jeudi 13 juin 2013 - 21:14  message privé !

Un disque tout à fait sympathique mais un bon cran en dessous du précédent. A vouloir faire dans le mélodique, le groupe perd beaucoup en efficacité et en charme. Et si la ballade de Herzeleid était réussie, "Klavier" est une vraie calamité. Sinon "Engel", "Eifersucht" et l'énormissime "Du Hast" sortent du lot.

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Wotzenknecht › mercredi 2 novembre 2011 - 22:36  message privé !

Putain "Tier" paie ton riff à la tronçonneuse. Ya encore du très bon qui suit, et puis du plus random.

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