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Napalm Death › Apex Predator - Easy Meat

cd • 14 titres

  • 1Apex Predator – Easy Meat
  • 2Smash a Single Digit
  • 3Metaphorically Screw You
  • 4How the Years Condemn
  • 5Stubborn Stains
  • 6Timeless Flogging
  • 7Dear Slum Landlord...
  • 8Cesspits
  • 9Bloodless Coup
  • 10Beyond the Pale
  • 11Stunt Your Growth
  • 12Hierarchies
  • 13One-Eyed
  • 14Adversarial / Copulating Snakes

extraits vidéo

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enregistrement

Enregistré, produit et mixé au Parlour studios, Kettering, Angleterre (2014).

line up

Shane Embury (basse, voix), Mark "barney" Greenway (voix), Mitch Harris (guitare, voix), Danny Herrera (batterie)

remarques

Disponible également en vinyle, cassette, fichiers téléchargeables.

chronique

En écrivant sur Agathocles je me demandais si la musique contestataire pouvait avoir un effet sur la société ou l'environnement. Quel que soit leur impact sur les puissances énormément nocives à l’œuvre dans la destruction de pas mal d'éléments indispensables au bonheur sur ce caillou paumé called "la terre", certains Anciens ne baissent pas les bras, n'arrêtent pas le Combat, continue de crier pour qu'on les entende bien, et qu'on prenne des notes. Jusqu'à ce que "quelque chose s'ensuive", Napalm Death ne baisse pas les bras. Barney, il a toujours les crocs (végétariens) contre les formes d'oppression du loup contre ses potes les humains. Les loups, wouhouh, wouuuuh, les loups sont entrés dans ta chaine hi-fi ! Alors Barney va les faire fuir en beuglant comme un Leonberg sympa avec l'aide de ses potes patous Embury, Herrera et Harris, des canidés du genre qu'il ne faut pas trop chatouiller là où ça démange par contre, du style mandibule attachante jusqu'à ce qu'elle choppe le poignet pour le broyer... Voici donc leur dernier album / tract violent. C'est le combientième là ? J'ai arrêté de compter... un tous les deux ans au moins non ? Tout cela sorti au milieu de tournées infinies, partout... Je disais, le dernier album il est contestataire bien droit dans ses bottes de rando, car ND c'est un groupe de rageux sympas mais qui n'aime pas l’ambiguïté. Vous n'allez pas leur faire avaler qu'un discours de haine contre ceux qui ont une trogne différente, des idées, des sexes et des coupes de cheveux différentes, c'est cool juste parce que il y a une raison pour ça. Vous n'allez pas leur faire gober qu'il faut bien travailler, qu'il ne faut pas non plus pleurer sur toute la misère du monde. Au mieux ils vont vous regarder fixement sans rien dire... mais dans tous les cas, c'est Non. ND, c'est non, non, depuis 1982, sous plusieurs formes : hardcore punk, "grindcore" m'voyez, death metal, doom, noise... ici, c'est death grind, crust mégadextre, mégadroit, avec introduction incantatoire plus politique que pro-Satan pour changer. Le disque nous parle de nous à travers des morceaux reconnaissables entre mille, mais avec ces variations qui sauront ravir l'assoiffé de nouveautés à tout prix qui est en moi. Il nous parle de nous en nous balançant un miroir où pourrit un tas de viandes à peine conscient, prêt à donner ses entrailles afin qu'elles soient vendues et consommées par nos potes les loups - et nos potes les humains, plus ou moins consentants. Et pourquoi donc on se vendrait comme ça, hein ? "Servitude volontaire" comme dirait l'autre. Pourquoi ? Par peur. Et pour bouffer de la bouffe... maintenant, devinez ce qu'il y a dans ce pâté de tête là... ahah. Vivace, violent, d'un son limpide comme un drapeau noir sur la gueule de nos chers gouvernants et des patrons de Carroufe, ce dernier ND laisse parfois la place à l'influence des graines ayant poussé dans le sillage de la révolte, je pense un peu au chanteur de Pulling Teeth ou au jeune Michael Gira dans certains phrasés assez inédits du Barney sur ces morceaux où il nous dicte sa pensée, en glairant plein de dégoût sur son texte. Je me souviens de groupes indus /metal / thrash des années 90 du genre Nailbomb dans ces morceaux binaires là, et bien sûr à tous les continuateurs de la haine contre le système, version thrash, hardcore, death metal, aussi Celtic Frost, aussi toute leur histoire quoi, on va pas faire tout le bottin. Inspiriffant, ce disque saura vous remobiliser pour ne plus vous laisser aller à la déprime quand vous ouvrirez cette bière artisanale et bio brassée dans votre région et que vous imaginerez la sueur des enfants tomber sur vos t-shirts pas chers qu'ils confectionnent au loin. Vous vous enverrez une gorgée, et vous visualiserez vos voisins crever doucement grâce aux drogues légales prescrites pour pouvoir bien intégrer ce qu'il faut être, et ce qu'il ne faut pas être, ce qu'on peut acheter, et ce qu'il faut vendre. Et vous penserez peut-être : "mais à quoi bon ?". À ce moment là, si vous avez un doute, sachez qu'il y a des mecs qui n'en ont pas (des doutes), du genre qui sortent des albums tous les deux ans et qui tournent sans cesse. Cela fera tilt, et la babine va se retrousser. Donc... on dit quoi ? Ben on dit merci Napalm Death !

note       Publiée le lundi 16 février 2015

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notes

Note moyenne        13 votes

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Shelleyan aka Twilight › vendredi 13 mars 2020 - 07:16  message privé !
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Purée, rien que l'entrée en matière digne d'une cérémonie tribale dans les rangs des troupes du Lord Humungus....

Demonaz Vikernes › jeudi 18 février 2016 - 16:29  message privé !

Encore un Napalm Death grand cru ! Je ne mets "que" 4 car préférence pour Code is Red / Smear Campaign / Utilitarian. Mais foutrement bon quand même. Et cette intro bon sang...

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SEN › lundi 31 août 2015 - 09:22  message privé !

Excellente surprise que ce dernier ND, une tuerie joliment exécutée !

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Raudus › mardi 31 mars 2015 - 12:11  message privé !
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Toujours aussi fondant sous le crust. Il sent un peu le réchauffé par rapport au précédent à mon goût, mais on se ressert volontiers.

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E. Jumbo › jeudi 19 février 2015 - 19:21  message privé !

La grosse tuerie de 2015 après le Benighted de 2014.

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