Vous êtes ici › Les groupes / artistesSSwans › To Be Kind

Swans › To Be Kind

2cd • 10 titres • 121:21 min

  • Disque 1 (67:05)
  • 1Screen Shot8:04
  • 2Just a Little Boy (for Chester Burnett)12:39
  • 3A Little God in My Hands7:08
  • 4Bring the Sun / Toussaint L'Ouverture34:05
  • 5Some Things We Do5:09
  • Disque 2 (54:07)
  • 6She Loves Us17:00
  • 7Kirsten Supine10:32
  • 8Oxygen7:59
  • 9Nathalie Neal10:14
  • 10To Be Kind8:22

extraits audio

  • Il y a des extraits audio pour ce disque. Connectez-vous pour les écouter : devenez membre.

line up

Michael Gira (chant, guitares électriques et acoustiques), Christoph Hahn (guitares électriques et lap steel, chant), Thor Harris (batterie, percussions, cloches, vents, violoncelle, chant), Chris Pravdica (guitares basses et acoustiques, chant), Phil Puleo (batterie, percussions, dulcimer, piano, claviers, chant), Bill Rieflin (batterie, percussions, piano, basse, guitare, synthétiseur, claviers), Norman Westberg (guitares électriques et acoustiques, chant)

Musiciens additionnels : Julia Kent (cordes, arrangements de cordes 1.5), St. Vincent (choeurs 1.1, 1.4, 2.2, 2.4), Daniel Hart (violon), Rex Emerson (mandoline), David Pierce (trombone), Evan Weiss (trompette), Sean Kirkpatrick (piano, clavecin, synthétiseurs), John Congleton (piano), Little Annie (chant 1.5), Cold Specks (choeurs 1.4), Jennifer Church (choeurs 1.3, 2.1)

remarques

chronique

Styles
alt-country
folk
indus
rock
Styles personnels
remplissage / prise de tête

Michael Gira est un gros relou. Pire. Michael Gira est carrément un sale con. Faut pas avoir été fan de Swans plus de trois semaines dans sa vie pour accepter l'évidence de l'assertion. Le type, ça fait trente ans qu'il est plus imbuvable que Dave Mustaine et Dani Filth réunis, dans la catégorie asocial autocentré de catégorie 1. Et ça s'est pas arrangé avec l'âge, dans lequel il s'est retrouvé une hargne pour l'existence de quinqua fraîchement divorcé. Il a décidé de cracher tout ce qui lui reste de vif, jusqu'à rester sur le carreau un soir de messe aux décibels, tantôt. Y'a que comme ça que ça peut finir. De préférence au fond d'une salle pourrie d'Europe dont la clim' aura été volontairement sabotée, et dont il aura commandité l'incendie criminel histoire de cramer les 500 personnes du public avec lui. Non mais sérieusement, la preuve parfaite de son infecterie c'est ce coup de débarquer avec To Be Kind même pas deux ans après. Un vrai jubilé. Et titré comme ça l'air de dire que moi chuis un mec sympa. J'assume mes responsabilités. Alors qu'en réalité To Be Kind il a été enfanté avec la détermination piégeuse d'une mère qui accouche de jumeaux sans s'y attendre, mais trop heureuse de vous empoisonner ce qu'il vous reste d'existence et de libre-arbitre dans votre posture de mâle dominant. Moi-même quand j'ai entendu que les Swans s'en refaluchaient un, je fus tant benêt de croire qu'on nous accorderait le répit d'un vague EP. Qu'après The Seer le vieil acariâtre allait nous laisser respirer cinq minutes quoi. Mais non. Non. Tu rêves mon pote. "Mange-toi ça petit con". T'avais déjà eu du mal à trouver deux heures pour te couler nos fluides corporels précédents ? Bah va falloir que tu t'en trouves deux autres pour faire mieux maintenant. On repasse sur la table d'op presto. J'aime pas la couleur de la bile que t'as dégueulé. Recommence, et applique-toi cette fois. T'as intérêt à faire mieux. Mais entre-nous, cet espèce de masochisme pansensoriel vendu comme tel, y'en a pas un peu marre ? Ça vous étonne tant que ça que ceux qui ont survécu à The Seer trouvent cette fois le remède un peu amer ? Qu'il serait un peu temps de passer à autre chose ? Moi par exemple il m'a saoulé Michael. Il m'a saoulé avec son caractère de curé apostasié ridé et obtus. Il m'a saoulé avec ses simagrées de vieil ermite objectiviste. Il m'a saoulé avec son disque. Avec son américanisme. Sa suffisance. Sa conviction de merde. Sa dégaine de mec qui habite une caravane dans le Nevada. Il m'a tellement saoulé que sur To Be Kind, j'ai l'impression de retrouver ses gesticulations scéniques mises en musique. Ses irritantes et saloperies de mimiques de rock star américaine de l'underground. Putain. Mais to Be Kind t'as l'impression quand tu te le farcis qu'on t'as forcé à te taper un after pour te punir d'avoir raté un soir de trop le dernier RER quoi. T'as l'impression que tu seras jamais débarrassé de ces sales cons alcooliques que tu espérais secrètement ne revoir que dans un ou deux mois. Et à la place non. Faut que t'en aies un qui radote pour la trentième fois de la soirée son expérience mystique d'écoute du Velvet sous cocaïne. Qu'il t'énonce sa théorie comme quoi David Eugene Edwards aurait récemment pactisé avec le diable. Qu'il te fasse part de son projet de ressusciter les Angels of Light pour un avatar des Swans comme à la Pâques. Alors que toi t'as juste envie de lui répondre que mec, je crois qu'il va falloir qu'on prenne un peu nos distances ces prochains temps.

note       Publiée le lundi 16 février 2015

Dans le même esprit, Consultant en informatique vous recommande...

réseaux sociaux

dernières écoutes

tags

Connectez-vous pour ajouter un tag sur "To Be Kind".

notes

Note moyenne        35 votes

Connectez-vous ajouter une note sur "To Be Kind".

commentaires

Connectez-vous pour ajouter un commentaire sur "To Be Kind".

Coltranophile Envoyez un message privé àColtranophile

Bien vu, Gira en tant que prédicateur. J'écoute assez fréquemment "The Seer" en ce moment, ce qui n'est pas forcément un bon signe d'un point de vue clinique. Plus sa musique est "pénible", comme tu décris le personnage, plus elle est enivrante. Du moins, c'est une chose récurrente. Lorsque j'avais découvert "Soundtracks...." et "Swans are Dead", j'avais du mal à m'en dépêtrer, il me fallait y revenir constamment alors que l'expérience était loin d'être intégralement plaisante. Gira ne cherche pas à se faire des amis mais plutôt des adeptes. Ce qui rejoint ton propos.

(N°6) Envoyez un message privé à(N°6)
avatar

Certe, le côté prédicateur sorti de True Detective de Gira peut lasser, les prêcheurs sont par essence des gens emmerdants, pour ne pas dire pénibles, mais enfin en terme de ce qu'il offre soniquement, c'est quand même du goulu ce To Be Kind, et paradoxalement ça n'est pas le moins du monde un truc fatiguant à se taper (intense jusqu'à la limite de la rupture parfois, certe), les dynamiques ne cessent d'évoluer, ça berce, ça groove (si si, enfin à la Swans), ça martèle mais ça prend plein de chemins de traverse et de contre-allées, comme disaient les autres. C'est souvent très beau, tout simplement, au delà d'une force de frappe qui en live, prenait une dimension totalement écrasante. Ceci dit, cette chronique du raz-le-bol est toujours aussi bien vue et aussi drôle, même si on n'a pas ressenti la même chose, manifestement (quoique, et ça n'empêche pas d'apprécier la chose). Après je m'étais pas tapé The Seer avant, mais bon The Glowing Man si du coup ça revient un peu au même...

Message édité le 14-11-2021 à 11:51 par (N°6)

Note donnée au disque :       
Klarinetthor Envoyez un message privé àKlarinetthor

on risque de pas les voir de sitôt les cygnes noirs, tournée de printemps annulée. Par contre on aura ptet une chro pour Noel? J'ai toujours pas compris si c'était le dernier, la fin du line-up,...

Note donnée au disque :       
heirophant Envoyez un message privé àheirophant

On commence à sombrer mais on garde la tête hors de l'eau grâce à screen shot, a little god in my hands et surtout kirsten supine qui arrive à tutoyer la grâce funèbre de the seer.

Note donnée au disque :       
Demonaz Vikernes Envoyez un message privé àDemonaz Vikernes

Quand le boulot se passe devant un PC avec des écouteurs, ça va.

Note donnée au disque :