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Batalj › Batalj (cassette)

k7 • 8 titres • 17:21 min

  • Face A
  • 1Milk1:20
  • 2Die Again0:53
  • 3Perfect Teeth1:21
  • 4Fluids0:26
  • 5Fatal Fuck0:48
  • 6Doppelganger3:50
  • Face B
  • 7††††††4:26
  • 8They’re Eating Her and Then They’re Going to Eat Me4:17

extraits vidéo

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enregistrement

Enregistré dans leur studio de répétition à Berlin en 2012 avec Igo Sirota. Masterisé par Shelby Cinca en 2013.

line up

David Hantelius (batterie, bruits/noise station), Per Warberg (guitare, voix), V Macdonnell (synthétiseur, voix)

remarques

Image : Nadja Kurz. Cassette sortie à soixante exemplaires.

chronique

Bon ! La pochette est moins répugnante, ce coup-ci – par rapport au quarante-cinq tours précédent, j’entends ; qui poussait cet aspect là bien loin dans l’immondice, il faut dire. On sent toujours bien la nature "maladie cellulaire" de la chose, du… Disons du concept. La monstruosité dermique, les malformations inédites. Mais c’est moins… Granuleux. Moins purulent, aussi. Ici, on penserait plutôt à une espèce de couche grillée, plus croûte de brioche que gratin suppurant. Pâté au four, un peu – du désoxyribonucléique cuisiné hauts-fourneaux. Certes… On hésite un peu à y croquer tout de go, c’est sûr ; c’est tout de même étrange, comme enveloppe, en texture. En plus… À y regarder de plus près, on discerne une face à peu près humaine, dans l’image – ou d’une race extraterrestre physiquement assimilable ; une sorte de bouture démoniaque en miroir. Une face à peine cachée, fâchée, grognante on dirait bien. Le genre qui appartiendrait à on ne sait quel prêtre occulte-technocrate dans une histoire de science fiction réalisée avec les moyens du bord et sous les influences de psychotropes diversement dosés, à titre d’expérimentation. Taper des rails mixtes cocaïne-ajax poudre, gratter la crasse aux murs d’un bunker ou d’une ancienne usine de peintures acryliques, de défoliants, fumer ça pour voir ; faire une soupe avec des levures prélevées sur des écorces dans les boccages de Prypiat. Bien sûr, en musique, ça ne s’arrange pas non-plus. C’est bien toujours la même anarchie plastique, croisement aux croissances hasardeuses, risquées, parfois curieusement attirantes de grindcore strident, bruits d’électronique martyrisée primaire ; des cris mâle et femelle, les deux pas toujours discernables – elle sautant les octaves du grondant bas-du-bide au perçant glotte-arrachée souvent encore plus que lui, les deux parfois à l’unisson ou "harmonisant des chœurs"… enfin, des espèces de combinaisons de timbres et fréquences ainsi émis par leurs appareils phono-respiratoires. Aussi : ils prennent leur temps, un peu plus, cette fois. Non que ça s’attarde, évidemment : la double durée par rapport au vinyle cité, ça ne nous porte encore même pas à vingt minutes ; à peine au delà du quart d’heure, même. Mais certaines plages, simplement, passent les deux et demi, poussent autour des quatre. Le pire – le plus beau – étant que celles-ci sont particulièrement réussies, fouillant le grain du son dans un chaos noise rampant spécialement réjouissant. De nouvelles souches ; des végétations, comme on dit en médecine, encore, en science des infections : certains corps parasites qui poussent sur les organes (et qu’on repère parfois seulement au stade avancé parce qu’ils font crise, attaque). Décidément intenables, ces trois là. Jamais à la même place, leurs jeux d’épidémiologie amusante : elle bouge avec eux de squat en squat, d’un pays à l’autre, sans doute d’une répét’ à la suivante. Je trouve ce bubon là poussé le cran qu’il faut, cette mutation-ci spécialement accrochante, ses substances concentrées dans les "bonnes" terminaisons. On en viendrait presque – oui – à regretter que ça ne pousse pas une poignée de minutes plus loin, tous comptes faits. Bon, c’est facile d’y revenir… Ça se chope comme une espèce de crève. On se dit que nos jours étant ce qu’ils sont – facteurs climatologiques, pollutions cancéreuses, friches industrielles ou pactes entre lesdites, d’industries – il va falloir de toute façon qu’on renforce nos systèmes immunitaires - zone de l’imagination comprise. Préparons le blindage contre les foutaises à l’hybride trop lissé, neutralisé. Plutôt ce bordel, allez, que de jolis OGM étiquetés-pesés. Au moins à ce labo là on joue comme on respire... C’est à dire sans se fourvoyer sur la stabilité, l’innocuité de nos atmosphères.

note       Publiée le mercredi 4 février 2015

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Dioneo › lundi 6 décembre 2021 - 09:13 Envoyez un message privé àDioneo
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"Tiens, ça fait quoi si je tourne ce potard l-AAAAHHHH-SCCHHHHKKRRRKRKKRRBWAAAAAAAAAAAAAAÄAÄÄÄÄ-BL-BL-BL-BL-BLÄSSSST-t-TTTT-Tt"

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Dioneo › mercredi 18 février 2015 - 21:25 Envoyez un message privé àDioneo
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Je sais pas trop comment elle prendrait ton expression...

(Et je ne vois pas trop le rapport avec le tag footballistiques, sinon, je dois avouer. Les gens ont de drôles d'idées, parfois ?).

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Klarinetthor › mercredi 18 février 2015 - 21:00 Envoyez un message privé àKlarinetthor

oui le long format serait cool, surtout si ça peu varier un peu entre le 2012 et celui-ci; je ne sais plus quel morceau long de la fin, il y a cette voix de chatte en chaleur, qui donne un coté Divorce sous speed, ou en 45t, selon.

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Dioneo › mercredi 18 février 2015 - 00:17 Envoyez un message privé àDioneo
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Oui, les moments lents/noise bouillonnante sont particulièrement tripants, je trouve... L'étrangeté de ces moments touche nettement, voilà. Et me fait me demander ce que ça donnerait sur "vrai format album" en insistant un peu sur cet aspect "pas que speed/hystéro".

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Klarinetthor › mardi 17 février 2015 - 23:14 Envoyez un message privé àKlarinetthor

le purulent est ultraviolent et... purulent, oui, mais celui-ci est vraiment mutant, il y a pas que du noisecore, il y a aussi des produits chimiques, des effluves bizarres. je l'aime bien, on gagne en bizarrerie ce qu'on perd en impact. Donc sur la distance peut-etre le plus important à posséder et réécouter.

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