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Accept › Eat the heat

  • 1989 - Rca, PD 74083 (1 cd)

cd | 12 titres | 62:25 min

  • 1 X-T-C [04:26]
  • 2 Generation clash [06:26]
  • 3 Chain reaction [04:42]
  • 4 Love sensation [04:43]
  • 5 Turn the wheel [05:24]
  • 6 Hellhammer [05:30]
  • 7 Prisoner [04:50]
  • 8 I can't believe in you [04:50]
  • 9 Mistreated [08:51]
  • 10 Stand 4 what U R [04:05]
  • 11 Break the ice [04:14]
  • 12 D-train [04:27]

enregistrement

Enregistré aux Dierks Studios entre septembre 1988 et janvier 1989

line up

David Reece (chant), Wolf Hoffmann (guitares), Peter Baltes (basse), Stefan Kaufmann (batterie)

Musiciens additionnels : Jacky Virgil (chant [4]), Mark Dodson (chant [5])

chronique

Styles
metal
heavy metal
rock
hard rock
Styles personnels
glam/hard fm

"Eat the heat"... L'album de la discorde. Accept avait toutes les cartes en main pour devenir une référence du heavy-metal, avec le succès qui va avec. Et puis tout s'est enraillé. Vers la moitié des années 80, la tendance était plutôt au hard rock/glam rock américain, à la Bon Jovi, et tous leurs dérivés. On avait vu sur les deux précédents album d'Accept que la part mélodique était plus importante que sur "Balls to the wall" ou "Restless and wild". Et là, les allemands ont pris un risque : délaisser le heavy metal burné au profit de ce nouveau courant musical, allant même jusqu'à se séparer, en bons termes, de leur chanteur historique Udo Dirkschneider ! Voilà, Accept en 1989 a voulu taper très fort et sortir un disque au goût du jour et ne plus sortir de heavy metal traditionnel, jugé certainement assez has-been à cette période. Accept déboule donc avec un nouveau chanteur, un américain inconnu, David Reece, et un nouveau guitariste (qui n'aura pas le temps de jouer sur l'album), Jim Stacey. Le résultat est loin d'être convaincant, surtout 26 ans plus tard. Accept a clairement mis de l'eau dans son vin. On retrouve quand même la patte du groupe. Le chant est quand même plutôt agressif pour du glam rock, on n'est loin du timbre de voix tout doux de Jon Bon Jovi, je le trouve d'ailleurs assez proche de celui de Brian Johnson d'AC/DC, période "Fly on the wall". Je ne suis pas forcément contre les changements d'orientation musicaux, mais là, il faut juste l'avouer, c'est loupé ! Et je ne dis pas ça parce que le groupe nous sort un disque beaucoup plus mainstream que par le passé (quoi que quand même, il y a vraiment des parties cul-cul la praline - écoutez-moi "Hellhammer" et ce "Prisoner" avec ses claviers horribles !), mais c'est surtout que les compos ne sont pas bonnes. Ce n'est pas ultra-pourri non plus, mais il n'y a absolument pas photo avec ce que le groupe faisait ne serait-ce que 3 ans plus tôt. Les morceaux sont plutôt bien rythmés, ça pourrait d'une certaine manière rappeler certains titres de leurs débuts, mais au moins à l'époque, il y avait une authenticité et un son adéquat. Là, en plus, on a une production bien années 80, avec ce côté "moderne pour l'époque", mais alors totalement synthétique. C'est bien simple, les guitares n'ont absolument aucune consistance, aucune puissance. Donc voilà, pour simplifier, on a ici un album loupé, tout simplement. La production, le changement d'identité, la qualité musicale sont à côté de la plaque. Ce n'est pas non plus l'album le plus pourri de la décennie, mais en tout cas l'une de ses plantades les plus mémorables ! En plus, pour couronner le tout, à la suite de la sortie de l'album, les tournées seront désastreuses, à plusieurs niveaux. Le succès ne sera pas au rendez-vous, les tensions à l'intérieur du groupe seront difficiles à gérer (entraînant le départ du nouveau chanteur) et des problèmes de santé vont affecter le batteur Stefan Kaufmann (qui se fera remplacer pour la fin de la tournée). Tout cela va forcer le groupe (c'est-à-dire au final Wolf Hoffmann et Peter Baltes) à stopper, momentanément, son activité ! 4 ans plus tôt tout souriait au quintette allemand et à l'aube des années 90, le split était officialisé ! Quel gâchis ! Heureusement, cette séparation ne durera qu'un temps. Mais le mal est fait et il faudra des années et des années pour qu'Accept puisse remonter la pente et retrouver un certain succès.

note       Publiée le dimanche 1 février 2015

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torquemada › dimanche 1 février 2015 - 22:41  message privé !

C'est bien de sortir son "Turbo" ou son "Cold Lake"... mais quand on a sorti "Sad Wings Of Destiny" / "Into The Pandemonium" avant et qu'on sort "Painkiller" / "Monotheist" ensuite, c'est mieux !