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Darkspace › Dark Space III I

cd • 3 titres • 64:19 min

  • 1Dark 4.1827:24
  • 2Dark 4.1918:31
  • 3Dark 4.2018:24

enregistrement

Pas d'informations sur l'enregistrement dans le livret.

line up

Wintherr ([Wroth] guitare, voix), Zorgh (basse, voix), Zhaaral (guitare, voix)

remarques

chronique

Styles
ambient
dark ambient
metal extrême
black metal
musique électronique
Styles personnels
battlestar sombrexica

Darkspace, épisode III, première prise, chapitre 4. On peut le dire comme ça, non ? Après avoir pris un abonnement intercontinental dans plein de festivals, après avoir sorti quelques albums et acquis une certaine notoriété dans la sphère des black metalleux cosmologues, Darkspace a fait du chemin... ou non. À vous de voir. De mon point de vue, vous retrouverez encore ce mix de musique électronique, de synthés, de couches de guitares, ces instants oniriques, avec boite à rythme binaire plus ou moins rapide et blasteuse, dansante ou écrasante, ces murmures, borborygmes et autres cris censés sortir d'outre-espace - mais qui sont bel et bien gravés dans le disque que vous avez acheté, je vous rassure si vous écoutez l'album dans un état tangent. Trois morceaux de 20 minutes en gros, avec des titres sortis d'un manuel de droit administratif : on n'est pas dans le fast listening, il vous faudra prendre le temps, vous caler et écouter ça en prévoyant que vous serez ou emporté dans l'esprit des concepteurs de ce Nostromo suisse (Nostromo le cargo interstellaire, pas le héros de Conrad, ni le groupe de grind issu de la même Confédération), ou énervé par cette débauche de moyens censés figurer l'espace qui si je ne me trompe pas est d'un silence pesant. Imaginons donc que tout cela figure plutôt des entités extra-terrestres et leur véhicule voire leur foyer, comme nous le suggère le livret et sa tête d'Alien à la Area 51 : eh bien ils ont l'air pour moi d'être des champions de la vitesse et des virages serrés, car on est bien chahuté dans leur module intergalactique, avec quelques pauses à la pompe quand même - ce sont d'ailleurs ces moments dark ambient typé SF qui me titillent le plus la glande pinéale, que ceux plus technovaisseau de Metaaal. Même si on a déjà entendu dans leurs précédents chapitres et morceaux en chiffres arabes ou romains ce son de moteur hypersonique et ces murmures figurant le mystère de l'inconnu intergalactique, ce voyage reste néanmoins plaisant, sombre, cosmique, éthéré, claustro, pas très humoristique, mais je me demande bien encore comment quelque chose d'inédit pourrait sortir de ce creuset déjà bien usé... On pourrait dire cela de tellement de groupes et de styles de musique, mais je préfère vous le répéter : vous ne serez pas surpris, alors même que ce voyage intra-inter-megagalactique devrait être au contraire enivrant de surprises pour nous pauvres mammifères non-volants... C'est un peu le paradoxe de ce disque, et des musique dites "occultes" : à force de dévoiler le caché et de le vendre, il en devient quelque chose d'aussi banal et connu qu'une chanson de Serge Lama - mais attention ! Être lisible et ne prendre plus personne par surprise ne veut pas dire que la musique que l'on produit est mauvaise. C'est juste un point de paradoxe que je souhaitais encore relever, que ces musiques extra-ordinaires puissent s'acheter sur amazon.com, et s'écouter dans le métro, en lisant un journal gratuit. Vous voyez ? Ceci étant dit, la dernière téléportation de Darkspace dans notre monde de gueux reste un bon millésime 4 boules point zéro, pour ceux qui aiment laisser du temps au temps, pour celles qui considèrent que lorsque la musique est bonne ben ça vaut le coup de se balader et d'imaginer pendant une heure des espaces, éléments et espèces complètement fantasques, confortablement installée dans le sofa - dans le noir et sous substances c'est encore mieux.

note       Publiée le mercredi 21 janvier 2015

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Note moyenne        7 votes

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Dioneo › mardi 21 janvier 2020 - 17:02 Envoyez un message privé àDioneo  Dioneo est en ligne !
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Tiens... Après Wroth/Wintherr (Paysage d'Hiver) et Zhaaral (Sun of the Blind), la bassiste Zorgh (rebaptisée Ophis) sort à son tour son projet solo, Apokryphon. Y'a pour l'instant un seul morceau en écoute sur le bandcamp d'Avant Garde Music, l'album sortira en février. Black... un peu chelou mais bien différemment d'ici, apparemment. (A une écoute, le morceau m'a paru bien cool mais c'es tjuste une écoute d'un seul morceau, hein).

p2h › dimanche 25 janvier 2015 - 15:30 Envoyez un message privé àp2h

bon... visiblement ça a l'air de te plaire tout autant la consommation de poisson début avril.

Note donnée au disque :       
Mari. Cremated. Bones. › mercredi 21 janvier 2015 - 19:00 Envoyez un message privé àMari. Cremated. Bones.

je suis bien impatiante de me l enfiler dans les conditions adequates celui la !

nicola › mercredi 21 janvier 2015 - 14:22 Envoyez un message privé ànicola

Et maintenant, les taumes 0, 2 et 3.

MaxwellsDemon › mercredi 21 janvier 2015 - 14:00 Envoyez un message privé àMaxwellsDemon

Peut être un peu d'humour, ils ont quand même casé un sample du vieux prof chinois de Prince of darkness par Carpenter dans Dark Space 3 !