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TM Solver › Namaste

  • 2014 • SynGate SynGate Luna | CD-r TM08 • 1 CD

cd • 5 titres • 77:48 min

  • 1Namaste 10:03
  • 2Floating Clouds 14:23
  • 3The Dream 7:43
  • 4Sea of Tranquility 14:15
  • 5Govinda 12:30

line up

Thomas Meier (Synthés numériques et synthé analogue GRP A4, Séquenceur Schrittmacher et FX)

remarques

On peut avoir des informations supplémentaires sur cet album, de même qu'entendre des extraits, en visitant le lien suivant: http://syngate.bandcamp.com/album/namaste

chronique

Des séquences aux tonalités bariolées de crépitements un brin organiques tracent une structure de rythme brouillonne. Une structure qui zigzague avec un mouvement d'ascension stationnaire où les ions grésillent dans les sourdes impulsions de séquences basses. Et ce rythme se refugie sous les chaudes caresses de la voix très éthérée de Ruth Koelzner. Cette voix reste l'élément clé de la pièce-titre avec des brises chaudes et incantatoires qui flottent sur une structure de rythme titubante, incertaine et qui par moments doit s'appuyer sur les coups sourds de pulsations/percussions basses. Comme par magie, l'univers sonique de TM Solver enveloppe nos oreilles avec une multitude de tintements et de percussions qui allient le genre Tablas à ceux plus électroniques. Des effets dramatiques, poussés par les sourdes impulsions des lignes de basse, ajoutent aussi une riche profondeur à ce canevas encore une fois très bien sertie de ces séquences dont les tonalités hybrides en sont tous les charmes et la signature de Thomas Meier. Après un album inspiré par les étonnants paysages de l'Islande (Polymorph), le synthésiste Allemand lance en simultané un album transporté par les charmes paradisiaques des paysages du Népal. Publié sur la division Luna de SynGate, “Namaste” est en effet un album plus ambiant. Mais pas totalement ambiant! À tout le moins, pas comme on imagine une musique ambiante. Les rythmes y sont plus doux et sculptés à travers ces séquences aux tonalités éclectiques qui sont finement tambourinées et qui sautillent paisiblement dans ces enveloppes de brume, dans ces pépiements et ces lamentations de synthé qui tentent autant de gazouiller que de chanter, dans ces séduisantes orchestrations, certaines larmoyantes, et dont les effets de tendresse, de recueillement sont enjôlé par la voix de Ruth Koelzner. Ça beau être sur la division Luna, donc musique ambiante, “Namaste” n'est pas vraiment loin des rythmes Teutoniques et entraînants de TM Solver, notamment de Polymorphe où les deux derniers titres semblent avoir tracé les voies de cet album qui séduira par son approche nettement plus céleste.
"Floating Clouds" présente ces séquences et accords si caractéristique de l'arsenal sonique et rythmique de TM Solver. Ils sautillent et dansent mollement dans de lents voiles aux brumes orchestrales. Le genre me rappelle énormément la musique de Software, mais dans un canevas plus émotionnel avec un synthé qui étend ses longues larmes sur une structure de rythme dont la vélocité prend racine dans des coups de pulsations sourds. Le rythme lent épouse la forme d'un bon down-tempo lunaire magnétisant qui est agrémenté de pépiements et de dialogues électroniques et surtout caressé par des brises chaleureuses et d'autres plus métallisées qui se fondent aux douces orchestrations dont les voiles de tendresse amadouent un rythme passif qui semble toujours sur le point de déborder. La douce voix de Ruth Koelzner revient caresser nos oreilles sur le délicat rythme ambiant de "The Dream" qui tournoie sur des séquences finement tambourinées. Ses lamentations célestes forment un duo éclectique avec un synthé qui tente de brefs accords harmoniques sans oublier de libérer des nuages d'éther. C'est un titre tranquille et reposant qui se noue très bien à "Sea of Tranquility". Le duo Koelzner/ Meier reviendra avec une structure légèrement plus vivante dans "Govinda" qui est sans doute le titre le plus animé de “Namaste”. Un titre qui nous sort de notre état de contemplativité après le superbe "Sea of Tranquility" et son essence du Moyen Orient. Les orchestrations étendent un dense voile morphique qui étreint les tambourinements des séquences, alors qu'une délicate arôme flutée flotte avec des odeurs d'hypnotisme et que le synthé lance des solos porteurs de rêveries et dont les caresses à l'ouïe sont sources d'envoûtement. Si on ne dort pas, on est aux portes de la béatitude. Étonnement, ce "Sea of Tranquility" me rappelle Klaus Schulze dans ses moments de méditation. Une impression d'ailleurs qui définit le caractère des doux rythmes minimalistes et des ambiances très mélancoliques de “Namaste” où la fusion de la délicate voix de Ruth Koelzner avec les brumes opalines et les orchestrations très bien nuancées passent très bien dans l'oreille. Un parallèle à faire avec le duo Schulze/Gerrard? S'il y en a un ça serait aux niveaux des ambiances qui, par moments, me rappellent celles d'un Schulze rêveur et nostalgique. Quand à la voix de Koelzner, elle semble moins puissante mais est tout de même assez enchanteresse. Mais l'un dans l'autre, “Namaste” reste un séduisant album de musique relaxante, méditative mais pas du tout endormitoire.

note       Publiée le lundi 22 décembre 2014

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