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Steve Roach et Jorge Reyes › The Ancestor Circle

  • 2014 • Projekt PRO 00310 • 1 CD digipack

cd • 6 titres • 73:23 min

  • 1The Circle Opens 9:04
  • 2Memories Unsuspended 24:49
  • 3Espacio Escultorico 9:36
  • 4Spirit, Stone and Bone 4:19
  • 5Procession of Ancestors 10:20
  • 6Temple of Dust 15:12

enregistrement

Composé au printemps 2000. Dépoussiéré, remixé et rejoué au printemps 2014 dans les studios Timeroom

line up

Jorge Reyes (Flûtes, guitare, loops, Ocarina, percussions Tarahumara et voix) Steve Roach (Synthétiseurs numérique et analogues, guitare, loops, Ocarina et percussions)

remarques

On peut obtenir plus d'informations sur cet album, entendre des extraits MP3 en visitant le lien suivant: http://www.steveroach.com/Music/discography.php?item=523

chronique

Styles
ambient
folk
Styles personnels
tribal ambiant

Le cercle s'ouvre avec des ululements. Les hurlements des vents "The Circle Opens" tempêtent de leurs crissements écarlates dans une lente tornade sonique où les percussions croassent comme des gros ouaouarons et que les lignes de synthé laissent filtrer des chants sibyllins que des vents flagellent de ridules de fumée électrique. Le rythme est ambiant. Il se dandine comme une délicate transe tribale contemplative sous les bruissements de percussions arythmiques tant tribales qu'organiques. Il se berce sans ambitions aucunes, sauf pour maintenir son effet ambiant, sous les brises humides des cavernes sombres où flânent des voix de spectres. Comme un voyage astral où les âmes humidifient les murs des souvenirs, "The Circle Opens" nous introduit à cette collection inattendue d'une musique oubliée dans les voutes du Timeroom. “The Ancestor Circle” a trouvé sa source lorsque Steve Roach découvrait une série d'enregistrements de musique inédite composée et jouée en compagnie du regretté musicien Mexicain Jorge Reyes à l'époque de Vine, Bark & Spore au printemps 2000. Les quatre premiers titres sont tirés de ces sessions alors que les deux derniers ont été élaborés dans l'esprit de Mai 2000. Steve Roach les a assaisonnés d'éléments soniques plus contemporains lorsqu'il les a remixés dans ces mêmes studios à l'été 2014. Et l'esprit de Jorge Reyes est là, sans l'ombre d'un doute.
La pièce maitresse de cette compilation de titres oubliés est sans aucun doute "Memories Unsuspended", qui semblent puisée son inspiration dans la musique du trio Suspended Memories où le duo Roach/Reyes unissait leurs ambiances à la guitare texturale de Suso Saiz. Les vents initiaux naissent des grottes pour voyager sur les plaines désertiques où les chants des reptiles grelottent comme les cordes des arbalètes. Les vents fouettent ces percussions tremblotantes et se fondent avec les chants shamaniques alors que "Memories Unsuspended" affiche un genre de crescendo constamment rabroué par la force des vents statiques et de ces voix spectrales qui ornent une contemplative transe tribale ambiante. Les voix sont par moments puissantes et dérangeantes, alors que les percussions, et leurs enveloppes organiques, séduisent autant que ces marées de vents qui bousculent la sauvage passivité de "Memories Unsuspended". Le titre plonge dans un genre de folle transe clanique avec de sauvages incantations, des vents criards et de superbes percussions, tant tribales qu'organiques, qui bruissent dans un opéra pour spectres du désert. Et de grands vents caverneux apaisent la violence des esprits immémoriaux, ralentissant la croisade de "Memories Unsuspended" qui partage ses 10 dernières minutes entre des rythmes abandonnés à des ambiances texturales et une pluie de lignes de synthé où les méditatives arômes shamaniques et les cabalistiques couleurs du crépuscule fusionnent en une fascinante symphonie pour fantômes oubliés. Chaque roche que Steve Roach retourne dans le désert dégage un parfum sonique comme nulle part ailleurs! Que ce soit en solitaire, avec Vidna Obama, Byron Metclaf ou Mark Seelig, le sorcier des sons contemporains réussit toujours autant à méduser qu'à séduire dans un style de musique où le manque d'originalité et d'émotions conduit inévitablement à l'ennui. Et c'est ainsi que progresse “The Ancestor Circle”. Les passages ambiants, notamment le superbe "Espacio Escultorico" sont constamment picorés par de très belles percussions et des nappes de synthé aux harmonies et aux ambiances autant poétiques que sibyllines. À ce niveau, il faut aussi entendre "Spirit, Stone and Bone" et "Procession of Ancestors" pour saisir toute la dimension des percussions, des vents et des étranges chants qui enveloppent les hypnotiques mouvements arythmiques de “The Ancestor Circle”. On se croirait vraiment être aux portes d'un monde secret que Roach dépeint avec la justesse, rectitude qu'on lui connait. Ambiant, enveloppant et intense, "Temple of Dust" délaisse un peu les oraisons et les transes shamaniques pour nous offrir ces doux paysages sonores méditatifs uniques au répertoire de Steve Roach. C'est le calme après une violente tempête sonique où les rythmes méditatifs sont loin d'être soporifiques.

note       Publiée le mardi 11 novembre 2014

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Wotzenknecht Envoyez un message privé àWotzenknecht
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Plaisir de te revoir par ici, mangetout ! J'ai aussi découvert Jorge Reyes via Suspended Memories que j'ai pris un jour au hasard en cédéthèque, alors en pleine recherche de nouveaux horizons. J'aime ses travaux plus animistes, mais à choisir dans cette frange quasi-new age, j'ai été beaucoup plus emballé par Byron Metcalf et ses percussions.

mangetout Envoyez un message privé àmangetout

Il me revient à l'esprit de subtiles fragrances et des plaisirs oubliés à la vue de ces noms étalés sur l'écran. Je me souviens du "El Costumbre" de Jorge Reyes. Je me souviens du "Mirrors of pollution" de Suso Saiz. Je me souviens du "Dream circle" de Steve Roach. Je me souviens du projet Suspended Memories qui les réunissait tous. Je me souviens, comme si c'était hier, de les écouter en lisant "Le matin des magiciens", la tête dérivant entre les pierres sacrées et les mystères du cosmos. Nous étions à la première mi-temps des années 90 et tout ça, à vue d'homme, paraît loin, très loin...