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Diocletian › Gesundrian

vinyl 33t • 8 titres

  • 1Cleaved Asunder
  • 2Wretched Sons
  • 3Summoning Fear
  • 4Traitor's Gallow
  • 5Steel Jaws
  • 6Wolf Against Serpent
  • 7Beast Atop The Trapezoid
  • 8Zealot's Poison

enregistrement

Enregistré, mixé et masterisé en 2013/2014 par C. Sinclair au Temple of Sol, Auckland, Nouvelle-Zélande.

line up

Atrociter ([B. Southwell] (guitare)), J. Baldwin (guitare), L. Muir (voix), C. Sinclair (batterie)

Musiciens additionnels : Scott Bidwell (basse)

remarques

"Toutes les chansons ont été écrites par Diocletian. Les paroles sont basées sur les textes saints de Kováts Miklós, ingénieur de la messe noire à l'intérieur et au-delà du continuum connu et inconnu de l'espace-temps."
Deux versions, cd digipack et vinyle aux couleurs diverses disponibles. La version vinyle est celle chroniquée ici.

chronique

Styles
metal extrême
death metal
Styles personnels
death metal barbare

Diocletian. Qui est-ce ? la forme anglaise du nom d’un empereur romain du IIIe siècle. Comment résumer cet homme par ce qu’on sait de lui aujourd’hui ? Un militaire et un administrateur puissant, qui put ramener la stabilité par le fer et la délégation politique, réformant autour de lui une machine essoufflée, nimbant son pouvoir et sa personne d’un sacré renforcé. Ce fut aussi [suspense i.n.s.o.u.t.e.n.a.b.l.e.] : l’architecte de la dernière grande persécution des chrétiens par les romains - dernière car les vieux dieux de la tétrarchie se feront embastiller par le nouveau trinitaire peu de temps après. Fini les sacrifices ! Exit Jupiter ! Diocletian, qui est-ce aussi ? Un groupe de néo-zélandais inspirés par ce lointain latin incarnant le début de la fin de la puissance romaine, sûrement envoûtés par l’aura antichrétienne de notre vieil empereur. Le nom de l’album chroniqué ici fait également référence à une vieillerie : gesundrian est un mot de vieil anglais, qui veut dire en gros “trancher en deux ta tronche (ou une tête de sanglier. ou un saucisson. Ou l'univers.)”. Et ouais, là, les repères établis, on n’est pas dans de la chanson de fillette : c’est charcuterie à tous les étages ! War metal, tout de suite partout ! Regardez-moi ce cavalier, avec ce faux air de Vlad Tepes, avec son épée cosmique, “Hitler as Kalki” comme dirait l’autre, le décrassage par le feu, le grand ménage ! Ne cherchez pas d’autres références que la guerre et la destruction ici, on bourrine pour dominer, sans nuances. Vous aurez donc droit à des morceaux d’une brutalité fabuleuse ! Celle-ci pourra vous faire monter la tension si vous en avez besoin : après tout, ce monde est bien trop tranquille, votre cœur va s’arrêter un jour de toute façon, c’est pas grave. Mes organes tremblent car il y a dans ce disque un art de la transformation d’une guitare en quelque chose d’autre : une putain d’arme mentale ouais ! La maîtrise de l’art ici agit sur moi comme le choc d’un coup de jus suivi d'une extase par la contemplation du feu : la première déflagration avec un gros son amène vraiment une réaction physiologique mêlée d’effroi et d’excitation face à la bête qui elle ne s’arrêtera jamais de vous labourer la gueule à base de crescendo et de montées de gammes, jusqu’à épuisement. Alors, oui, ce disque n’est pas à conseiller à tous, mais on n’est pas loin de la crypte, on est entre nous, on se terre dans les entrailles de la ténèbre : allez, ouvrez cette petite porte en vous, contemplez la haine pure, l’envie de tout détruire, écoutez cette imitation musicale du Chemin des Dames et sachez devenir maître de tout cela, si vous voulez pas qu’on retrouve votre nom dans la rubrique fait divers... “Drame à Mufflins : un homme d’une trentaine d’année retrouvé pendu, une bombe nucléaire autour du ventre. Heureusement, il n’a pas pu enclencher le détonateur, il tremblait trop”. Diocletian dans sa discothèque, c’est comme un esprit familier qu’on peut réveiller quand on veut, et qui vous bottera le cul sans ménagement, pour toujours, voire même un peu trop - et c’est là que ma seule critique émergera : passé le premier souffle, et les différentes vagues, dès qu’on s’installe au creux de cette tornade de riffs et de blasts, et ben la purée commence à se consolider dans le bide, ça cale, c’est l’heure de la sieste. C’est peut-être la faiblesse de la guerre et du war metal en fait, splendidement illustrée par notre vieux Dioclétien : à force de trop brûler, on s’épuise ? Bon, somme toute, cet album reste particulièrement puissant, et saura ravir les amateurs de sensations fortes. Notons enfin que le groupe fait spécifiquement référence pour les paroles à un certain Kovats Miklos- sachant que les paroles sont essentiellement des successions de noms comme “metal/destruction/massacre/machine/etc.”. Je n’ai plus la force de faire des recherches historiques, linguistiques ou littéraires, je vous laisse voir par vous-même ce qu'a pu bien écrire cet homme, ça doit valoir le coup. Allez, cherchez, you fanatics !

note       Publiée le mardi 4 novembre 2014

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Note moyenne        2 votes

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Rastignac › lundi 1 juin 2015 - 04:22  message privé !
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Hmm, Diocletian "a cessé d'exister", annoncé aujourd'hui...

Note donnée au disque :       
dimegoat › mercredi 5 novembre 2014 - 12:54  message privé !

sur le sujet, pour ceux que cela intéresse: http://www.youtube.com/watch?v=2B9b9mUPJik

Mari. Cremated. Bones. › mardi 4 novembre 2014 - 13:56  message privé !

Putain ouais !

saïmone › mardi 4 novembre 2014 - 13:01  message privé !
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Oh j'ai loupé cette sortie. Ce groupe c'est la bataille de war sur champ de charnier.