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La Ligne Claire › La Ligne Claire

mp3 • 9 titres • 32:41 min

  • 1La Porte4:04
  • 2Chéri3:58
  • 3Balayage Corporel3:03
  • 4Le Funk4:55
  • 5La Direccion4:04
  • 6Faust4:11
  • 7Il Fait Chaud2:06
  • 8La Lionne4:21
  • 9Samata2:09

extraits vidéo

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enregistrement

Non renseigné.

remarques

L'intégralité de l'album est téléchargeable gratuitement sur le site du label Los Emes Del Oso, ainsi que sur la page freemusicarchive du groupe (voir lien ci-contre), où l'on peut également l'écouter en streaming.

chronique

Styles
funk
soul
chanson
no wave
post punk
musiques du monde
Styles personnels
souk machine

Ouf... Ce son ! On dirait un enregistrement de répèt’, au zoom voire au dictaphone… En fait il semble que ce soit le cas. Alors c’est maigre question spectre, étroit, tout le monde sur la même bande réduite de fréquences. Les voix sont parfois planquées derrière les nœuds de cordes des guitares. On ne sait pas trop s’il y a vraiment une basse. On aimerait bien l’entendre. On se demande parfois ce que c’est, "ce machin au fond", un clavier ? Un objet dans quoi quelqu’un souffle ? Un mélodica ou un autre genre de tuyau ? On aimerait bien mieux entendre, en fait. Parce que c’est intriguant, leurs bouts qui groovent tordu mais indéniablement. Qu’ils grattent et tapent comme si la musique venait d’être inventée. Comme s’ils l’inventaient spontanément. Comme si tout sortait direct… Comme si peu importait qu’ils sachent ce qu’ils font. Il y a parfois des espèces de solos pas plus droits que le reste qui sont des excitations de l’acier tressé-filé, des câbles, avec Charlene – Darling, ici bien loin en apparence du très curieux folk de mansarde qu’elle sort en solo, avec une qualité d’enregistrement proche mais un charme tout différent – qui ne cesse pas de taper sommairement, obsessivement sur les… Sur LE fût ?! L’élément est-il unique ? Cette musique l’est assez, à vrai dire. Elle chante aussi, là-dedans, Charlene, ainsi la nommée Inès. Les deux souvent ensemble. Un des gars au moins, aussi, donne aussi parfois de la voix. Et là encore, ces trois organes, on aimerait bien distinguer mieux ce qu’ils délirent et comment ça sonne dans la pièce, leurs bouts de phrase en langues. Il paraît qu’ils ont bouffé du Lucrate Milk. Personne ne semble les croire quand ils disent qu’ils font de la musique africaine, du reggae, ou qu’ils appellent innocemment (?) un de leur morceau "Le Funk". En fait, on ne se rend même pas toujours bien compte, sans l’image, lequel c’est et de quel sexe, qui demande et propose à gorge haute des trucs et des indices. Leurs danses sont de leur contrée à eux. Paris ? Montreuil ? Pantin ? Le Local Où Qu’Il Soit ? La chambre d’un de ces jeunes gens ou l’antichambre du cabanon ? "Qu’est-ce qui ne va pas ? Veux tu en parler ?". On répondrait bien que non, rien. Que vas-y, bouge plutôt ton corps ta viande ta carcasse ton être ineffable, ô toi qui écoute. "Il fait chaud". Et tout à coup le son disparaît avant de revenir encore plus saturé, crachotant. Ah tiens ! Elle a retrouvé les cymbales. Fracasse. Parfois on dirait bien qu’ils s’étonnent eux-mêmes de ce qu’ils viennent de faire. ("Attends, mais t’as fait un SOLO !"). Je pourrais – ce serait évident, facile, sans doute un peu lâche ou à côté – vous jurer que Captain Beefheart, ou les Shaggs mais fait exprès, ou allez, les Country Teasers. Je n’en serais pas si sûr. C’est de la musique brute, c’est certain, qui s’éclate et qui cherche, qui cisaille et qui dérape. Qui retombe dans le sillon qu’ils grippent à la surface. Eux-mêmes et à mains sinon nues, du moins très peu armée. Ça griffe, balafre, balance. Ce n’est rien de le dire, que c’est "Lo-Fi". Enthousiaste et déjeté, et jeté. Blam. La Lionne, c’est quand-même une espèce de merveille. Sa propre catégorie de. Et pas seulement pour ce rire à la fin. Et Samata, c’est énervant. Comme le reste. Et entraînant. Ça stoppe net. Ça mériterait que ça continue. J’aimerais bien entendre tout ça avec une sorte d’autre définition qui ferait que l’abrasion restant, ça ne deviendrait pas forcément pour autant lisse, trop égal. J’essayerais bien de mettre la main sur ceux de leurs disques qui existent sous forme physique – il semble qu'il n'y ait qu'un vinyle, à vrai dire. Je n’ai pas idée si c’est mieux ou pas plus produit. Là, du coup, j’ai un peu l’impression qu’on me l’a passé direct, un des quatre de la main à la main à peine les fichiers extraits. Ça fait son effet de proximité. Ça me plairait bien de les entendre quelque part où il y aurait foule relative c’est à dire quelque poignées parce que ce genre de jauges, c’est fait pour ces groupes-ci. Il semble qu’un d’entre eux ait quitté le groupe mais que le restant tourne avec un type appelé Patrick Lombe. Pour ce que j’en vois, ce que j’en entends, ça semble bien prenant, l’affaire. On m’a parlé aussi, enfin j’ai lu, d’une certaine Rose – avec au moins là-dedans les deux filles qui sont ici. C’est une drôle de scène, tout ça. En est-ce une ? Est-ce drôle ? Dire qu’il y en a pour appeler ça de la musique ? J’en suis, allez… Sans honte, surtout avec plaisir. Oh tiens, je vois qu’ils affichent quelque part un fragment de leurs paroles. "Si ta chatte a la couleur de tes yeux"… Ah. Hum. Oui. (Croyez le ou non : j’aime bien ce morceau ; c’est celui avec son saxophone ou quoi ou assimilé, en plus. Ah merde ça y est ; c’est foutu ; je le reconnais entre elles, les plages. Et je me prendrais à espérer qu'ils n'en restent pas là, sur ce machin au son tout de même pour cette fois frustrant).

note       Publiée le vendredi 31 octobre 2014

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Dioneo › vendredi 31 octobre 2014 - 01:51 Envoyez un message privé àDioneo
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Petit bonus : un live (dans un bar) en Belgique d'à peu près une demie-heure... Carrément trippant/hypnotique/etc. et intimiste en même temps, du groupe tel qu'il tourne maintenant avec Patrick Lombe. Avec entre autres une version que j'adore de "La Direccion". (Faut qu'ils viennent jouer à Lyon, là, eux, p... !).

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