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Opeth › Pale Communion

cd • 8 titres • 55:42 min

  • 1Eternal Rains Will Come06:46
  • 2Cusp of Eternity05:36
  • 3Moon Above, Sun Below10:52
  • 4Elysian Woes04:47
  • 5Goblin04:32 [ instrumental]
  • 6River07:30
  • 7Voice of Treason08:00
  • 8Faith in Others07:39

line up

Mikael Åkerfeldt (guitares, chant), Fredrik Åkesson (guitares, vocaux), Martín Méndez (basse), Martin Axenrot (batterie, percussions), Joakim Svalberg (claviers, vocaux)

remarques

chronique

Pale Communion est bon. Pale Communion est même très bon. Pale Communion, en fait, est génial. Serait génial. Si Pale Commnunion n'était pas un album d'Opeth. Si le résidu de fans d'Opeth, qui à ce rythme devrait se disperser comme des mouches devant une bassine de nettoyant ammoniaqué, n'était pas déjà trop vidé de patience, las d'aviser le cadavre en espérant qu'il commence à donner ses vers. Si Åkerfeldt n'avait pas fait son ahuri, en balançant l'air de rien au détour d'une interview que Pale Communion était le disque le plus heavy qu'Opeth aient écrit depuis leurs débuts, l'inconscient. Si cette commune psychose de crise de quarantaine, qui semble toucher même les nouveaux venus chez Opeth (ave ! Joakim Svalberg), n'était pas partie pour s'installer chez eux comme un hippie volubile sur le retour niché dans ton sofa. Mais faudra s'y faire. On a tous eu un âge pour cracher sur la Bible, puis un autre pour se dire qu'il était temps d'y jeter un peu plus qu'un œil dédaigneux. Faudra se faire à l'âge d'Åkerfeldt, qui désormais s'improvise une spiritualité prophétique de Yusuf Islam metalleux. Zieutez un peu cette pochette, encore une fois. Avec ses radotantes citations philo-politiques. "Tu ne sais pas, mon fils, avec combien peu de sagesse le monde est gouverné" (An nescis, mi fili, quantilla prudentia mundus regatur), pin'sée là comme une profession de foi. Mais disais-je, pour celui qui saura faire fi de pareilles considérations attentistes, ou plus simplement celui qui se contrefout d'Opeth, Pale Communion est bon. Pale Communion est même très bon. Il marque, malgré l'absence de gutturaux, un retour vers les progs heavysants d'un Ghost Reveries, c'est à dire les inspirés. Ses harmonies vocales, travaillées avec la ferveur inespérée d'un pâtissier devant sa millième pièce-montée, c'est la frime totale. Cake-tops en queue de pie et cols amidonnés. Finitions à la poche à douille. Cuillères en argent ; Avec Pale Communion, désormais, c'est tous les jours le mariage. Ses morceaux créatifs sentent, non pas bon le 70, mais plutôt le bon 70. Ils glissent de l'oreille au slip avec la déconcertante facilité d'une pelle mal roulée. Sans aller dire qu'ils surprennent ni qu'ils emportent, ils témoignent a minima d'un groupe qui sait retrouver sa voie, à défaut de ses aficionados. Il témoigne de la vitalité d'un groupe qui, si l'on n'est pas certain qu'il ait encore toute sa tête, sait encore indéniablement se servir de ses mains.

note       Publiée le mercredi 15 octobre 2014

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enslaver_666 › dimanche 6 octobre 2019 - 19:45 Envoyez un message privé àenslaver_666

Triste constat que je fais qu'Opeth n'arrive juste plus à me faire vibrer depuis "Heritage". On l'a compris et ce fut clairement nommé, Åkerfeldt n'a plus le goût de jouer du lourd. Le gars n'a jamais eu un réel attachement envers la scène métal, préférant le rock vintage plus "intellectuel". Bien avant le virage prog rock, Åkerfeldt avait en tête de faire autre chose avec Opeth. On le sentait sur "Ghost Reveries" et "Watershed". "Damnation" fut un bon indice aussi. "Pale Communion" venait confirmer le nouveau virage et que les gars voulaient s'éloigner maintenant de la musique extrême. Opeth a énormément de respect envers leurs albums du passé et respecte ses fans en jouant encore leurs classiques sur scène mais la tête n'est plus à ça. Personnellement, ce nouveau virage est pour moi une sérieuse régression. Ce n'est pas la disparition des growls qui m'agace mais bien qu'un groupe au talent exceptionnel, qui a su créer un style qui lui est propre, ressemble maintenant à une copie quasi-conforme de ses influences issues des années 60 et 70. L'album sonne plus structuré que son prédécesseur. Plusieurs passages me rappellent "Damnation". "Cusp of Eternity" et "River" (très folk, qui évoque Jethro Tull) font bien. Le reste, c'est du super bien composé, performé et produit, mais j'entend une musique "intellectuelle" qui n'a pas d'âme. Je n'ai pas les frissons qui me viennent quand j'écoute "Still Life", "Ghost Reveries", "Deliverance", "Wathershed" ou "Blackwater Park". "Sorceress" me laisse tout aussi indifférent pour l'instant. Les critiques ne sont pas très élogieuses à son égard en plus. "In Cauda Venenum" semble avoir un potentiel intéressant pour ce que j'ai entendu mais faudra que j'écoute plus. Triste...

Note donnée au disque :       
caténaire › vendredi 8 avril 2016 - 17:46 Envoyez un message privé àcaténaire

"Porte d'entrée" ? Vous rigolez pas un peu là ?

Nerval › mercredi 15 octobre 2014 - 22:51 Envoyez un message privé àNerval

J'ai trouvé ça horrible

torquemada › mercredi 15 octobre 2014 - 18:00 Envoyez un message privé àtorquemada

"Moon Above..." traine en longueur mais pour le reste, c'est du tout bon.

Note donnée au disque :