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Charlene Darling › N.I.C.O.L.A.S F.R.U.T.O.S

cdr • 11 titres • 22:42 min

  • 1Sadjia1:49
  • 2Ixelles1:24
  • 3Right Road3:02
  • 4You’re right I’m wrong2:43 [reprise de Billy Childish]
  • 5Claire à la Mairie4:04
  • 6Recessly (extrait de « Liz » par El-g et Charlene Darling)1:54
  • 7It hurts me too1:30 [reprise de Karen Dalton avec El-g]
  • 8Crush on you1:30
  • 9Peanuthead2:19
  • 10Nicolas Frutos0:53
  • 11Down the stairs1:34

extraits vidéo

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enregistrement

Non crédité.

line up

Charlene Darling

Musiciens additionnels : El-g (sur 6 et 7)

remarques

L'intégralité de ce disque est en écoute sur les pages bandcamp et freemuciarchive.org de l'artiste (voir liens ci-contre).
La version téléchargeable du disque disponible depuis la page freemusciarchive.org de l’artiste est incomplète (cinq titres seulement). Celle disponible depuis sa page bandcamp est par contre complète.

chronique

Non mais moi aussi, cette fois : je la trouve moche, cette pochette. Affreuse, même, et tout court. Et le type en question – qui donne le titre, je veux dire – il semble bien que ce soit un footballeur argentin. Bon… N’empêche – pourquoi ça ne m’étonne pas ? – plus loin, Charlene reprend Karen ; Dalton – et non le bluesman Tampa Red comme j’aurais d’abord cru, soupçonnant l’attribution manquée. Elle ne se trompe pas, en fait. Au sens aussi de "elle a bien raison". Elle fait ce qu’elle veut. C’est pour ça que ça passe. C’est pour ça que j’aime assez. C’est pourquoi ça m’emmerde encore une fois d’avoir à foutre une note, au bout. D’avoir à comparer avec la suite. De sous-peser comme s’il n’y avait rien d’autre à en dire. Pas mieux à faire qu’en discourir. Ce n’est pourtant pas si fréquent, de rencontrer du hors-limites, hors-calibre… Karen Dalton, donc. Elle était aussi comme ça. Je me souviens de ce bout bizarre de reportage ; on la voyait avec quelques autres, dans une bicoque aussi délabrée qu’eux (à Karen, il manquait au moins une dent visible). La voix off n’avait pas l’air de savoir trop quoi en penser. C’était foutument perçant et poignant, ce qu’elle chantait – je ne sais plus si elle tenait une simple guitare ou cet espèce d’étrange banjo qui était sien. Bon. Ce disque affirme un truc. Plus fermement, sans lâcher le moindre indice de plus que Finnish Eyes, la tranche courte sortie plus tard dans l'année, par quoi j'ai découvert Charlene. Ce n’est pas qu’elle joue le mystère : c’est qu’il n’y a pas à expliquer. C’est gratuit ? Ça tombe bien, on peut se le procurer aussi comme ça. Ce n’est pas un objet qui retient ce qu'il contient, qui encadre. C’est brut de brut un bout de vie musicale. Je suis en train de vraiment aimer ça… Plus tôt elle reprend Billy Childish et ça vaut bien, comme manifeste lâché : "on" lui dit qu’elle ne fait rien comme il faut, comme "on" lui disait à lui. "Vraiment ? 'On' n’a que ça à foutre ?", semblent-ils l'un et l'autre répliquer. Manière de dire qu'on s'en cogne, je crois – lui, elle, nous, j'entends, cette fois... Elle continue. Et les emprunts n’enlèvent rien à tout ce qui là-dedans n’est qu’elle. N’entament rien de ce qui là ne se laisse pas définir. Ce disque me donne envie de rire. Pas pour me moquer. Parce qu’il est entêté. Bruité par ce qui se passe dans la pièce ou l’appart’ à côté. Ça me réjouit. Quelqu’un semble faire la vaisselle. Il y a des enfants dehors. Parfois des sons saturent et ça tranquillement jubile. Le piano se martèle. "Claire à la Mairie" ne parle pas de mariage. C’est une plage qui maltraite un message téléphonique. En fait des boucles et les superpose, avec elle qui chantonne derrière. Ça en devient en trois fois rien de l’atmosphère anxieuse, stressante, angoissante. Nicolas Frutos – pas le footeux, donc, l’espèce de présent album – me donne l’impression de revenir à la maison d’un concert en fond de bar ou lieu d’assoce, avec quelques uns que je connais plus ou moins, certains plutôt mal ou pas avant ce coup là, amis de potes de connaissances ; d'un peu plus familiers ; ou d’aller chez l’un de ceux là. Et que la nana se pose assise sur mon lit ou leur table ou une des chaises ; avec un instrument attrapé dans on ne sait quelles mains ou quel coin ; et se met à jouer comme ça la chante. Que d’autres commencent à faire n’importe quoi derrière, à côté, avec des voix et des choses. Que curieusement, ça donne. Ça ne sert à rien ? Eh non… C'est surtout que ça ne sert rien – c'est à dire que ce n'est pas joli pour être servile. Ça fait un certain bien pas attendu, pas commun. Right Road m’en flanque toujours un bien écarquillé. Ça grince, dans les cordes, ça frise, pas qu’un peu. Vie musicale, je vous dis. Je trouve vraiment cette pochette moche. J’aime décidément un peu mieux que bien cette forme pas dressée, pas peignée, pas hygiénique. C’est assez anarchique, oui, dans la poussée. Ça ne demande sûrement pas qu’on en fasse exclusive.

note       Publiée le samedi 4 octobre 2014

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Fryer › jeudi 30 octobre 2014 - 15:06 Envoyez un message privé àFryer

C'est d'ailleurs hyper hyper joli Ixelles.

Dioneo › jeudi 30 octobre 2014 - 13:26 Envoyez un message privé àDioneo
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Oups, pardon aux Belges, aux Bruxellois et aux Ixellois, alors ! Et merci pour ces précisions.

Quant à It Hurts Me Too, les deux sont assez similaires dans les paroles, oui, au moins dans le propos ; mais outre quelques un-peu-plus-que-variantes de ce côté, et malgré une structure folk-blues assez classique/invariable, les rendus des deux chansons diffèrent pas mal je trouve.

Ça donne ça pour la version Karen et ça pour la version Tampa Red... Pour ce qu'en fait Charlene c'est ici.

The Gloth › jeudi 30 octobre 2014 - 12:41 Envoyez un message privé àThe Gloth

Ixelles n'est pas un bled, c'est une des 27 communes qui composent Bruxelles. C'est donc une partie de la ville, et proche de son centre d'ailleurs.

Sinon, la référence à "It Hurts me too" m'intrigue : je n'ai pas entendu la version de Karen Dalton, mais au vu des paroles (trouvées sur le net), elle doit tout de même ressembler à l'originale de Tampa Red, au moins pour sa structure.

Dioneo › mercredi 29 octobre 2014 - 15:17 Envoyez un message privé àDioneo
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Tiens marrant... Je me rends compte que "Ixelles" - outre qu'il s'agit du nom d'un bled en Belgique - pourrait bien être une reprise de TG Gondard (le mec qui sort des trucs sous ce nom et qui est aussi Colombey). En tout cas l'espèce de "vague" mélodique qu'elle tient avec sa/ses voix peut rappeler ce que lui fait avec ses synthés, là-dessus. Bon, sont donc voisins de label, en plus, donc... (Ou peut-être dans l'autre sens la reprise, d'ailleurs, je m'avise, tiens. Ou alors c'est malgré tout un hasard).