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Grandaddy › Excerpts From the Diary of Todd Zilla

  • 2005 • V2 63881-27273-2 • 1 CD

cd • 7 titres • 31:19 min

  • 1Pull the Curtains02:59
  • 2At My Post06:08
  • 3A Valley Son (Sparing)04:50
  • 4Cinderland03:20
  • 5F**ck the Valley Fudge03:39
  • 6Florida04:37
  • 7Goodbye ?05:41

extraits vidéo

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enregistrement

Enregistré et produit par Jason Lytle à Tract Home studio, Modesto, Calif.

line up

Jason Lytle, Aaron Burtch (batterie)

remarques

chronique

Styles
indie rock
pop
Styles personnels
indie rock lo-fi tartare

Même si Grandaddy a toujours été considéré comme un groupe de cinq joyeux (ou presque) barbus, c'était avant tout le travail en studio de Jason Lytle qui constituait les albums. Et pourtant, tout le monde était crédité. Et puis cette fois, c'est Jason tout seul, juste accompagné du batteur Aaron Burtch, qui sort un EP sous le nom de Grandaddy. Mauvais signe. Faut dire qu'à force de tourner, de multiplier les scènes pour promouvoir des albums portés aux nues par la critique mais se vendant par paquet de trois, la fatigue se fait ressentir. D'autant que Jason déteste les voyages, c'est un gars qui aime le skate et les balades dans la nature. Alors les tournées incessantes, les longs trajets en bus, l'ennui crasseux et les bouteilles de bière qui s'empilent, tout ça pour une heure et quelque de bonheur non garanti, avec les tensions internes en plus et la pression d'avoir sur ses épaules fragiles le destin de tout un groupe, faut pas s'étonner si au bout d'un moment y'a craquage. De fait, Grandaddy ne tournera plus. Le groupe est déjà mort, sans le savoir, quand Jason Lytle s'isole une nouvelle fois dans son studio pour bricoler vite fait ces quelques morceaux à la production moins clinquante (clinquante pour du lo-fi avec synthés rafistolés, entendons-nous bien) que les deux derniers opus majeurs. Et hop, un petit EP pour patienter avant la suite, et la fin. Et si la patte de Lytle est instantanément reconnaissable, c'est quand même un peu plus cru, plus râpeux que par le passé notamment sur deux morceaux où l'ex-skateur n'hésite plus à envoyer les guitares dans le rouge voire à s'égosiller comme un punk californien en bermuda, de sa voix plus cassée que jamais. Surprenant mais irrésistible ce "Pull the Curtains" qui résonne presque comme un hymne au renoncement (oui, encore), parfois y a plus rien à foutre, vaut mieux tirer le rideau et aller se coucher, plus la peine de se battre contre des moulins. Avec son gimmick classique de clavier, c'est du pur tube à la Grandaddy, ne serait-ce le sujet pas franchement réjouissant même si il est balancé avec une jubilation certaine, un doigt tendu bien haut qu'il ressortira de sa poche pour l'encore plus punkoïde "Florida". Jamais Lytle n'aura jamais autant pété la forme (et un boulard) que sur ce morceau à la fois terriblement pop et profondément défoulatoire à coup de grosses guitares au refrain, par ailleurs porté par des harmonies vocales en contrepoint de hurlements pathético-comiques, le petit détail qui tue venant d'un harmonica débarquant par surprise, où quand le quasi-cliché fait mouche. Ce bonhomme est définitivement plein de ressources et il ne se gène pas pour coller sur cet EP une de ces dérives sinueuses dont il a le secret, avec changements de rythme et ritournelles de clavier qui font office de balises au fil des six minutes mini-grandioses de "At My Post". A côté de ça, des ballades un peu indolentes, dépressives voir limite catatoniques, avec pas mal de guitares sèches et moins d'arrangements vraiment marquants. Même si le final "Goodbye ?" finit par s'écouler dans des bourdonnements de synthés envoutants après un début un peu conventionnel (pour un mélodiste aussi formidable que Lytle), seul "Cinderland" se démarque dans le genre au milieu de ces trente minutes en demi-teinte, qui sentent parfois un peu la lassitude, un petit manque de jus bien compréhensible quand on sait que Jason Lytle commençait à en avoir raz la casquette de bucheron de Grandaddy. Juste assez encore d'inspiration pour quelques morceaux bien saignants ou réellement troublants, le temps de se refaire une santé pour bientôt un dernier jet, avant de tirer un trait définitif.

note       Publiée le lundi 22 septembre 2014

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