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Lésion Blanche/SIDA › Lésion Blanche/SIDA (K7 split)

k7 | 13 titres | 46:26 min

  • FACE A : LÉSION BLANCHE
  • 1 Le groove [2:13]
  • 2 Ton père est un flic [3:11]
  • 3 Shemale prison [2:41]
  • 4 Jet 27 [4:54]
  • 5 Non-violent car mort [3:28]
  • 6 Les flaques [3:47]
  • 7 Dans un trou noir je t’attends [4:09]
  • FACE B : SIDA
  • 8 Okinawa OK [4:02]
  • 9 Enterrement de vie/Surface de renard [5:53]
  • 10 Poucave [1:40]
  • 11 D&G [3:34]
  • 12 40 secondes [4:29]
  • 13 Trachée à l’air libre [2:25]

extraits vidéo

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enregistrement

Face Lésion Blanche : enregistrée à la SOCOPOF (Plaine des Bouchers, Strasbourg) le 5 janvier 2013 sur 4 pistes cassette TASCAM. Face SIDA : enregistrée à la SOCOPOF en novembre 2011 et novembre 2012 sur 4 pistes cassette. Mixé dans Le Salon en février 2013. Face B mixée par Meurtre Vourlois.

line up

Luca (basse sur A6, voix sur A2, A3, A5, guitare), Maïssa (voix et claviers sur B1 à B6), Quentin (batterie), Nafi (basse sur A1 à A5 et A7, guitare sur A6, voix sur A1, A4, A6 et A7)

remarques

L'intégralité de la cassette est en écoute sur la page bandcamp indiquée en lien ci-contre.

chronique

Styles
noise
punk
no wave
post punk
Styles personnels
mycose muqueuse

FACE Lésion Blanche : C’est sale ! Blanc pas net, granuleux, poudreux. La langue chargée, ulcérée, dégueulasse. On imagine l’haleine. Les gencives purulentes. En vous voyant comme ça il s’en trouve toujours un pour vous sortir : "Oh, toi… T’as bouffé un cul pas frais". Lésion Blanche – le groupe – c’est du son pas frais. Noise wave ou no rock ou appelez ça comme vous voudrez. Jamais post – parce qu’avec les centaines, les milliers de groupes qui vont à l’essentiel, font la vie non-figée des locaux à sueurs, des soirs qu’on oubliera pas ; quoi qu’en disent après les anthologies de l’histoire : ça se passe toujours pendant. Et si c’est amnésique, c’est pour que ce ne soit jamais vraiment pareil. Alors voilà, ça braille – et qu’on comprenne ou que ce soit inaudible, c’est de toute façon n’importe quoi ou primaire. Ton père est un flic, ta mère est un flic… Ça peut être vrai, d’ailleurs. Il est partout, disait la presse d’une époque. La batterie n’est pas plus finaude. On ne lui demande pas ça, seulement de rouler – et ça le gars sait faire – de pulser le flot cradingue. La guitare n’est pas en train de crever : trop occupée à nous invectiver en continu. En pote bourré qui devient relou mais qu’on rejoint à la prochaine pinte. C’est ordinaire. C’est assez. C’est nécessaire. La définition – le mixage, parler de production serait une blague voire une insulte – vous la sert bien crue. Lésion Blanche, à Strasbourg, sont comme, disons, Merde Fantôme du côté d’Amiens. Souche délibérément dégénérée de garage, parole automatique, la couleur de ce que tout ça crache – gorges, amplis, peaux maltraitées – absolument adéquate, vomie où il faut, le geste tendu, branleur, pressé, mauvais poil parce que c’est comme ça. Défonçant. Pété, comme on dit communément. Malodorant comme son nom, glam pareil. C’est ça qui est bon. C’est affligé de ces trucs qu’on voit les vraies amis – foutez la cassette en soirée, lampez une gorgée en marquant le verre d’un trace de cette saloperie et faites tourner. Voyez la gueule de la confiance. Rétorquez donc que la contagion, c’est bucco-génital. On en revient encore à ça, tiens… En attendant, au moins c’était juteux, l’affaire. Et puis il y a des heures qui sont pour les saveurs comme il faut faisandées.

note       Publiée le samedi 20 septembre 2014

chronique

Styles
noise
punk
no wave
post punk
Styles personnels
infectious grove

FACE SIDA : Eh bien ! Là c’est encore plus clair. IMMUNODÉFICIANCE. Batifolez comme vous voulez. Pas de protection ? De toute façon ces trucs ça finit toujours par claquer. C’est autre chose, sur cette face là. Ça monte d’un cran le "fout les jetons", là où les camarades vous refilaient le "mettre en rogne". On progresse. SIDA, ça vous attaque. Même gratte que de l’autre côté – c’est le même type, d’ailleurs, comme c’est le même gars pour les deux groupes, qui essaye de flinguer sa batterie. Seulement là il y a Maïssa. Et cette voix là, je vous jure : ça ne rassure pas vraiment. Un côté roue libre, qui joue avec la réverb’ pour vous crier CAPITON ! CAPITON ! CAMISOLE CRÂÂQUÉÉÉE ! … Laaameeee deee RASOIIIIIIIIIIIR ! Hum. Ça se lâche. Un cran de plus : celui qui fait qu’on se jette à fond dans l’éreintement. Ça flippe on vous dit. Ça cogne encore plus basique, obsédé, kraut de cabanon ou d’usine où avant les squatteurs, ils avaient du laisser traîner quelques fûts de colle périmée. Allons bon… Voilà que ça partirait funky qui ne sait pas faire mais qui fait bien vu que ça s'en fout de ne pas savoir – X-Ray Spex ou Slits un poil ou A Certain Ratio version buisson infesté, NY sur la Ruhr. C’est froid mais foutre.. ça chope ! Un truc comme D&G, là, c’est même carrément imparable. Elle envoie, Maïssa, au milieu de ce bordel. Je ne sais pas ce qu’elle expulse mais c’est qu’elle nous engueule ! Par moment je croirais presque voir son œil qui se marre mais il y a ce reflet qui continue de susurrer "surin". J’aime assez le genre, en vrai mais là… Allez, je vais continuer de me déboîter, plutôt. Ça fait un bien fou, en fait, leur machin mordant, méchant, biscornu. "Trachée à l’air libre". Ah oui, c’est tout à fait ça. On respire ou bien ça gicle, selon le point ou se plante le stylo. Question de visée, au centimètre. Merci les gars, j’y serai encore à la prochaine. Merci la meuf, tu en as du pas commun, question timbre et lancé de tripes. Tu peux poser ce tournevis, par contre, là ? J’aimerais aller m’en jeter un pour la route sans avoir à marcher à l'envers.

note       Publiée le samedi 20 septembre 2014

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Dioneo › samedi 13 décembre 2014 - 20:04  message privé !
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(Ass-sex toi-même...).

Je confirme, sinon, que le son de la K7 n'est pas moins crade-fi que la version streaming/bandcamp/dl libre... (Et au fait, ce sont en grande partie les mêmes dans les deux groupes, +/- Nafi/Maïssa, donc... Ceci dit la dernière fois que j'ai vu SIDA à Lyon, il me semble que le laïneupe avait un poil bougé par rapport à cette cassette).

Note donnée au disque :       
Klarinetthor › samedi 13 décembre 2014 - 19:58  message privé !

Il va me le falloir ce split; d'autant que je trouve doublement adapté de presenter ces deux groupes ensembles, comme deux faces d'une meme idee, comme deux chroniques qui se repondent, et de sortir ca sur K7, support oh combien parfait pour nous servir un son comme ca. On ne sais pas vraiment si le son du bandcamp vienne du mix ou est du soulseek 128k de la dite k7. C'est pas genant, meme en live le son est degueulasse mais ca reste assex rock n roll pour avoir envie d'headbanguer et de chanter ces refrains marteles, ton pere, Non vivant car mort aussi, evidemment. Merde Fantome? oui si en comparant strasbourg et amiens on ne les mets par sur un meme niveau, Lesion ca reste Triple alliance et cuir ajusté, malgré les exces certains. Merde fantome ca fait peur. Bon pour l'instant je reste plus bloqué sur la face A; mais je ne doute que SIDA s'affirme au fil des ecoutes. 5 et 4, donc, en miroir.

Note donnée au disque :