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Bästard › The Acoustic Machine (Complete Recordings, 1993/96)

cd1 • 16 titres • 61:40 min

  • Single The Hunt (face B)
  • 1One Rupee??:??
  • Bästard
  • 2The Hunt??:??
  • 3Sittin In A Cab??:??
  • 4In The Throat??:??
  • 5Sake??:??
  • 6Give Up??:??
  • 7The Snitch??:??
  • 8Kal??:??
  • 9Kouro Shivo??:??
  • 10Looking For Nancy??:??
  • 11Dinner For The Worms??:??
  • 12Fossils??:??
  • Death On A Pale Horse
  • 13Fossils (live Nice 09/94)??:??
  • Side Stuff
  • 14Dinner For The Worms (live Roma 05/95)??:??
  • 15Sake (live Roma 05/95)??:??
  • Death On A Pale Horse
  • 16Big S (live Cannes 05/94)??:?? [reprise de Friction]

cd2 • 15 titres • 48:21 min

  • Death On A Pale Horse
  • 1Virgin Destination??:??
  • 2Golden Lady??:?? [reprise de Sun Ra]
  • Split Single w/ Ground Zero
  • 3Pinball Tenacity??:??
  • Blind Bästard Sink
  • 4Death Party??:??
  • 5Mud??:??
  • 6Daddy’s Lipstick??:??
  • 7Veil Of Light??:?? [reprise de Pain Teens]
  • 8Gladiator??:??
  • 9Warriors/Friends??:??
  • Chinatown
  • 10Chinatown??:??
  • Side Stuff
  • 11(She’s a) Sexy Girl??:??
  • 12Moving East??:??
  • Chinatown
  • 13Bark Upon Me??:??
  • 14R’n’r Star??:??
  • Morceau Inédit
  • 15The Fall Of Saigon??:?? [reprise de This Heat]

cd3 • 16 titres • 71:52 min

  • File Under Music
  • 1Six Top Hill And Back??:??
  • 2Fresh Fish Moves Sideways??:??
  • Radiant/Discharged/Crossed Off
  • 3King Kong??:??
  • 4Travelgum??:??
  • 5200 Miles From Hanoï??:??
  • 6From The Hillside??:??
  • 7Chinatown??:??
  • 8Hatching??:??
  • 9It Ain’t No Funny At All??:??
  • 106:45 PM??:??
  • 11Growing Daisies??:??
  • 12Locate Radiation??:??
  • Illinois Hi-Tones Rejected
  • 13The Saw??:??
  • 14Locate Radiation (Andy Bryant remix)??:??
  • 15The Saw (Casey Rice remix)??:??
  • 16C.F.Min (Bundy K. Brown remix)??:??

extraits vidéo

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enregistrement

CD 1 : Plage 1 enregistrée live sur DAT à Lyon par Éric Rageys en septembre 1993 ; plages 2 à 12 renregistrées au BC Studio, NY, par Martin Bisi, en avril 1994. CD2 : plages 1 et 2 enregistrées live sur DAT, Château de Riverie par Éric Rageys en décembre 1994 ; plage 3 enregistrée à Lyon par Caracas en février 1995 ; plages 4 à 9 enregistrées à Venlo, Hollande, par Remko Schouten en janvier 1995 ; plages 10, 13 et 14 enregistrées à Venlo, Hollande, par Remko Schouten en novembre 1995 ; plages 11 et 12, enregistrements solo par François Cuilleron, quelque part en 1994 ; plage 15 enregistrée à Montreuil par Éric Rageys en janvier 1996 ; CD3 : plages 1 et 2 enregistrées au Studio des Variétés, Paris, par Éric Rageys en mars 1996 ; plages 3 à 16 enregistrées au studio Idful, Chicago, par Andy Bryant, en septembre 1996.

line up

Éric Aldéa (guitare, voix, piano, mélodica), Jean-michel Berthier (sampler, bandes, mélodica, voix), François Cuilleron (guitare, violon, steel-drum)), François Cuilleron (guitare, violon, steel-drum), Franck Laurino (batterie), Stef Roger (guitare, basse)

Musiciens additionnels : Érik Minkkinen (voix sur CD2, plages 1 et 15 ; percussion sur CD2, plage 2 ; guitare sur CD3, plages 1 et 2), Jack Natz (voix sur CD1, plage 11), Quentin Rollet (sax alto sur CD2, plage 2), Lionel Fernandez (basse sur CD2, plage 1 ; percussion sur CD2, plage 2 ; guitare sur CD2, plage 15 et CD3, plages 1 et 2), Bif (sax alto sur CD2, plage 2), Wilo Simean (clarinette sur CD2, plage 2), Denis Colin (clarinette basse sur CD3, plages 1 et 2), Gaëtan Colet (batterie sur CD3, plages 1 et 2), Andy Bryant (guitare sur CD3, plage 14), Casey Rice (synthétiseur sur CD3, plage 15), Bundy K. Brown (boucles sur CD3, plage 16)

remarques

Les deux albums du groupe - Bästard (1994) et Radiant, Discharged, Corssed Off (1996) - ainsi que l'EP Blind Sink, tous trois présents sur cette rétrospective, font l'objet chacun d'une chronique dédiée.

chronique

Trois disques. Une histoire. Cette fois aussi – cette fois déjà, plutôt, comme pour A Recollection, coffret rassemblant l’intégralité ou presque des enregistrements de Deity Guns, qui sortira sept ans après celui-là – c’est mieux qu’une somme. C’est un parcours. Un choix d’édition qui montre, donne à entendre – aussi, entre les parts plus connues, émergées – les zones cachées, ce qu’on aurait pu rater, négliger. Deux albums, pour Bästard – Deity Guns n’en avaient sorti qu’un avant que ceux-là ne mutent en ceux-ci – et diverses autres faces : singles, E.P., côtés de disques split qui leur étaient revenus. Quelques passages en concert, bien sûr. Les formats longs sont donnés tels quels au milieu du reste – l’ordre des titres respecté, leurs continuités et accidents rendus comme à l’époque de leurs sorties. D’autres disques se disséminent. Certains index – certes assez rares, surtout pour ce qui concerne les enregistrements de studio – n’avaient auparavant jamais vu le jour, ou à peine, furtivement. Les mouvements du groupe nous sont rendus sensibles. Leur curiosité, cet appétit de toutes musiques, qui pour la leur trouvaient partout racines, ou mieux : substance. Dans un noise rock déphasé, sale, trouble, charnel – le Veil of Light de ces Texans de Pain Teens est ici repris, et ce n’est pas par erreur ; ce n’est pas un simple ajout, un écart aux plus évidents Sonic Youth, Cop Shoot Cop ou à l’indus d’Einstürzende Neubauten ou Test Dept si souvent cités – sûrement pas par hasard - comme probables influences. Dans un certain jazz, aussi, libre, inventeur de formes, étireur, dissolvant de frontières et autres limites – Sun Ra passe ici par leurs mains, et sa Dame D’Or prend un tout autre port, foule un autre sol et traverse, illumine d’autres ombres ; ailleurs, une bribe de Come Rain Or Come Shine semble émaner d’un 78 tours au milieu des interférences radio, de cibis fantomatiques, l’interprète inconnu. Dans de curieux interstices, inconfortables, rugueux comme les débris ou les débuts d’un monde – c’est cette fois The Fall Of Saigon de This Heat qu’ils prennent au ralenti, déchirent de zébrures semblablement électriques mais sous leur tension propre… De tension il est question, de part en part de ce coffret. De pression. D’explosions, aussi. Et puis de relâchements, de moments ou l’air soudain desserre sa densité : aux tempes s’allège, cesse le bourdon ; du fond monte, gagne le fatigue vers le sommeil réparateur, consolateur, la rétribution ou l’alarme du rêve. Tous les surgissements de violence dont était capable le groupe, les brutales cassures, son sens exact de la dissonance en pointes ou sourdement larvé… Tout y est. Et leur douceur, aussi – l’amour d’un monde vivant, la résistance à sa douleur, l’affirmation et le retrait. Toute l’intégrité du jeu ; toute sa subtilité, sa finesse, sa richesse. Cette avancée, également, de plus en plus au fil des sortis, vers une sorte de folk contemporain, trouvé, façonné aux jours et nuits présents – pas au sens d’un folklore de forme, bien sûr, collectage ravivé ; mais en ce qu’il est de son ère, de son lieu, que de plus en plus il s’approche de la peau. Ce n’est pas un accident si les Lyonnais, avant de changer encore, de prendre un nouveau nom (Zëro, cette fois – le trémas demeurera donc), joueront à la fin avec Yann Tiersen. Ce n’est pas déplacé, pas pauvre tic – comme si souvent ailleurs dans ces mêmes années – que leurs montages sonores, manipulations de timbres, nuages électrostatiques en intros, portent lesdits samples de blues, parfois – anciens, grattés, terrestres – mêlés aux éclats brouillés d’existences, aux parasitages, aux pollutions hertziennes de boulevards, de cités, d’information affolée. Le goût de l’improvisation, aussi, de la structure instable, mobile – ce souci de ne jamais refaire à l’identique – est spécialement sensible ; sur les morceaux tirés de File Under Music singulièrement, ou de la compilation Side Stuff, dont certains sont des essais en solo de tel ou tel de ces hommes-ci ; sur certaines des versions en concert, tout autant – où des éléments d’un morceau s’intègrent à un autre, le transforment, s’y coulent, s’y lient autrement ; où l’espace à peupler, à remuer, à excaver, n’est jamais vraiment le même. Bästard avait ce sens du risque. Ce geste qui ne tremble pas, pourtant, parce que l’urgence concentrée, l’intuition guident sa course, son accomplissement, autant que la tentation de la surprise. Tout nous est restitué, là – à portée de main sous le carton : jaune vif et cheval en silhouette ou bien noir luisant et coupes de valves ou de condensateurs, selon les éditions. Comme disaient d’autres, plus détachés si ce n’est blasés : ce n’est pas perdu pour tout le monde.

note       Publiée le samedi 13 septembre 2014

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Raudus › mardi 31 mars 2015 - 20:54  message privé !
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J'aurais bien mis 5 mais là, le coffret dans la main, le carton complètement usé par les manipulations répétées pour m'en passer un, deux, quand c'était pas les trois d'affilée, je ne peux m'y résigner. Ce groupe m'a ouvert tout un pan de la musique en général, et française en particulier. Un gros, gros morceau!

Note donnée au disque :       
Dioneo › lundi 22 septembre 2014 - 01:03  message privé !
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Salut... Ben cool que tu aies croché. Oui, ça cherche sans essayer d'impressionner, Bästard, en tout cas pas en mode "tadam, vous comprenez rien". De là - aussi parce que je me suis mangé ça en direct alors qu'ici j'y suis arrivé après coup - si eux te plaisent je ne saurais trop te conseiller d'aller jeter l'oreille à Deity Guns. C'est à dire le groupe d'avant d'une partie des mêmes gars. C'est un peu la version "introspective" de ce qu'on entend là, pas explosive. En termes de trucs qui n'existaient pas ailleurs par nos contrées - j'ai écouté ça en boucle à 7 ou 8 bornes d'où je suis revenu habiter entre temps, et j'étais vraiment assez jeune mais déjà très curieux alors - je trouve toujours que ça se pose là (l'unique album Trans Lines Appointement surtout, mais de toute façon ça ne se trouve guère plus qu'en tant que partie de la rétrospective A Recollection, sortie comme la présente Acoustic Machine par Ici D'Ailleurs...

necromoonutopia666 › dimanche 21 septembre 2014 - 15:52  message privé !

Un des OVNI musical les plus classe de l'histoire de la musique dite expérimental. qui réussi le tour de force d être à la fois foutrement allumé et assez catchy pour ne pas effrayer les inhabituèss au genre , si genre il y a. De l,' expé si étrange et non branlatoir ou hermétique, ça vaut ses 6 boules à l'aise. Donc merci pour la découverte Doneo.

Note donnée au disque :