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1400 Points de Suture › Baisse les Yeux

35:47 • 10 titres

  • Face A
  • 1La peur4:08
  • 2Pour de bons gênes bien propres4:48
  • 3Crack4:06
  • 4Frag1:56
  • 5Fiston3:07
  • Face B
  • 6Asatoth1:46
  • 7Rue de la Bite4:30
  • 8Madame4:19
  • 9J’avale5:08
  • 10Baisse les yeux1:59

extraits vidéo

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enregistrement

Enregistré à Chaudeland par Paco de la Mancha. Mixé par Seb Normal.

line up

Seb Normal (Seb Moral ; prercrution de massent), Oso El Roto (Oso el Rotongle ; krrrritarent + gruntz), Poporc (?) (Protops de Gronge ; ubergruntz non buccaux + textrent sacrés), Cheb Samir, Unas (Unasse la Jugeste ; vibrations napalmalent + gruntz), Kaiser Subuchrist (ondent abortivent), Bernard Brouillard (féquencent punitivent du 7ème schisment), Dadarsch (Noir Boy George ? ; noirs desseins dans l’ombrent)

remarques

Les musiciens présents sur le disque sont tous crédités sous des noms qui ne sont pas les leurs habituels. Il n’est pas certains que ceux reportés ici – quand encore j’ai cru les avoir « reconnus » – le soient toujours "sous" le bon pseudonyme (les noms donnés ici aux instruments ne permettant de plus pas de les identifier à coups sûrs !). Le line up inclut aussi probablement Cheb Samir et Emmanuel Satti.
L’intégralité de l’album est en écoute sur la page bandcamp de Seb Normal (voir lien ci-dessus).

chronique

Styles
indus
grindcore
noise
no wave
post punk
rock alternatif
noise rock
spoken word / lecture / poésie
Styles personnels
rite obscène brut>pithécanthropes Érigés

Ah ! L’aube du paléolithique… Vous vous rappelez comme on ne s’emmerdait guère ? Comme on ne pesait pas lourd, aussi, côté pronostic, espérance de vie ? Eux… Oui. Ils y retournent. Dévolution. La régression plutôt que la dépression. La Peur ! Le Mal ! Les crocs tartreux, les ongles fendus, cassés, dégueulasses ; mais épais, qui peuvent labourer, creuser, attaquer la jugulaire ; le boucan de panique, un fracas constant de catastrophe, d’éboulement de caillasses par tonnes, de troncs millénaires qui craquent dans l’incendie ; ça chasse les prédateurs ; ça galvanise, ça pousse vers la proie, la viande, la tripaille, ça enivre à l’assaut, ça excite les phéromones à dégueuler par tous les pores et orifices ; ça pousse au vice animal, ça alourdit la frappe. 1400 Points de Sutures – quel nom parfait, décidément – jouent trop fort, trop saturé de charges électriques pas bien contenues, d’hormones affolées. Noise rock violent, brutal, basique, terrassant. Poussées grind dégénérées, battues de guerre cannibales aux dents pourries, monceaux de post indus ou de crasse sous-punk ou ce qu’on voudra – rien de plus que des crissements qui s’emballent au plus effrayant, hurlement d’hommes, d’animaux, de choses pré-archaïques. A peine sorti – mais à toute force – du cerveau reptilien. Les borborygmes les plus bas d’ici, les plus gras, peuvent bien rappeler le gore-grind le plus sale, de death-du-même métal le plus poisseux ; que certains passages en fusion et broiements de casse automobile puissent s’appeler power-quoi-que-ce-soit ou certains synthés en fond, déboussolés, évoquer tout de suite les bandes-sons de bobines frappées B ou Z ; au mieux, à vrai dire, tout ça est secondaire. L’organisme est primaire, premier. Bien sûr, rien de lancé au hasard : textes, thèmes, et ce son impossible, bourré jusqu’à la glotte, les surfaces déchiquetées, le rythme qui disloque – tout est vicieusement précis, en fait ; affreusement adéquat le choix des angles selon quoi le coup porté défoncera le mieux, de la profération de la grossièreté maximale, offensive. Textures et volumes et brisures des fracas, équarrissage à l’arrachée des mots… Tout doit plonger dans la boue : eux, nous, les cibles de hasard – ce qui passera le plus proche – du tombereau d’invectives et de matières effondrées. Ils s’y, ils nous y vautrent, dans ces limons. Il s’amusent à nous les déverser, s’en enduisent. Car c’est un jeu, oui, aussi. Une jubilation qui rend à la terreur ses morsures constantes, perpétue son empreinte en geste exutoire, mimétique. Qui la redouble et la fixe, chope le vertige au cou, enfonce les mains dans les boyaux, assène de toutes ses forces les genoux ou la massue entre les adducteurs du fauve. Et puis l'instinct encore d'encocher les cavités palpitantes pour faire croitre l'espèce, gènes jetés, aspirés – et pas encore le temps d'inventer l'exogamie... Ce disque colle, ce disque pue, ce disque rend hilare comme à l’instant de sauter de la Solutré. Libération par l’immonde, l'intenable, l'essentiel ; le pire amalgamé, compressé, concrétions. Ça expulse. Ne reste pas devant. Fonce dedans. Baisse les yeux. Toise le, affronte le si tu l’oses. Il veut ta peau, il est comme toi. On peut faire de bons sacs avec la panse béante des corps crevés. Les rudiments d’une telle tannerie, c’en sont qui en valent bien d’autres, comme tessons de prémisses aux civilisations.

note       Publiée le mardi 9 septembre 2014

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Note moyenne        3 votes

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Procrastin › vendredi 21 août 2020 - 17:05 Envoyez un message privé àProcrastin

J'avais oublié la sombre brutalité de cette grosse crise de débilité pithécanthropique collective. "La régression plutôt que la dépression" Oui, c'est carrément ça!

Note donnée au disque :       
Dioneo › mardi 9 septembre 2014 - 15:28 Envoyez un message privé àDioneo
avatar

Quelque chose en toi se découd ?

("Aï-eu...").

Klarinetthor › mardi 9 septembre 2014 - 15:24 Envoyez un message privé àKlarinetthor

Le truc, c'est que 1400 points de suture a l'hopital aujourd'hui, c'est deja coton. Mais 1400 points fait au peroné de mammouth avec du crin de cheval, et tu ressembles plus a une grosse pelote qu'à un être humain.

Note donnée au disque :