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Vanderson › Abyss

cd • 8 titres • 54:17 min

  • 1The Green Illusions 6:43
  • 2The Last Noise Particles 6:39
  • 3Rainy Afternoon 6:59
  • 4Synopsis 7:17
  • 5Somewhere from Integrated Circuit 10:15
  • 6Lunar Electronics 6:09
  • 7After the Rain 5:56
  • 8Greetings from the Exile 4:16

line up

Maciej Wierzchowski (Synthés, claviers, séquenceurs et FX)

remarques

On peut avoir plus d'informations et entendre des extraits sonores sur cet album ici: http://vanderson.bandcamp.com/album/abyss

chronique

Styles
musique électronique
Styles personnels
cosmic idm

De résonnants et grassouillets accords effleurent délicatement la surface du son, dansant avec de discrètes pulsations basses et des percussions qui font retentir leurs claquements feutrés dans des airs de techno cosmique. "The Green Illusions" démarre ce dernier opus de Vanderson dans un mode de musique de dance cosmique. Le rythme est délicat, parfois légèrement chevrotant, et orné d'un beau mélange de percussions et séquences dont les variances bercent une belle ballade lunaire. Je ne connais pas assez la musique de Vanderson pour dire que son dernier album l'éloigne de son style qui est habituellement celui de la Berlin School. C'est plutôt un de mes bons copains qui m'a fait remarquer que le synthésiste Polonais avait carrément modifié son style avec “Abyss”; un album qui exploite bien plus les rythmes d'un genre IDM que les structures aux agréables arômes d'improvisation qu'est le vintage Berlin School. Mais faut pas fuir en courant! Car tout doucement la musique de “Abyss” fait son charme à travers quelques petits bijoux qui font que son ensemble fini par séduire. Après le genre de dub house ambiant qu'est "The Last Noise Particles", et son insidieuse mélodie, "Rainy Afternoon" reste dans le domaine de la musique de danse avec un rythme plus souple, nourri encore une fois d'un beau pattern de percussions et de séquences très mélodieuses. Astrale, avec des cerceaux de lumières iodés, la mélodie siffle comme des lamentations ectoplasmiques et hante des oreilles qui ont par moments oubliées les gouttes de pluie. "After the Rain" est un autre beau petit titre qui exploite le genre de dub ambiant. Plus martelant et plus vivant que "The Last Noise Particles", "Synopsis" me rappelle un peu Spyra avec ces accords de piano électrique qui traînent une mélodie toute chétive dans un bouillant pattern de séquences aux pépiements organiques. C'est un titre aussi vivant que "Lunar Electronics" qui lui est nettement plus du genre ballade, même avec son rythme finement cahoteux. "Somewhere from Integrated Circuit" est la perle de “Abyss” et nous fait regretter un peu l'orientation de ce dernier album de Vanderson. On reste toujours un peu dans le domaine de la dance music, sauf que le synthésiste polonais badigeonne sa plus longue offrande sur “Abyss” d'une sauce ambiosphérique très Berlin School. L'intro est cosmique et utilise à bon escient ses premières secondes avec des ondes astrales qui chantent comme de doux colibris interstellaires. Des séquences s'agitent nerveusement. Elles tambourinent un rythme ambiant et circulaire qui serpente sous les chœurs. Des percussions bigarrées s'invitent à cette danse statique, pavant la voie à des lourdes pulsations basses qui remodèlent les airs éthérées en un bon techno morphique cosmique. Des voiles de synthé tissés dans des harmonies violonées caressent ce rythme linéaire qui palpite entre deux opportunités mais qui conservent toujours sa touche teutonique hypnotique. C'est très bon. En fait ça doit être un des plus beaux titres de cette année. Et Vanderson nous en laisse encore un tout petit bout pour conclure son “Abyss” avec "Greetings from the Exile" et ses harmonies très TD sur un beau petit rythme dub ambiant.
J'admets que “Abyss” peut dérouter ceux qui attendaient un album de pur Berlin School. Mais si on écoute attentivement ses huit titres, on constate que Maciej Wierzchowski ne s'éloigne pas tant que cela des ambiances cosmiques d'un genre qui séduit toujours autant, même dans son approche assez conservatrice. “Abyss” regorge de rythmes qui se domptent assez facilement. Même si les percussions et les séquences semblent rivaliser pour faire éclater le pouls, ces rythmes restent aussi ambiants que des pas perdus qui courent après leurs jambes sur un immense matelas de cellophane. L’impression de flotter reste et on atteint un très beau nirvana avec le superbe "Somewhere from Integrated Circuit". Comme je disais plus haut; il ne faut pas fuir en courant car Vanderson n'est pas si loin de Spyra. Admettez que le lien a de quoi séduire!

note       Publiée le lundi 1 septembre 2014

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