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Realtime › Live in Cologne (The Dominikaner Session)

  • 2014 • SynGate CD-rRT04 • 1 Téléchargement Web

cd • 7 titres • 68:02 min

  • 1Deep Inside 13:58
  • 2Move on into Space 10:54
  • 3Lunar Habitat 5:55
  • 4Voyage to Virgo 9:43
  • 5Up up to the Sky 5:53
  • 6Equinocticum 13:00
  • 7Jam de Electronique 8:39

enregistrement

Joué et enregistré en avril 2014 à la Cathédrale de Cologne

line up

Thomas Bock et Norbert Hensellek (Claviers, synthés et programmations des rythmes)

remarques

On peut avoir plus d’informations et entendre des extraits sonores de cet album sur la page de SynGate: http://www.syngate.biz/REALTIME-Live-in-Cologne

chronique

La beauté de l'Internet et de ses différentes plateformes de téléchargement est ce lien de promiscuité qui existe désormais entre un artiste et son public. Prenons l'exemple de Realtime qui depuis son 2ième souffle avec l'album Solar Walk réédite ses deux premières œuvres tout en se trempant dans les ambiances de concerts. Suivant ce nouvel engouement des fans berlinois, le duo donnait un concert en avril 2014 à la Cathédrale de Cologne. Un concert bien accueilli où Realtime performait des vieux titres de ses 2 premiers albums; "Move on into Space", "Lunar Habitat" et "Up up to the Sky". En plus de "Voyage to Virgo", de l'album Solar Walk, Thomas Bock et Norbert Hensellek performèrent près de 37 minutes de musique inédites. Face à la réaction très positive de l'auditoire et les demandes des fans, Realtime met en ligne, via la plateforme de SynGate, ce concert sobrement intitulé “Live in Cologne (The Dominikaner Session)”.
Essentiellement, la nouvelle musique proposée sur cet album en concert est l'équivalent de ce que nous trouvons dans Solar Walk avec des rythmes ambiants, mis à part le très énergique "Up up to the Sky" et de sa structure à la Jarre, qui tentent d'émerger de denses enveloppes ambiocosmiques. Et c'est dans cet environnement que "Deep Inside" s'extirpe des haut-parleurs. Des bruits de machineries interstellaires et des souffles d'Orion assez noirs étouffent un rythme lunaire minimaliste dont les débits de marche normale et un peu plus accélérée fusionnent dans une structure rythmique évasive un brin saccadé. Ce lent filet stroboscopique déploie ses séquences qui hoquètent tout doucement avant de se dissoudre dans un passage ambiant truffé de bruits interstellaires. Une ligne de basse reste blottie bien au fond, palpitant aléatoirement à la recherche d'un rythme naissant. Un rythme qui réapparaît un peu après la barre des 8 minutes avec des accords de séquences basses qui battent fragilement sous l'égide d'un concert de voix cosmiques qui hument dans de bons arrangements orchestraux. C'est du rock cosmique ambiant qui rappelle indéniablement les années vintages, surtout avec des arrangements électroniques qui respirent les années Picture Music de Klaus Schulze. Des arrangements que l'on reconnait aisément sur les 4 titres suivants avec des interprétations qui nous enfonce un peu plus dans les ambiances lunaires de Realtime. "Equinocticum" est le 2ième titre inédit sur intitulé “Live in Cologne (The Dominikaner Session)” et son intro respire les arrangements orchestraux de software avec des voiles de synthé qui flottent dans de discrets solos de synthé parfumés de mélancolie et des voix obscures dont les chants secrets jettent un voile de mysticisme à cette introduction qui dépasse les 6 minutes. Viennent des ions délicats qui sautillent dans les cendres de voix et les enveloppes violonées avec des bonds tout timide et dont la symétrie forge un délicieux rythme aussi minimaliste que morphique. C'est avec un rythme un peu plus franc, un peu plus saccadé que "Jam de Electronique" termine “Live in Cologne (The Dominikaner Session)”. Si le rythme possède tous les ingrédients pour offrir un solide e-rock, il demeure par contre assez passif en se démenant dans un bouillon cosmique bariolé de stries défilant comme des étoiles surdimensionnées. Un bref passage ambiant, nourri par des voix de cosmonautes, sépare le titre qui s'alourdit avec des pulsations du genre technoïde qui rendent "Jam de Electronique" plus lourd et plus vivant, sans jamais qu'il n'atteigne les sommets de "Up up to the Sky", et qui conclut un bon album qui peut facilement servir comme porte d'entrée dans l'univers de Realtime.

note       Publiée le lundi 1 septembre 2014

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