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Revolutionary Corps Of Teenage Jesus › Righteous Lite

cd • 10 titres • 46:11 min

  • 1Righteous Lite
  • 2Protection Rat
  • 3Daddy Died
  • 4Pay Tha Wreck, Mr. Music King
  • 5Money Day
  • 6Puzz Puzz
  • 7American
  • 8Motor Cross
  • 9Who Cares Who Dies
  • 10Sinister Minister

enregistrement

New York - Londres

line up

Alan Vega, Stephen Lironi

remarques

chronique

Styles
ovni inclassable
house
Styles personnels
dance rockab' de contrebande

La notion de has been est hors de propos avec Alan Vega. Clodo cosmique du rockabilly, déité de l'underground indifférente aux modes, notre pépé psycho a toujours fait strictement la même chose en quarante ans... Vega était déjà plus qu'un vieil ado à l'époque du Velvet, déjà plus qu'un papa l'époque de Joy Div', et là en 99 (à l'époque de quoi, du reste?), sexa, il survivait artistiquement en vendant son corps à des petits jeunes qui se croient malins, en vérifiant à peine au préalable la garantie "fan de Suicide" (ce qui crève les yeux concernant l'acolyte en question dans RCOTJ, sur la plupart des titres). Quand il décide - ou accepte - de faire ses vocalises habituelles sur ces trames de vieille indie dance sortie du cul du début des 90's, au moment où son pote Daniel Bevilacqua se régénère dans des prods synthétiques, c'est sans surprise pour l'amateur : ce qu'on lit dans la description est ce qu'on obtient dans les esgourdes, exactement comme pour Dujang Prang. Le non-fanatique n'est pas invité ici, il l'aura compris tout seul, causer Vega c'est comme causer vin en cubi, je dirais même plutôt vin ROUGE en cubi : nous sommes isolés du reste du monde pour disctuer de cela entre initiés, nos langues sont bleues-violettes pour nous reconnaître entre nous comme une secte, et avec Vega c'est pareil mais sur les lobes (et dans le regard pour les plus atteints). On collectionne Vega ou on le dédaigne... Stephen Lironi, ancien membre d'un groupe post-punk à minette qui a eu son petit succès dans les 80's et qui kiffe pépé (reprise de Frankie Teardrop trois ans plus tôt pour bien se faire voir), collectionnait aussi, et il se contente ici en bon Martin Rev du pauvre de lui dérouler des trames répétitives 100% synthétiques et 100% 90's : quelques samples à la hip-hop politique/rock indus par endroits, des boucles house/techno parfois un brin flippées ("Money Day"), majoritaires, et quelques sons cold pour rappeller la période Suicide (Lironi nous concote même une petite ballade façon "Dream baby Dream", la mignonnette "Puzz Fuzz" - rien n'a changé en deux décennies ou presque). Alan, sous reverb de circonstance, gromelle et aboie jusqu'au final trop long "Sinister Minister", axé sur les névroses de l'Amérique puritaine jusqu'au bout de la pochette (tout ça préfigure, son techno inclus, le tardif American Supreme du Suicide nouveau millénaire, qui sera, à mon avis pas très humble, moins réussi dans le genre) - et je finis par me demander comme souvent ce qui m'a pris d'acheter cette chose inutile... avant de la relancer pour un tour supplémentaire, comme un con. Objet et projet réservés aux fétichistes du monsieur, ça va sans dire - parfaitement non-notable dans l'absolu (mais comme à chaque fois, il faut faire une exception).

note       Publiée le jeudi 31 juillet 2014

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