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Saison De Rouille › Déroutes sans fin

lp | 8 titres

  • 1 L'oiseau de chrome (lande 1)
  • 2 Déroutes sans fin (lande 2)
  • 3 Le carnaval (lande 3)
  • 4 Impasse
  • 5 La vallée de ferraille
  • 6 Romances
  • 7 Moteurs épuisés
  • 8 Sortie

extraits vidéo

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line up

Karl Sugin (chant), Sébastyén D (guitare, clavier), Laurent Babé (basse)

chronique

Styles
indus
Styles personnels
rock industriel/blues post-apocalyptique

Tout le monde se réjouit de la remise en circuit des Swans, c'est tout naturel, peu de groupes ont à ce point marqué le rock industriel de cette lourdeur noire, torturée et intense qui a aujourd'hui pris des teintes plus nuancées mais toujours aussi terribles et sans compromis chez la bande à Gira. Très bien mais si on tournait les regards vers ce qui se passe dans l'Hexagone, uh ? Parce que pour celles et ceux qui ont loupé le premier épisode, une formation du nom de Saison de Rouille est largement en passe de rassasier les fans du genre. Leur seconde offrande, 'Déroutes sans fin', tout en maintenant le cap de 'Caduta dei gravi', témoigne également d'une évolution plus directe dans la manière d'écorcher l'âme, de fouiller dans les blessures pour permettre à l'auditeur de s'élever en transcendant la douleur. La très belle pochette me paraît résumer efficacement le décor: de l'espace froid, des silhouettes métalliques tordues, meurtries, et un besoin d'avancer, de foncer pour ne pas s'enliser, trouver un sens au bout de la souffrance. Plus directs dans les arrangements, les morceaux s'axent toujours sur des guitares lourdes, intenses, telles qu'on pouvait les trouver chez Kill the Thrill mais, c'est nouveau, aussi chez Foetus notamment pour l'aspect blues sale et toxique ('Impasse', 'Moteurs épuisés'). On doit visiblement ceci à Sébastyén (Opium Dream Estate) qui s'est davantage lâché dans un genre qu'il affectionne. Toujours ces percussions hachées, en forme de marche funèbre trop rapides et ces vocaux rauques quasi rituels dans leurs courbes mélodiques renforçant en ceci la touche quasi mystique des atmosphères. 'Sortie' ose même la récitation presque cinématographique, la poésie post-apocalyptique en guise de conclusion. On a souvent moqué l'usage du français dans la musique sombre; Saison de rouille peut s'enorgueillir de faire partie des formations aptes à faire mentir cette réputation. Celles et ceux qui auraient été dérouté(e)s par 'Caduta dei gravi' tout en ressentant la fascination dégagée par l'album pourraient goûter davantage cet opus toujours aussi puissant mais plus direct et pourtant, paradoxalement peut-être, encore plus travaillé et pointilleux dans ses ambiances. Et Dieu sait que le groupe n'a pas eu la tâche facile pour le produire vu le manque d'intérêt (totalement incompréhensible) des labels et la difficulté à trouver des dates. Gageons que cette situation changera vite, voilà belle lurette que le paysage francophone et le rock industriel tout court n'avaient libéré de projet aussi bandant.

note       Publiée le mardi 29 juillet 2014

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karl ingus › lundi 11 août 2014 - 22:31  message privé !

Encore merci pour ton soutien ô crépuscule helvète.

Pour information, la galette sus-nommée est en écoute ici :

https://saisonderouille.bandcamp.com/album/deroutes-sans-fin-2014

K

tk1kon › mercredi 6 août 2014 - 13:25  message privé !

j'avais pas vue l'autre chronique, à côté de la plaque que je suis

Klarinetthor › mardi 29 juillet 2014 - 19:44  message privé !

toujours pas ma came, ca sonne bancal mais pas dans le bon sens, de la dissonance pas flippante, c'est poussif. Et pas desolant au sens hante du terme comme kill the thrill. Je n'arrive pas a voir ce qu'ils veulent peindre comme atmosphere.

Klarinetthor › mardi 29 juillet 2014 - 17:19  message privé !

je vais redonner sa chance au machin rouille; une chro et un nouvel album sont toujours le bon moment pour ressayer.

tk1kon › mardi 29 juillet 2014 - 15:45  message privé !

y a du fall of because-godflesh la dedans, c'est très sympa ce machin