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Robedoor › Primal Sphere

lp • 4 titres • 00:00 min

  • 1Stagnant Venom
  • 2Blasted Orb
  • 3Flannel Shroud
  • 4Concrete Brother

enregistrement

Enregistré à Bored Fortress Studio et Shadowgate en 2011-2012 - Mixé par Ale Cohen à The Pharaohs Den

line up

Alex Brown, Britt Brown, Ged Gengras

remarques

"Play loud in altered states" - Artwork par Wraith Design Corp

chronique

Britt Brown, le patron et cofondateur du label Not Not Fun, le sait bien : qu’il s’agisse des nombreuses K7 produites par son label ou d’un véritable album au format vinyle, une bonne vieille photocopie de capture d’écran de vieille série de SF suffit très bien à faire une pochette évocatrice. Celle-ci illustre on ne peut mieux le contenu : deux Jedis en ombre chinoise aux prises avec une masse de Force brute, une boule d’énergie en fusion qui menace de les engloutir à chaque instant, le tout dans un décor d’entrailles de quelque vaisseau cyberpunk. Voilà, vous avez une description de la musique, et par la même de occasion de ce qu’est l’expérience Robedoor sur scène, même s’il faut pour cela ajouter un volume sonore férocement magmatique et impressionnant. En live, c’est une dimension glorieusement noise que prennent ces faux bricoleurs et vrais dompteurs de feu tellurique. Ce Primal Sphere est pour le coup plus trippant que violent, marqué par une nouveauté dans le drone-rock jusqu’ici presque stoner du duo : des beats ! L’intro de Stagnant Waters est d’ailleurs parfaite, laissant croire à un genre de wonky bien moderne, avant le brame massif de la fournaise sonore typique du groupe. Ce premier titre est l’un des meilleurs du groupe, quasi-dansable, riche en mélodies très "B.O. de SF dark" en sous-couche, sans oublier d’être monstrueusement engloutissant. Alors que tout provient de machines, ces beats décharnés semblent les seuls éléments numériques, en décalage avec la mer démontée du drone noisy analogique du groupe. Et ça fonctionne, on pense même à un post-hip-hop de facture inédite que feraient bien d’écouter les assoiffés de Dälek ? Blasted Orb recèle quelques mystères, comme ces cloches perdues qu’on croit entendre, tandis que Flannel Shroud décline des séquences orientales ultra-saturées pendant que les vocaux défoncés du groupe refont leur apparition. On retrouve quand même pas mal de l’ambition du psychédélique album précédent, Too Down To Die, côté stoner en moins. Au passage, c’est sorti chez le label français Hands in the Dark, excellente petite maison qui héberge entre autres les très bons Death and Vanilla et The Oscillation.

note       Publiée le lundi 9 juin 2014

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Klarinetthor › dimanche 10 décembre 2017 - 05:10 Envoyez un message privé àKlarinetthor

bien zzz en live et sur support pour ma part.

merci pour le fusil... › samedi 9 décembre 2017 - 22:52 Envoyez un message privé àmerci pour le fusil...

Le dernier en date est tout à fait recommandable, dans le genre authentiquement radioactif.

Klarinetthor › lundi 9 juin 2014 - 16:46 Envoyez un message privé àKlarinetthor

cool d'aborder ce groupe, dada