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Vomito Negro › Wake Up

cd | 8 titres | 38:56 min

  • 1 Lethal Weapon
  • 2 Wake Up Smell The 90's
  • 3 Unclose Your Fear
  • 4 Touch The Sky
  • 5 Saturday Night
  • 6 The Innercity
  • 7 Hate
  • 8 Sex; Violence; Drugs

line up

Gin Devo, Guy Van Mieghem

chronique

Styles
electro
ebm
dark wave
indus
Styles personnels
ebm belge

La Belgique est un pays formidable dans au moins deux domaines : ses bières, notamment trappistes (Westmalle, Chimay, Orval, etc...), et sa vague EBM goth (Klinik, Vomito Negro, à;GRUMH, etc...) Dans ces deux domaines, les Belges sont les meilleurs. Et dans cette mouvance underground de ce plat pays qui n'est pas le mien, Vomito Negro c'est un peu la Duvel : référence incontournable mais qui peut passer tranquille en soirée contrairement aux allemands de Calva Y Nada ou à l'italien Limbo qui sonneront plus dérangeants pour ne pas dire simplement effrayants aux oreilles chastes. Vomito Negro c'est un peu moins "alien" que ces deux groupes, mais c'est la même came, le même secteur d'investigation, et ça n'est pas moins souterrain et unique pour autant. Peut-être pas aussi glauque et autiste que Klinik, mais profondément et indécrassablement malsain : j'en veux pour preuves tous les recoins délicieusement insalubres de cet amour d'album qu'est Wake Up. De l'EBM belge, de la bien sinistre, avec une saveur émotionnelle qui surnage et des vocaux ogréens. Les meilleurs albums du genre évoquaient alors ce que serait de la musique de club dans le futur de Terminator : une electro-music dansante mais rigide, martiale et glaciale, évoquant l'anticipation la plus pessimiste. Et Wake Up contient en outre une de ces tentatives de tube dancefloor dont les belges avaient le secret, portée par cet accent anglais plus odieux que chez Trisomie 21 : "Touch the Sky", un des plus imparables tubes EBM de cette vague (le meilleur titre de Vomito Negro ?), qui concoure avec "Hate" et ses relents consanguins prononcés. Rayon obscénité, le duo nous balance aussi un semblant de reprise de Johnny B. Goode bien cyberpunk et craspec ("Saturday Night"), ajoutant un petit cachet sarcastique-sardonique à la chose. "Vomito Negro, les Front Line Assembly belges ?", voilà la question que je me suis parfois posée, comme tout le monde j'imagine... C'est vrai qu'ils ont ces attaques EBM cybernétiques et belliqueuses, c'est indéniable qu'ils essaient d'en donner leur version, amatrice, mais encore plus toxique et collante ; et on pense aussi à Front 242 forcément, versant militaire (Tyranny), pour l'ambiance surtout. 1992, année aussi froide que son nombre, est l'année de Wake Up, et cet album en a toute la froideur, l'odeur d'une époque entre EBM et passage à la dark-trance (Suicide Commando, un de leurs rejetons "dark-tuning"). Une époque où les samples étaient encore aussi durs et carrés qu'un ordinateur Atari, où les beats attaquaient de front et groupés comme dans une partie de Space Invaders. J'ai rien de fascinant à en dire de plus : Vomito Negro, Wake Up, ça m'évoque l'Europe de l'Est, les traques en camouflage dans la neige fondue, dans des ruines. C'est de la bonne vieille EBM belge, de l'authentique : une musique qui me donne envie de m'acheter un masque à gaz, ou des lunettes de vision nocturne.

note       Publiée le dimanche 1 juin 2014

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nicola › dimanche 1 juin 2014 - 08:47  message privé !

J’avais chopé un à;GRUMH il y a vingt ans, je l’ai revendu illico tellement j’ai détesté.